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Une bonne alimentation : cruciale pour la santé mais aussi pour la planète, selon la FAO
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Une bonne alimentation : cruciale pour la santé mais aussi pour la planète, selon la FAO

Qualité de vie

Publié le
jeudi 26 mai 2016 à 02:00

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Le rapport intitulé "Assiettes, pyramides, planète" évalue les recommandations alimentaires publiées par les gouvernements du monde entier.

Donc en mangeant bien pour notre propre santé, nous agissons également pour le bien de la planète - en bref, c’est gagnant-gagnant

Ce que nous mangeons est important pour notre santé mais aussi pour la planète, affirme une nouvelle étude publiée jeudi par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture ( FAO ) et le Réseau de recherche sur le climat et l’alimentation (FCRN) de l’Université d’Oxford.

Le rapport intitulé " Assiettes, pyramides, planète " évalue les recommandations alimentaires publiées par les gouvernements du monde entier.

Au moment où l’étude a été menée, seules les recommandations de quatre pays - le Brésil, l’Allemagne, la Suède et le Qatar - ont permis d’établir un lien entre les menaces posées par les systèmes de production alimentaire modernes et les habitudes alimentaires qui les déterminent. Deux autres pays, les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont depuis lors pris des mesures afin d’intégrer des considérations environnementales dans leurs recommandations alimentaires.

Selon l’étude, le faible nombre de pays reflète une véritable occasion manquée de promouvoir des régimes et des systèmes alimentaires à la fois sains et durables.

Les mauvaises habitudes alimentaires, à savoir une alimentation riche en viande, en sucre et en graisses mais faible en grains entiers, en fruits et en légumes, sont étroitement liées à des cas de maladies non transmissibles - une cause principale de décès prématurés, non seulement dans les pays à revenu élevé mais aussi dans de nombreux pays en développement. Ces régimes sont malsains et ne sont pas viables d’un point de vue environnemental.

" De plus en plus de personnes comprennent maintenant que les régimes riches en grains entiers, en légumineuses, en fruits et en légumes - avec une consommation réduite de viande et des quantités moindres d’aliments riches en matières grasses et en sucre - sont bons pour la santé. Il a été largement prouvé que de tels régimes ont beaucoup moins d’impact sur l’environnement que les mauvaises habitudes alimentaires, non-durables, qui sont actuellement en recrudescence ", a expliqué le principal auteur de l’étude, Carlos Gonzales-Fischer, du FCRN. " Donc en mangeant bien pour notre propre santé, nous agissons également pour le bien de la planète - en bref, c’est gagnant-gagnant ".

" Avec les nouveaux Objectifs de développement durable - les ODD - et l’Accord de Paris sur le climat, la communauté internationale encourage clairement à placer la question de la durabilité au cœur de la planification et de la prise de décision ", ajoute Anna Lartey, Directrice de la Division de la nutrition et des systèmes alimentaires de la FAO. " L’ODD 2, en particulier, établit un lien clair entre le besoin d’une nutrition saine et une agriculture durable - et il est grand temps que les recommandations alimentaires reflètent ce lien ".

Plus de 80 gouvernements - soit un peu plus d’un tiers de l’ensemble des pays dans le monde - ont déjà émis des conseils en faveur de leurs concitoyens sous forme de recommandations nutritionnelles par aliment : courtes, basées sur la science, pratiques et avec des messages culturellement appropriés en vue de guider la population vers une alimentation et un mode de vie sains. Leur nombre augmente, y compris dans les pays à faible et moyen revenu.

En dépit de ces développements encourageants, la plupart des gouvernements n’ont pourtant pas encore publié de conseils diététiques nationaux et cela est particulièrement flagrant dans les pays à faible revenu - par exemple en Afrique, seuls cinq pays possèdent de telles recommandations.

Et la plupart des recommandations actuelles ne prennent toujours pas en compte l’impact des choix alimentaires sur l’environnement.

L’étude insiste sur le fait que, pour avoir un véritable impact sur la consommation alimentaire, les recommandations alimentaires doivent établir des liens clairs avec les politiques alimentaires qui sont appliquées - telles que celles concernant les normes à respecter pour les repas scolaires et hospitaliers, les règles publicitaires et la réglementation de l’industrie.

Communiqué par les Nations unies – www.un.org

Publié le
jeudi 26 mai 2016


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