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Le Luxembourg au chevet de la Syrie
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Le Luxembourg au chevet de la Syrie

Politique & Gouvernance

Publié le
mardi 24 septembre 2013 à 13:15

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Après avoir annoncé que le Luxembourg accueillera une soixantaine de réfugiés syriens, le gouvernement dévoile les sommes versées en aide humanitaire à ce pays en proie à une guerre civile depuis deux ans maintenant.

Les besoins humanitaires ne cessent de croître tant en Syrie que dans les pays voisins et la communauté humanitaire fait face à un manque de financements

Après plus de deux ans de conflit violent, la situation humanitaire en Syrie est désastreuse et la souffrance de la population civile se prolonge et s’aggrave. Les services de base comme les soins médicaux, l’eau potable et l’éducation ne sont plus assurés. Plus de 100.000 Syriens ont perdu leur vie depuis mars 2011. Plus de 4 millions de personnes sont déplacées à travers le pays et près de 7 millions de personnes nécessitent de l’aide humanitaire. Malgré l’insécurité, les problèmes d’accès et les entraves administratives, les organisations humanitaires continuent leurs efforts pour venir en aide aux populations syriennes vivant dans des conditions de plus en plus précaires. Des millions de personnes reçoivent de l’aide, mais beaucoup d’autres ne sont pas accessibles.

Le nombre de réfugiés syriens enregistrés par le Haut Commissariat pour les réfugiés (UNHCR) au Liban, en Jordanie, en Turquie, en Irak et en Égypte a dépassé le seuil de deux millions de personnes en date du 2 septembre 2013. Trois quarts de ces réfugiés sont des femmes et des enfants. D’après les prévisions de l’UNHCR, le nombre de réfugiés pourrait dépasser trois millions d’ici la fin de l’année 2013, ce qui augmenterait encore la pression sur les infrastructures et les systèmes de santé des pays d’accueil et sur la capacité de réponse de la communauté humanitaire.

Des dons privés en baisse

Après avoir alloué une aide humanitaire de 2 millions d’euros en 2012, le gouvernement luxembourgeois a formulé une promesse de don de 3 millions d’euros à la conférence des donateurs à Koweït en janvier 2013, montant entièrement déboursé dès le mois de mars. En avril 2013, une enveloppe supplémentaire d’un million d’euros a été décidée, puis une contribution complémentaire de 500.000 euros à l’UNHCR pour le Liban au mois de juillet.

Les besoins humanitaires ne cessent de croître tant en Syrie que dans les pays voisins et la communauté humanitaire fait face à un manque de financements, d’autant plus qu’elle doit se préparer aux conditions hivernales et aux risques d’une détérioration de la situation. De ce fait, le gouvernement vient de décider d’allouer un million d’euros supplémentaires à ses partenaires humanitaires. Ainsi, l’effort humanitaire du gouvernement luxembourgeois en réponse à la crise syrienne se chiffrera à 5,6 millions d’euros en 2013, et à un total de 7,6 millions d’euros pour 2012 et 2013. Ces contributions soutiennent des projets humanitaires en Syrie et dans les pays voisins accueillant des réfugiés (Liban, Jordanie, Turquie, Irak, Égypte).

Sur ce total, 4,4 millions d’euros ont été alloués à des agences de l’ONU (UNHCR, Programme alimentaire mondial, UNICEF, Bureau pour la coordination des affaires humanitaires, Fonds d’urgence pour la Syrie), 2,3 millions d’euros à des ONG luxembourgeoises (Fondation Caritas Luxembourg, Handicap International Luxembourg, Care in Luxembourg, SOS Villages d’Enfants Monde) et 900.000 euros au Mouvement de la Croix-Rouge (CICR, FICR, Croix-Rouge luxembourgeoise). Aux dires de ces organisations humanitaires, les dons privés sont malheureusement inférieurs à la solidarité exprimée en réponse à d’autres crises majeures dans le passé.

Et pourtant, la crise syrienne est un drame humain et aura de lourdes conséquences sur les populations affectées et sur la région, et ce, pendant de longues années.

La Direction de la coopération reste en contact permanent avec ses partenaires humanitaires pour surveiller la situation et adapter la réponse luxembourgeoise à l’évolution des besoins, comme elle l’a fait jusqu’à présent au cours des années 2012 et 2013.

Communiqué par la Direction de la Coopération au développement / Photo FreedomHouse sur Flickr

Publié le
mardi 24 septembre 2013


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