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Engineering the Future Together

Architecture & construction

Publié le
vendredi 13 août 2021 à 04:00

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Inciter les employés à réfléchir « out of the box », leur donner du temps pour le faire, développer des outils flexibles et communiquer sur l’innovation, telle est l’approche du bureau Schroeder & Associés sur l’innovation.

Rencontre avec Thierry Flies, Administrateur Délégué et Associé, et Sven Lamberty, Administrateur chez Schroeder & Associés

Comment l’innovation se matérialise-t-elle chez Schroeder & Associés ?

Thierry Flies : « Engineering the Future Together », est l’ambition que nous avons traduite dans notre bâtiment innovant Schroeder 2020 (cf. Neomag 39). Par ailleurs, nous faisons partie, depuis quelques années déjà, du LOIC (Luxembourg Open Innovation Club) qui a son siège à la House of Start-up. De nos échanges au sein du LOIC est née, entre autres, l’idée de mettre en place un innovation camp, ce que nous avons fait juste avant le 1er confinement

Pourquoi un innovation camp ?

TF : Innover demande du temps et, parfois, dans le quotidien, nous en manquons pour le faire. Bien sûr, on ne peut pas toujours être à la pointe du progrès ou utiliser la toute dernière technologie pour répondre aux demandes de nos clients, mais nous pouvons quand même chercher des sources d’optimisation. Il faudrait que l’innovation fasse partie inhérente de notre culture d’entreprise. Sven Lamberty : Cet innovation camp est un bon point de départ pour stimuler le réflexe d’innovation inhérent au travail journalier, mais l’innovation est un processus donc elle prend du temps. C’est pourquoi il est important de communiquer en permanence avec les utilisateurs pour les inciter à réfléchir « out of the box » et leur donner le temps nécessaire pour analyser de nouvelles façons de faire avant-gardistes. La communication est primordiale car si on ne communique pas en interne, avec les clients ou avec les sociétés-sœurs, on isole le savoir-faire ; en d’autres termes, on le perd.

Qu’est-il ressorti de cet innovation camp ?

TF  : Sur une trentaine de projets, nous en avons sélectionné trois :

  • ENDEX : il s’agit de moderniser la plateforme d’échanges de données créée par notre service IT en y ajoutant une visionneuse de modèles BIM.
  • La statique paramétrique : cette technologie permet de simuler certaines structures, notamment pour des bâtiments qui sortent de l’ordinaire, afin d’évaluer si elles sont réalisables ou non.
  • Le relevé as-built par photogrammétrie : cet outil, adaptable aux systèmes informatiques de nos clients, permet de digitaliser semiautomatiquement les conduites qui sont posées dans la tranchée et de visualiser où elles sont positionnées, même une fois que la tranchée est recouverte, et ce avec des lunettes de réalité augmentée.

Vous parliez de l’importance de la communication. Comment l’avez-vous améliorée ?

TF : Notre newsletter nous permet de tenir au courant nos employés de nos compétences et de nos innovations afin qu’ils puissent en parler à nos clients. Nous avons communiqué, par exemple, sur le relevé as-built, la statique paramétrique ou encore sur l’utilité du facility management.

Quelles sont vos dernières innovations ?

/TF : Nous avons développé un drone fluvial, capable de faire des relevés sur l’eau, sans la troubler puisque les moteurs ne sont pas immergés, donc sans fausser les échantillons.

SL : Nous combinons différentes forces. Un de nos associés a organisé la confection matérielle du drone fluvial en aluminium, une autre personne s’est occupée du codage et du développement de l’algorithme ainsi que de l’interface graphique, une autre encore de tout ce qui est électronique, contrôle et guidage du drone. Nous avons uni nos forces et nos idées non seulement pour fabriquer un produit qui reste flexible - on peut l’adapter et le développer en fonction des besoins des clients -, mais aussi pour produire du savoir-faire puisque cela nous a permis d’acquérir de la maîtrise et des connaissances en interne. /

TF : Le service IT a aussi programmé une application mobile qui prend en charge entre autres la gestion du parking de notre nouveau bâtiment. Aucun système existant ne répondait précisément à nos attentes, c’est pourquoi nous avons décidé d’en développer un nous-mêmes et certains clients nous ont déjà demandé s’il pouvait être adapté à leur propre système de parking.

SL : Il y a toujours une analyse de faisabilité à réaliser en amont. Dans ce cas précis, nous avons décidé que cela valait la peine de développer nous-mêmes un algorithme qui corresponde exactement à nos besoins. L’idée sous-jacente est d’avoir une plateforme de base qui puisse proposer diverses fonctionnalités. Aujourd’hui, notre application permet de consulter le menu du jour, de gérer le pointage, la présence et l’absence des personnes, de mettre en relation grâce au geofencing des chauffeurs et des piétons dans le « last mile » autour du bâtiment, de gérer son compte virtuel avec l’argent pour les repas. Ces onglets sont complètement flexibles et ne sont pas limités dans un sens ou l’autre.

Nous avons un parc d’une cinquantaine d’applications développées en interne et qui sont utilisées au quotidien, dont certaines existent depuis 30 ans et ont évolué en fonction des demandes, des propositions.

Ces derniers temps, nous rencontrons parfois des problèmes de disponibilité d’application et de logiciel, mais plus encore de communication. En effet, beaucoup de jeunes ingénieurs qui arrivent chez Schroeder & Associés ne connaissent pas l’existence de nos applications. Pour y remédier, nous sommes en train de mettre en place des arbres décisionnels pour mener les personnes au bon endroit pour stocker des fichiers, partager des informations, trouver l’outil adapté à la finalité recherchée. L’innovation, ici, se trouve dans l’acheminement vers le bon outil, respectivement dans la communication des assets vers l’utilisateur.

Mélanie Trélat
Article tiré du NEOMAG#40
Plus d’informations : http://neobuild.lu/ressources/neomag
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Publié le
vendredi 13 août 2021


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