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Volonté d’innover ? La Chambre des Métiers vous accompagne
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Volonté d’innover ? La Chambre des Métiers vous accompagne

Recherche & Eco-Innovation

Publié le
jeudi 29 décembre 2016 à 04:00

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Innover est crucial pour la santé des entreprises, mais aussi pour celle de l’économie du pays dans son ensemble. C’est pourquoi la Chambre des Métiers a mis en place une politique de soutien aux entreprises en la matière.
Interview de Charles Bassing, directeur général adjoint et directeur du département Technologies et Innovations, et de Christian Reding, conseiller de direction et secrétaire générel du CRTI-B

Comment la Chambre des Métiers accompagne-t-elle les entreprises de construction dans le défi de la transition énergétique  ?
C. B.  :
Notre politique de soutien aux entreprises se traduit entre autres par un cycle de formation de 3 jours sanctionné par un examen international, permettant aux entreprises non seulement d’acquérir des compétences, mais aussi de les valoriser auprès de leurs clients à travers un label  : «  Energie fir d’Zukunft+  ».

C. R.  : En instaurant le standard des bâtiments à consommation d’énergie quasi nulle dès 2017, soit 4 ans avant l’échéance imposée par la directive européenne, le Luxembourg a gagné un avantage compétitif vis-à-vis de ses concurrents étrangers.
500 personnes issues de 300 entreprises ont déjà suivi la formation «  Artisan certifié Maison passive  » qui donne droit au label «  Energie fir d’Zukunft+  ». Nous constatons que les premières à avoir suivi ces cours sont aussi celles qui s’intéressent aujourd’hui aux bâtiments qui produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment et qui gardent une longueur d’avance.
Le lycée Josy-Barthel de Mamer dispense également cette formation, ce qui permet aux jeunes qui entrent sur le marché du travail et aux entreprises qui les embauchent de faire valoir le label.

Vous avez parlé de 300 entreprises. Il y a donc encore du chemin à parcourir…
C. B.  :
Bien sûr. Ce cursus concerne les dirigeants d’entreprises et les responsables techniques. En même temps, il s’agit d’accompagner les salariés qui travaillent sur les chantiers, soit près de 45 000 personnes  ! Nous ne pouvons évidemment pas toutes les toucher avec les méthodes classiques. C’est pourquoi nous sommes en train de déployer une formule de multiplication qui consiste à désigner, au sein des entreprises, des coachs formés pour diffuser les compétences. Sur ce point, nous avons une belle collaboration avec les centres de compétences sectoriels.

Quelle est la prochaine étape  ?
C. B.  :
Nous prévoyons également de mettre sur pied une formation concernant la rénovation des immeubles. Le défi énergétique est au moins aussi grand dans la rénovation que dans la construction neuve, mais les problématiques sont autres d’où l’intérêt d’une formation spécifique.

On parle aussi de transition dans le domaine digital. Quelle est l’incidence de ce phénomène pour les entreprises  ?
C. B.  :
Que l’on parle de transition énergétique, de digitalisation ou d’innovation, cela nous renvoie au fond à un seul et même sujet  : les compétences. Une des problématiques majeures auxquelles sont confrontées les entreprises artisanales - et c’est une constante depuis des années - est de trouver des collaborateurs qualifiés, à tous les niveaux, pour relever les défis qui sont les leurs. On ne résoudra donc aucun problème sans formation.

Où en est-on au niveau de l’implémentation du BIM  ?
C. R.  :
Le BIM va révolutionner le monde de la construction parce qu’il a des milliers d’applications possibles. Neobuild et le CRTI-B (plateforme qui regroupe maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre et entreprises de construction) organisent une conférence sur le sujet le 16 novembre à la Chambre des Métiers. Un groupe de travail a également été formé dans le but d’élaborer un standard pour le Luxembourg, de manière à fournir aux différents acteurs des repères sur l’utilisation du BIM.

Nous constatons que beaucoup de professionnels essaient de se former de leur côté, que les grands acteurs de la construction pratiquent déjà le BIM en interne ou recrutent même des experts étrangers, que des projets pilotes commencent à émerger. Le BIM est vraiment en train de se mettre en place  ! Même s’il est encore en phase d’expérimentation, nous sommes d’avis que d’ici quelques années, il sera standard comme c’est déjà le cas en Angleterre où il est obligatoire pour les marchés publics et dans les pays nordiques. La Grande Région a du retard, mais elle va le rattraper très rapidement.

D’une manière générale, les entreprises du secteur de la construction sont-elles sensibles à l’innovation selon vous  ?
C. B.  : Certaines sont à la pointe, d’autres ont du mal à passer à l’acte. Ceci est typique des PME, tous secteurs confondus, et s’explique souvent par un manque de ressources et de compétences. C’est là une de nos revendications et une de nos missions consistant à procurer à ces entreprises le soutien nécessaire pour mener à bien un projet d’innovation. Nous avons mis en place, en collaboration avec Luxinnovation, un levier qui nous permet de le faire et nous sommes constamment en train de réfléchir ensemble à de nouvelles possibilités d’assister nos entreprises. Notre mission est de les sensibiliser via des séminaires ou des conférences comme celle que nous avons organisée en juin dernier sur la digitalisation dans l’artisanat. L’objectif de cette manifestation était de démontrer à travers des exemples concrets ce qu’innover peut apporter à une entreprise et que c’est à la portée de toutes. Bon nombre d’instruments sont à leur disposition pour y parvenir.

C. R.  : Nous constatons que la concurrence est un facteur qui pousse à l’innovation. Quand un entrepreneur s’aperçoit que son concurrent a innové, il se demande s’il ne devrait pas disposer des mêmes moyens et outils.

Mélanie Trélat

Source : NEOMAG

Consultez en ligne NEOMAG #02 novembre 2016

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Publié le
jeudi 29 décembre 2016


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