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Transformer l’électricité en gaz
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Transformer l’électricité en gaz

Énergie

Publié le
jeudi 30 mai 2013 à 09:30

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L’Union européenne pourrait conserver les surplus d’électricité produits par l’éolien et le solaire grâce à leur transformation en méthane, mais le procédé réclame d’importants investissements, a annoncé mercredi l’eurodéputée française Corinne Lepage.

Nous ne sommes pas dans l’utopie, mais dans la réalité

Le projet VGV (Volt Gaz Volt) permet de transformer en méthane le surplus d’électricité produit par l’éolien et le photovoltaïque et de le stocker à long terme dans le réseau de gaz existant, a-t-elle expliqué au cours d’un point de presse au Parlement européen avec l’initiateur du procédé, le professeur Robert Bell.

« Nous ne sommes pas dans l’utopie, mais dans la réalité. VGV a été mis au point en Allemagne. Pour l’instant deux installations expérimentales fonctionnent à Stuttgart et en juin, une production industrielle va ouvrir à Brême », a-t-elle annoncé.

« Les énergies renouvelables ont un problème : elles sont intermittentes. VGV résout ce problème. Il est la batterie pour les énergies renouvelables et peut être utilisé chaque fois que le soleil ne brille pas ou que le vent s’est apaisé », a soutenu Richard Bell.

Le coût de l’électricité produite via le procédé VGV est actuellement de 23 centimes d’euros le kilowatt/heure mais en 2016, il devrait pouvoir être ramené à 8 cents, ce qui la rend compétitive face aux 7 cents de éolien, 10 cents du photovoltaïque, et des 6 à 10 cents du nucléaire, a assuré Mme Lepage.

« On part sur des surplus d’électricité qui seraient perdu et qui ne valent rien », a-t-elle insisté.

Mais pour se doter de cette technologie, l’UE devrait consentir d’énormes investissements sur 30 ans, a-t-elle reconnu.

Corinne Lepage a préconisé la création d’un fond sur le modèle des redemption funds et qu’elle a appelé « fond intergénérationnel ». Il permettrait de bloquer les sommes nécessaires sur 30 ans.

Selon elle, « ce fond pourrait rassembler de l’argent public via la taxe sur le CO2, si elle voit le jour, la vente des quotas de CO2 et le transfert des subventions aux hydrocarbures ». De l’argent privé pourrait également être mobilisé, « mais il faudrait prévoir des avantages fiscaux », a-t-elle estimé.

Ce choix s’inscrit dans le cadre du débat sur la transition énergétique car il permet une sortie progressive du nucléaire et l’abandon des énergies fossiles, a-t-elle conclu.

Photo © European Union 2012

Publié le
jeudi 30 mai 2013


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