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mercredi 16 août 2017

Les bâtiments résidentiels d'Esch-sur-Alzette passés au crible
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Les bâtiments résidentiels d’Esch-sur-Alzette passés au crible
Recherche & Eco-Innovation

Publié le vendredi 15 juillet 2016 à 05:00

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Le Luxembourg Institute of Science and Technology (LIST) a récemment présenté les résultats de cas d’étude déployés dans la commune d’Esch-sur-Alzette. Portant sur la consommation énergétique et les impacts environnementaux des bâtiments résidentiels, ils ont été réalisés dans le cadre de deux projets cofinancés par le Fonds national de la Recherche (FNR) : OptiHeat et DAEDALUS. Alors que le premier a pour ambition de mettre en place une méthodologie d’optimisation visant à minimiser les coûts et les impacts environnementaux grâce à la récupération de chaleur, le second vise le développement d’une approche géo-spatiale intégrée pour l’analyse du cycle de vie dynamique de la rénovation des parcs de bâtiments à l’échelle urbaine.

Soutenir la récupération de la chaleur des eaux usées

Avec OptiHeat, la demande de chauffage résidentiel dans la commune d’Esch–sur-Alzette a été analysée. Sur base de calcul de la demande actuelle de chaleur des bâtiments résidentiels, établie à 189,2 GWh, puis après caractérisation et quantification tant de la demande d’eau chaude domestique que de la récupération des eaux usées des bâtiments, les principales conclusions sont :

  • Seul 13 % de gaz naturel est utilisé pour l’eau chaude domestique, ce qui correspond environ à la quantité perdue dans l’inefficacité fonctionnelle des chauffages.
  • L’eau chaude domestique a un impact important dans les bâtiments résidentiels à basse énergie et passive (jusqu’à 50 % du besoin en chaleur dans les résidences passives) et son niveau de température peut être optimisé pour augmenter l’efficacité énergétique des pompes à chaleur.
  • De par la récupération de chaleur des eaux grises, l’optimisation du niveau de température et l’utilisation d’une pompe à chaleur, une diminution entre 20 à 40 % du besoin en chaleur des bâtiments à basse consommation et passifs peut ainsi être atteint. L’implémentation de ces mesures permettrait donc de faire un pas important afin d’atteindre les objectifs européens de "near-zero energy buildings" d’ici 2020.

Modernisation des bâtiments et valorisation des déchets

Avec DAEDALUS, une approche basée sur les systèmes d’information géographique (SIG) a permis une analyse énergétique et une analyse du cycle de vie (ACV) du parc de logements urbains de la commune d’Esch-sur-Alzette. Grâce à l’analyse du cycle de vie des bâtiments, à l’étude de la rénovation des bâtiments et les impacts environnementaux liés ainsi qu’à l’étude de la gestion des déchets issus de la démolition et des alternatives de valorisation, les principales conclusions sont :

  • La rénovation des bâtiments offre un potentiel de 35 % d’économie d’énergie et de 31 % de réduction du potentiel de réchauffement climatique. La production et le transport de matériaux liés à la rénovation contribue, sur ce dernier point, de 4 à 10 % sur l’entièreté du cycle de vie.
  • Les bâtiments d’avant 1949 comptent pour près de 54 % de la masse des matériaux présents dans la ville, dont la plupart sont des matériaux inertes.
  • Encourager le décyclage de 70 % des matériaux inertes permettrait de réduire de 25 % le potentiel d’épuisement abiotique et de près de 10 % le potentiel du réchauffement climatique par rapport aux pratiques courantes.

L’approche bâtiment par bâtiment confirmée

Cette dernière étude a plus largement permis de confirmer l’intérêt d’une analyse du cycle de vie des bâtiments à l’échelle urbaine grâce à une approche bâtiment par bâtiment basée sur les systèmes d’information géographique (SIG). Approche pour laquelle, une technologie développée par le LIST, la plateforme "Smart City and Region Energy platform" http://www.list.lu/fr/news/international-interest-for-a-technology-developed-at-list-1/ a été utilisée. Cette plateforme permet en effet aux urbanistes, administrations et entreprises de services publics ou fournisseurs de services d’accéder à des cartes d’énergie, de visualiser leurs émissions de CO2, d’identifier les possibilités d’échange d’énergie et de surveiller les effets des mesures d’économie d’énergie dans leur ville menant ainsi à des décisions plus éclairées.

Pour en savoir plus sur le projet Optiheat, rendez-vous sur la page dédiée : http://www.list.lu/fr/projet/optiheat/.
Pour en savoir plus sur le projet Daedalus, rendez-vous sur la page dédiée : http://www.list.lu/fr/projet/daedalus/.

Source : LIST – www.list.lu

Publié le vendredi 15 juillet 2016


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