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Climat et énergie : chantiers en cours

Politique & Gouvernance

Publié le
vendredi 8 octobre 2021 à 04:00

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On ne pourra pas reprocher au Luxembourg de ne rien entreprendre pour faire bouger les lignes de la lutte climatique et de la promotions des énergies renouvelables… Fers de lance de la politique en la matière et représentants d’un gouvernement qui ne manque pas de vert dans ses lignes de force, Carole Dieschbourg et Claude Turmes dressent un premier état des lieux.

C’est un exercice, que de dresser un bilan intermédiaire des actions politiques, surtout dans des départements où les chiffres ne parlent pas encore vraiment mais renvoient à un futur meilleur qui se prépare aujourd’hui… C’est un peu ce qu’ont fait Carole Dieschbourg et Claude Turmes, respectivement ministre de l’Environnement, du Climat et du Développement durable et ministre de l’Énergie et de l’Aménagement du territoire, en se lançant dans une présentation d’un état des lieux de la politique climatique et énergétique du Luxembourg.

Les piliers en sont connus, et sont plantés dans la loi du 15 décembre 2020 relative au climat qui fixe le cadre juridique et institutionnel, dans le Plan national intégré en matière d’énergie et de climat (PNEC) qui constitue la feuille de route pour les 10 prochaines années et atteindre des objectifs ambitieux à l’horizon 2030, ou encore dans la stratégie qui définit les principaux champs d’action et mesures pour conduire vers la neutralité climatique en 2050 au plus tard.

Réduction de CO2 : check !

En 2020, les émissions de gaz à effet de serre attribuées au Luxembourg (hors système communautaire d’échange de quotas d’émission) se situent à 7,86 millions de tonnes de CO2-équivalent, soit une baisse de 22% par rapport à l’année de référence 2005. Le Luxembourg a ainsi su respecter ses objectifs sur la période 2013 à 2020, sans puiser dans des crédits externes.

En parallèle, la mise en œuvre du « prix du CO2 » s’est appuyée sur l’utilisation fragmentée des recettes (notamment des accises sur les carburants) dans des mesures de financement de la transition écologique et énergétique ou encore une aide sociale ciblée.

Arme récurrente, le système de prime d’encouragement est inscrit dans le PNEC, pour soutenir à la fois les particuliers et les entreprises dans leurs efforts de transition écologique et énergétique. Ainsi le gouvernement a créé, réformé ou renforcé, les différents régimes d’aides financières pour les rénovations énergétiques et le recours aux sources d’énergie renouvelables dans le domaine du logement, pour les véhicules zéro émission, pour les mesures d’efficacité énergétique dans l’industrie, pour la protection des forêts ou encore la protection du climat pour l’agriculture.

Avec les communes et avec les secteurs économiques

L’État a tenu à embarquer les communes, qui jouent un rôle important, souvent précurseur, dans la transition. Le partenariat s’est souvent renforcé, pour donner un effet démultiplicateur, dans des mesures comme la rénovation des bâtiments publics, le recours à l’énergie solaire, un « pacte climat » renouvelé avec les communes ou la gestion des efficace des flottes automobiles…

On sait aussi que la loi relative au climat retient la fixation d’objectifs de réduction sectoriels contraignants pour 5 grands secteurs : industries de l’énergie et manufacturières et construction, transports, bâtiments résidentiels et tertiaires, agriculture et sylviculture et traitement des déchets et des eaux usées.
Parmi les mesures phares de la mise en œuvre de ces objectifs sectoriels figurent des mesures d’efficacité énergétique dans l’industrie. Le développement des énergies renouvelables s’accélère avec une nouvelle tarification avec incitant fiscal pour les petites et moyennes installations et un appel d’offre pour les grandes installations.

Un pacte climat pour les PME est en chantier et l’industrie se dote d’une stratégie de décarbonation.

Mesures électriques et éclectiques

Le transport public et la mobilité douce se développent itou. L’électrification du transport individuel et public est accélérée par les aides financières ciblées. L’infrastructure de charge progresse, comme l’électrification du réseau RGTR…

Même le fameux « tourisme à la pompe » vente de carburants routiers aux non-résidents) a été réduit. Le gouvernement y voit la griffe de la tarification du CO2 avec hausse des accises, même s’il y a eu l’effet Covid qui a aidé à mettre des bâtons dans les roues...

D’autres mesures arrivent, comme des aides financières pour l’installation de bornes de charge pour les entreprises, une feuille de route pour la décarbonisation du secteur logistique ou une réforme de l’avantage en nature pour les voitures de fonction en leasing.

La gestion forestière durable est soutenue par la mise en place d’une aide financière intitulée « Klimabonus Bësch », l’initiative « Eist Holz » vise à établir le lien entre la gestion durable de nos forêts et le développement d’activités économiques reposant sur les principes d’une économie circulaire.
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Il y en a plusieurs cageots comme ça. Et il faut s’attendre à des jalons réguliers, aux approches des échéances. En attendant un bilan prochain, on peut visualiser davantage de choses dans l’état des lieux « climat et énergie » 2021 consultable ici.

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Et, comme le futur, les prochains bilans seront à suivre.

Alain Ducat

Publié le
vendredi 8 octobre 2021


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