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Un nouveau départ

Politique & Gouvernance

Publié le
mardi 15 octobre 2013 à 10:30

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Faits rares dans l’histoire du LSAP, ses militants ont unanimement adopté le programme électoral présenté le 16 septembre, un programme qui mise entre autres sur le renforcement de la démocratie pour redonner confiance aux citoyens.

Nous sommes allés trop loin dans le formalisme

Interview d’Alex Bodry, président du parti.

Lors de la présentation de votre programme, Etienne Schneider a annoncé la volonté du LSAP de « moderniser le pays et de présenter de nouveaux chemins pour sortir de la crise institutionnelle et économique ». Quels sont-ils ?

La crise des institutions qui est à la base de ces élections anticipées a mis en lumière la nécessité de réformer l’état, d’oser plus de démocratie et d’ouvrir la participation, qui est primordiale pour redonner confiance dans les institutions et la démocratie.

Une des principales failles du système actuel serait donc de ne pas être assez ouvert aux citoyens ?

Le Luxembourg fonctionne comme une bureaucratie. Il n’a jamais su ou voulu s’adapter aux exigences actuelles et est resté dans un schéma archaïque. Il faut opérer un changement radical en ouvrant l’administration et en simplifiant les procédures, voire en en abolissant certaines, car nous sommes allés trop loin dans le formalisme.

Quelle place faites-vous aux communes, qui sont l’administration la plus proche des citoyens, dans votre programme ?

Il est essentiel, pour faire vivre notre démocratie, que le niveau local n’ait pas trop de contraintes et puisse prendre des initiatives, c’est pourquoi nous prônons un assouplissement très fort de la tutelle qui pèse sur les communes.

Elles doivent par ailleurs disposer des moyens financiers indispensables pour remplir leurs missions légales. La disparité entre un petit nombre de communes riches et la grande majorité d’entre elles est croissante. Nous préconisons une réforme des finances communales qui traîne depuis des années.

On ne peut pas parler du LSAP sans aborder la question sociale. Comment ces préoccupations se traduisent-elles ?

Nous veillerons à ce que le combat contre la pauvreté reste une priorité. Le parti socialiste défend certes les intérêts de la majorité, mais sa raison d’être reste de représenter ceux qui ne sont pas assez forts pour porter loin leur voix et leurs revendications.

Le LSAP se prononce pour « une économie de marché sociale et écologique ». Comment se positionne-t-il sur le plan environnemental ?

On ne peut pas séparer, comme on l’a fait pendant des décennies, la croissance économique, dont nous avons besoin pour la création d’emplois notamment, de la responsabilité par rapport à l’environnement et de la cohésion sociale. Il faut avoir une vision à long terme : les générations futures doivent avoir les mêmes chances de développement que nous. Notre tête de liste représente cette volonté de symbiose.

Pourquoi choisi Etienne Schneider comme tête de liste ?

D’une part, Etienne Schneider est quelqu’un qui, en tant que ministre de l’Economie, a démontré par son engagement sans faille pour l’emploi notamment, son souci permanent pour les affaires intérieures et pour les préoccupations des gens qui vivent au Luxembourg.

D’autre part, il représente l’idée d’un nouveau départ dont nous estimons que le pays a besoin. C’est une tête fraîche, nouvelle, avec ses idées propres qui ont été largement reprises dans le programme électoral du parti.

Photo ©Marlene Soares pour LG Magazine

 

Publié le
mardi 15 octobre 2013


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