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Politique & Gouvernance

Publié le
jeudi 7 novembre 2013 à 11:15

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Publié à quelques jours de la Conférence de Varsovie sur le climat, un rapport onusien affirme que nous devons urgement réduire l’écart entre besoins et perspectives en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Si l’on n’accentue pas les efforts et la détermination dès à présent, des réductions plus rapides et plus coûteuses des émissions seront nécessaires à un stade ultérieur

Si l’univers était un hôpital et les planètes et autres constellations des patients, nuls doutes que la Terre serait, en ce moment, aux urgences. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir tiré la sonnette d’alarme mais que voulez-vous, l’être humain est capricieux et procrastinateur : si ce n’est pas urgentissime et que ça ne cause de problème, là maintenant tout de suite, on verra ça plus tard.

Sauf que plus tard, c’est aujourd’hui et c’est déjà presque trop tard. Face à la publication de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) du 6 novembre dernier qui annonce que les concentrations atmosphériques des gaz à effet de serre atteignent des niveaux sans précédent depuis 800.000 ans , et alors que nos dirigeants doivent se réunir à partir du 11 novembre pour la dernière Conférence sur le climat, voilà que le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) préviens que « la non réduction de l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions aggravera les problèmes d’atténuation après 2020 ». Et ce, même si l’on parvenait, d’ici 2020, à maintenir la hausse des températures en dessous de 2° C, ce qui n’est forcément gagné !

« Si l’écart n’est pas comblé ou réduit de manière significative d’ici là, il ne sera plus possible de recourir aux nombreuses possibilités permettant de limiter la hausse des températures et de réduire l’objectif à 1,5° C », avertit le PNUE avant de lister les effets secondaires d’une telle erreur médicale pour le patient, à savoir, « des taux beaucoup plus élevés de réduction des émissions mondiales à moyen terme ; une plus grande dépendance envers les infrastructures à forte intensité de carbone et, à moyen terme, envers des technologies souvent non éprouvées ; une augmentation des coûts d’atténuation à moyen et long termes ». La version environnementale de l’effet “boule de neige“ en gros.

De la lumière au bout du tunnel ?

C’est grave, docteur ? Oui, ça l’est, parce que, et on ne le dira jamais assez, l’environnement et le réchauffement de notre climat, ce n’est pas qu’une question d’écologie ! L’économie et les politiques mondiales se trouveront fortement impactées si un nouvel ordre mondial devait s’organiser : « Si l’on n’accentue pas les efforts et la détermination dès à présent, des réductions plus rapides et plus coûteuses des émissions seront nécessaires à un stade ultérieur, ce qui entraînera des coûts d’atténuation élevés et des difficultés économiques accrues lors de la transition vers une politique climatique globale ».

C’est grave mais cependant pas encore tout à fait trop tard puisque Achim Steiner, secrétaire général adjoint des Nations unies et directeur exécutif du PNUE estime qu’« il demeure possible d’atteindre le jalon de l’objectif de 2020 en renforçant les engagements actuels et en prenant des mesures supplémentaires, notamment l’intensification des initiatives de coopération internationale dans des domaines tels que l’efficacité énergétique, la réforme des subventions aux combustibles fossiles et les énergies renouvelables ».

Photo ©Phillipe 2009 sur Flickr

Publié le
jeudi 7 novembre 2013


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