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Digitaliser, oui, mais autour de l’humain !

Architecture & construction

Publié le
mardi 12 mars 2019 à 04:00

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Au sein du groupe SECO, la digitalisation est une précieuse alliée qui, en plus d’aider les ingénieurs au quotidien, permettra d’optimiser la qualité des services, des solutions et des coûts.

Interview de Gandalf Dröes, Project Engineer Digitalisation chez Secolux

M. Dröes, quel regard portez-vous sur l’évolution des outils numériques ?

Si nous regardons le monde du bâtiment de manière rétrospective, nous constatons que c’est un secteur traditionnel où des nouvelles technologies et des innovations concernant les matériaux, la conception d’un ouvrage ou encore la conservation de l’information relative à celui-ci ont lentement trouvé leur place, par « sauts technologiques ».

Mais nous constatons également que, depuis quelques années, cette mutation s’accélère. En effet, si nous observons les évolutions techniques dans le monde de la construction lors des quatre dernières décennies, nous voyons très clairement se dessiner une tendance à aller vers des solutions digitales. Nous sommes passés de dessins papiers et calculs manuscrits dans les années 70 à une conception numérique passant par la modélisation 3D.

La tendance actuelle est clairement au BIM et à la construction circulaire. Ceci nécessite un haut degré de digitalisation afin de garantir que tout le processus, de l’idée à l’exécution, reste possible dans un délai raisonnable, en optimisant les ressources et en permettant en même temps une meilleure maîtrise qualité de la construction. En outre, la construction durable et la maintenance des bâtiments deviennent de plus en plus intégrées à la conception.

Ce nombre constamment croissant de données va permettre et obliger l’utilisation de technologies encore peu utilisées dans le secteur de la construction, telles que l’intelligence artificielle ou la blockchain. D’où la nécessité d’évoluer.
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Et plus particulièrement pour une société telle que SECO ?

Ce phénomène est également valable pour le bureau d’avis technique que nous sommes. Un nombre beaucoup plus important de données doit être collecté et analysé. Celles-ci doivent en outre être structurées afin d’être rendues visibles et exploitables. Cela rend les inspections plus complexes et plus importantes, et implique que l’ingénieur dispose de davantage d’outils pour effectuer les vérifications.

Justement, comment SECO compte s’adapter à cette révolution ?

En jouant un rôle actif dans les développements numériques mais aussi en suivant la demande du marché, SECO veut répondre aux besoins des clients et du secteur en général. Pour cela nous nous sommes dotés d’une structure spécifique dédiée à l’innovation et à la digitalisation qui accompagnera cette évolution dans les années à venir.

Nous allons naturellement digitaliser l’ensemble de nos analyses et avis. Ceci, afin de permettre, par exemple, une visibilité en temps réel de nos avis, une communication directe et interactive entre tous les intervenants ou encore une intégration au processus BIM, etc.

En appliquant de manière pragmatique les nouvelles technologies, telles que l’internet of things, l’intelligence artificielle, etc. au secteur de la construction.
Enfin en offrant une meilleure formation aux nouvelles technologies autour de l’humain à nos ingénieurs.

Selon vous, que permettra cette révolution et plus particulièrement la digitalisation ?

En développant des solutions orientées clients (comme nous l’avons fait par le passé avec Citylity par exemple), en améliorant la qualité et la rapidité de nos services (notamment via une planification interactive de nos interventions) ou encore en aidant nos ingénieurs au quotidien (rapports sur tablette, notamment), nous voulons nous focaliser sur des tâches à plus haute valeur ajoutée telles que nos expertises ou l’accompagnement de nos clients. Le but n’est pas de faire plus, mais de faire mieux.
Un haut degré de digitalisation permettra également de partager nos connaissances avec nos clients bien plus que par le passé.

Quelles sont les difficultés liées à la digitalisation ?

Bien que ne pas trouver un bon équilibre entre coûts et bénéfices de la digitalisation peut s’avérer problématique à long terme, je dirais que le principal piège lié à la digitalisation, selon moi, réside dans le fait de ne pas digitaliser autour de l’humain. En effet, ces technologies sont là pour aider l’humain à se concentrer sur le cœur de son métier en supprimant des tâches répétitives et chronophages, sans réelle plus-value ou encore de mettre certaines informations en évidence pour son analyse.

À propos

Gandalf Dröes est néerlandais et vit au Luxembourg. Diplômé en génie civil et en programmation, il travaille depuis plus de 17 ans dans le secteur de la construction comme designer, expert en BIM et programmeur. Il y a 6 mois, il a rejoint l’équipe de Secolux en tant qu’ingénieur en numérisation, et en a profité tous les jours ! « Auparavant, je programmais dans Microsoft Office, CAO / FAO, des applications de calcul ou des programmes autonomes en VBA, VB, C++ / C# / Java, et plus encore... Pour moi, cette nouvelle fonction offre beaucoup plus que de la programmation, elle anticipe également les visions à long terme, la communication, l’apprentissage, la réflexion et la créativité pour trouver la solution la mieux adaptée », explique-t-il.

NEOMAG#20
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mardi 12 mars 2019


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