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Politique & Gouvernance

Publié le
jeudi 17 octobre 2013 à 13:45

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Le Piratenpartei Luxembourg s’érige en parti favorable à une révolution sociétale, et ce, tant au niveau social à proprement parler qu’au niveau du renforcement de la démocratie et des libertés individuelles.

Nous plaidons en faveur d’un Etat transparent et où la surveillance des citoyens n’a plus lieu d’être

Interview de Sven Clément, président du parti.

Le Piratepartei est un parti créé à l’origine en Suède en 2006. Pourquoi ce parti, le seul en son genre, se décline-t-il dans le monde entier et sous le même nom ?

Suite à l’affaire du « Pirate bay », relatif aux droits d’auteur, Rickard Falkvinge, condamné dans cette affaire, a décidé de créer un parti défendant le partage des idées sur Internet et l’assouplissement des droits d’auteur. Un mouvement international a vu le jour, militant plus généralement pour les libertés fondamentales. Le programme a été rapidement élargi et adopté dans le monde entier, et le parti pirate a connu un essor mondial. Les revendications sont à peu de chose près les mêmes dans tous les pays. Quant au nom, il revêt une identité forte suggérant le changement – le mot « pirate » provenant du grec et signifiant « tenter de ».

Quels sont les grands axes de votre programme ? Quelles sont vos revendications ?

Il y a quatre grands axes dans notre programme. En premier lieu, le RMG doit être versé sans condition de ressources et sans contrôle de la part de l’Etat, très intrusif au Luxembourg, à quiconque habite au Grand-Duché. Quant aux salaires des actifs, il s’agit d’augmenter le taux d’imposition des plus aisés afin de réduire les inégalités.

Deuxièmement, nous préconisons un système de pension garanti basé sous forme d’actionnariat.

Troisièmement, nous souhaitons ouvrir le mariage et l’adoption aux couples homosexuels voire transgenre.

Quatrièmement, nous plaidons en faveur d’un Etat transparent et où la surveillance des citoyens n’a plus lieu d’être, un Etat devant publier son budget en open data, rendre accessible au public un certain nombre de documents et déstocker les données superflues qu’il possède sur les individus. Parallèlement, l’Etat se doit de sécuriser bien davantage les données des citoyens, qui, comme nous avons encore pu le constater l’an passé avec le Medicoleaks, affichent une grande vulnérabilité.

Pour finir, nous militons pour une participation active des citoyens dans le débat démocratique tout comme pour l’abaissement de l’âge de vote à seize ans - et ce, tant pour les Luxembourgeois que les non-Luxembourgeois qui vivent dans le pays depuis plus d’un an -, et l’abolition de l’obligation de vote que nous considérons comme anti-démocratique.

Si dans des pays comme la Suède ou l’Allemagne la population est incontestablement sensible aux idées du parti pirate, en revanche, dans certains pays comme la France et le Luxembourg, elle le semble beaucoup moins. Comment expliquez-vous cela ?

C’est un leurre de croire qu’en Allemagne le parti pirate jouit d’une grande notoriété, même s’il est représenté dans plusieurs parlements régionaux. Néanmoins, ces bons scores régionaux s’expliquent par la culture de la protection des données, très ancrée dans les mentalités allemandes pour des raisons historiques.

En France, effectivement, la population est très peu réceptive à nos idées. C’est en fait une question culturelle.

Photo ©Marlene Soares pour LG Magazine

 

Publié le
jeudi 17 octobre 2013


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