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Polygone se repositionne
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Polygone se repositionne

Architecture & construction

Publié le
jeudi 24 octobre 2013 à 12:00

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Principalement active dans le secteur de la construction, la société Polygone, dont les prestations visent à préparer, accompagner ou compléter l’action des corps de métier du bâtiment et des aménagements extérieurs, ambitionne de se positionner sur de nouveaux secteurs comme l’industrie, le commerce et le secteur public.

Les nombreuses normes et labels existants nous obligent de facto à effectuer une traçabilité de plus en plus pointue

Polygone est, entre autres, active dans le déblayage, le tri sélectif, la collecte et le traitement des déchets. Comment s’opère cette activité multiple sur le terrain ?

La gestion du déchet ne s’arrête plus à la pose et la vidange de containers. Notre métier a bien évolué. En tant que PME luxembourgeoise, nous souhaitons rester proche de notre clientèle en l’informant aux mieux, par des conseils personnalisés, sur la manière la plus pertinente de gérer ses déchets et sur leurs traçabilités.

Via la société Ecotec installée à Sanem et dont Polygone est actionnaire principal, nous possédons un centre de tri et de valorisation de déchets qui permet une transparence totale sur les filières de valorisation.

Une activité qui s’inscrit pleinement dans la mouvance du développement durable…

Effectivement. Il faut savoir que dans notre activité plus que dans toute autre, nous avons connu un changement de paradigme avec l’arrivée en force de nouvelles exigences environnementales ces dernières années. Les nombreuses normes et labels existants désormais dans la gestion du déchet nous obligent de facto, principalement dans le secteur du bâtiment, à effectuer une traçabilité de plus en plus pointue.

Ils sont toujours plus nombreux les grands donneurs d’ordre dans ce secteur à exiger de la part des différentes entreprises générales le respect de normes très strictes répondant à des certifications telles que HQE, BREEM ou DGNB. Ces certifications impliquent que nous consignions, en tant que société de démolition, de déblayage et de tri sélectif des déchets, la ligne de vie du déchet de même que le pourcentage de revalorisation des déchets sur les chantiers dans des fichiers, et ce, sur base hebdomadaire ou mensuelle.

Les autres secteurs de l’économie ont-ils les mêmes exigences ?

Nous ne le ressentons pas avec la même intensité mais la traçabilité du déchet et sa valorisation sont bien entendu des exigences légales qui s’appliquent à tous les acteurs économiques. On peut effectivement penser que les labels exigés ci-dessus vont s’enraciner au Grand-Duché du Luxembourg et toucher la totalité des secteurs

Avez-vous le monopole sur cette niche de marché au Luxembourg ?

Non, nous ne sommes certainement pas les seuls. Cela dit, nous sommes indéniablement les précurseurs en matière de centre de tri sur les chantiers de construction. Concrètement, en accord avec le client, nous proposons systématiquement la mise sur pieds d’un centre de tri pour tous les chantiers d’envergures. Depuis quelques années maintenant, par le biais de formations réalisées en interne et/ou avec la Superdreckskescht, nous comptons en nos rangs des collaborateurs formés à ce métier. Ces derniers, appelés aiguilleurs, ont pour mission de conseiller et d’informer aux mieux les diverses entreprises qui se présentent sur le centre de tri pour y déposer des déchets. 

L’objectif avoué est que chaque container possède sa propre fraction (ndlr : un mono-déchet répondant à un code déchet européen bien spécifique), permettant un premier tri au niveau du site même. Grâce à ce service, nos clients peuvent faire des économies substantielles : moins de déchets partent à l’incinération et plus de déchets peuvent être revalorisés et replacés dans le circuit de production. Cerise sur le gâteau, c’est tout bénéfice pour l’environnement.

Il ressort de vos propos que vous ciblez essentiellement le secteur du bâtiment

En effet, le secteur du bâtiment est et restera très vraisemblablement notre cœur de métier. Il n’empêche que nous nous efforçons cependant depuis peu d’élargir notre clientèle, pour la simple et bonne raison que ce secteur connaît une trêve hivernale très pénalisante pour notre activité. Nous sommes donc dans une phase de repositionnement stratégique où nous convoitons clairement les autres secteurs majeurs de l’économie luxembourgeoise

Quelle est votre stratégie commerciale ?

C’est un vrai travail de promotion et de prospection qu’il faut mener. Nous développons notre secteur commercial par l’arrivée de 2 nouveaux collaborateurs qui ont pour mot d’ordre de diversifier le portefeuille de clients de l’entreprise.

En ce qui concerne nos échanges commerciaux avec les communes luxembourgeoises, ils existent mais nous devrons les intensifier. Nous sommes principalement présents dans les communes via la location et ventes de structures modulaires provisoires (écoles, …) ainsi que la pose de clôtures industrielles. Nous pourrions, à l’avenir, proposer d’autres services tels que la création et l’entretien d’espaces verts.

Photo ©Marlene Soares pour LG Magazine

Publié le
jeudi 24 octobre 2013


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