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« Le fond prime sur la forme »
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« Le fond prime sur la forme »

Politique & Gouvernance

Publié le
mardi 15 octobre 2013 à 08:30

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Dans son programme, Déi Lenk propose pas moins de 150 pistes pour construire un nouveau modèle de société basé sur une participation pleine et entière de chacun et sur l’égalité des chances.

Les richesses sont aujourd’hui redistribuées du bas vers le haut

Interview de Gary Diderich, candidat dans la circonscription Sud.

Quel est le fil rouge qui sous-tend vos propositions ?

Nous défendons les droits des personnes qui travaillent et l’égalité des chances. Il s’agit pour nous d’une démarche active pour réduire toute barrière à la participation de chacun/e dans la société et ce, aux niveaux politique, culturel et économique, voire au niveau de l’accès à l’emploi.

Autre fil rouge qui n’est pas en contradiction avec les deux premiers : mettre l’économie au service de l’homme et de la nature. Nous pensons, par exemple, qu’au lieu d’investir des milliards d’euros dans des fonds internationaux pour obtenir des rendements en intérêts, il faudrait investir cet argent dans la construction massive de logements qualitatifs et écologiques au Luxembourg.

La gauche aurait-elle la fibre verte ?

Notre position est claire : le développement du pays doit être durable, donc basé sur un équilibre entre les dimensions sociale, économique et écologique. Cela implique de changer nos modes de production et de fonctionnement. Nous devons réduire notre dépendance au pétrole en remettant en place des commerces de proximité et en produisant localement -seuls 3% des légumes qui sont consommés au Luxembourg y sont cultivés !-, en élargissant de façon conséquente l’offre en transports publics et en favorisant la mobilité douce, en assainissant les bâtiments existants, mais aussi en aménageant le territoire sans morceler les espaces de nature pour préserver la biodiversité et guider la circulation.

Le point qui figure en tête de votre programme est la démocratie. Comment remédier aux lacunes qui existent en la matière ?

Les évènements de ces derniers mois ont montré les limites de notre système. Il y a beaucoup à faire, à commencer par interdire le cumul des mandats et par renforcer les droits du Parlement. Nous voulons aussi élargir le droit de vote à tous les résidents dès 16 ans, instaurer la transparence sur les revenus des élus et protéger la vie privée de chacun aussi bien sur Internet que sur la voie publique. Nous proposons de créer une assemblée constituante composée de représentants de la société civile pour élaborer une nouvelle constitution, qui portera sur les propositions énumérées et d’autres.

La redistribution des richesses est un leitmotiv pour Déi Lenk. Comment l’envisagez-vous ?

Les richesses sont aujourd’hui redistribuées du bas vers le haut. Nous voulons inverser cette dynamique. En abolissant l’impôt sur la fortune et en réduisant le plafonnement des impôts, l’état s’est privé de recettes importantes avec lesquelles il aurait été mieux préparé pour affronter la crise. Le CSV propose d’augmenter la TVA qui est l’impôt le moins juste qui soit. Ce sont les recettes en capitaux qu’il faut mettre des impôts, sur les entreprises, notamment sur les multinationales qui ne sont pas contrôlées.

Pourquoi avoir fait le choix de ne pas présenter de tête de liste ?

Nous avons délibérément pris cette décision parce que nous estimons que le fond prime sur la forme. Une personne n’élabore pas à elle seule un programme et ne dirige pas seule un pays !

Photo ©Marlene Soares pour LG Magazine

Publié le
mardi 15 octobre 2013


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