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La lutte contre la fistule obstétricale au Burkina Faso
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La lutte contre la fistule obstétricale au Burkina Faso

Droits humains & solidarité

Publié le
mardi 23 mai 2017 à 04:00

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Lorsque votre enfant est né, avez-vous entendu parler des symptômes de la fistule ? Non ? Cela signifie probablement que vous avez pu bénéficier d’un système de santé (au Luxembourg ou en Europe) bien développé, avec un taux d’accouchements assistés élevé. En cas de grossesse prolongée, le personnel médical qualifié aura su faire les interventions nécessaires, comme par exemple une césarienne.

Avec un accès aux soins médicaux limité, de nombreuses femmes et jeunes filles sont encore victimes des fistules obstétricales. Il s’agit d’une brèche de la filière pelvi-génitale, qui survient en cas de dystocie (difficulté), après un accouchement long et difficile. La fistule entraîne très souvent la mort du bébé et une incontinence chronique chez la mère (pertes d’urines et/ou de selles). Les fistules obstétricales affectent surtout les Africaines et les Asiatiques car elles sont liées à un accès limité aux soins médicaux. Selon l’OMS, entre 50.000 et 100.000 femmes dans le monde sont affectées chaque année, augmentant ainsi le nombre de cas existants qui est estimé à 2 millions.

Non traitées, les fistules peuvent provoquer des infections et des affections rénales, voire le décès. De plus, les femmes atteintes de fistules doivent souvent faire face à la marginalisation et l’exclusion de leur famille et de la société. Elles sont ainsi privées de leur fonction sociale et économique, de sorte qu’il ne reste aucun moyen de subvenir à leurs besoins. Cet isolement social entraîne des conséquences psychologiques graves.

Même si les fistules peuvent être traitées par des interventions chirurgicales, le traitement est souvent financièrement inabordable, difficilement accessible ou inconnu aux femmes fistuleuses.

La meilleure arme de prévention des fistules est donc d’éduquer et de sensibiliser. À l’origine de la problématique est non seulement l’accès aux soins mais aussi des phénomènes divers, parmi lesquels on peut citer l’excision, le mariage et les grossesses précoces. Les femmes pubères sont particulièrement sujettes aux accouchements avec obstruction, parce que leur pelvis n’est pas encore complètement développé. Les femmes qui souffrent de malnutrition courent également un risque particulier parce que la croissance corporelle peut avoir été ralentie pendant l’enfance.

Selon l’OMS, 40 % de femmes en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est accouchent sans l’assistance de personnel médical qualifié par manque de moyens financiers ou d’infrastructures médicales. Afin d’améliorer ces circonstances, la Fondation Follereau et ses partenaires locaux s’investissent dans la construction de centres de santé et l’amélioration des services prestés dans des zones rurales dans 9 pays d’intervention, dont le Togo, le Mali ou le Burkina Faso.

Dans le cadre du projet de la lutte contre l’excision dans la province de Sissili au Burkina Faso, l’AAB-FFL (Association des Amis de la Fondation Follereau Burkinabés du Luxembourg), l’organisation partenaire de la Fondation Follereau au Burkina Faso collabore avec la Fondation RAMA, qui fournit des soins médicaux et des conseils aux femmes fistuleuses. Chaque année, environ 300 femmes sont soignées au centre, où elles peuvent rester pendant toute la durée de leur traitement, au cours duquel, elles ont également la possibilité de participer à des cours de tissage et de production de savon. Ces activités aident les femmes à générer leurs propres revenus et à retrouver leur autonomie.

Crédit photos : ©Fondation Follereau - Thierry Winn

Communiqué par la Fondation Follereau

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mardi 23 mai 2017


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