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L’économie sociale – l’instrument adéquat pour améliorer le niveau de vie dans le voisinage de l’UE
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L’économie sociale – l’instrument adéquat pour améliorer le niveau de vie dans le voisinage de l’UE

Économie sociale et solidaire

Publié le
mardi 29 août 2017 à 04:00

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L’objectif premier de l’économie sociale est de générer de l’activité économique tout en répondant aux besoins des travailleurs, des usagers et des consommateurs plutôt qu’à ceux des propriétaires et des investisseurs. S’appuyant sur des critères fondés sur la solidarité, elle contribue de manière décisive à améliorer les conditions de vie et de travail de millions de personnes. Sous ses différentes formes d’entreprises – coopératives, associations, fondations, mutuelles, entreprises de l’économie sociale (EES), etc.– l’économie sociale joue un rôle actif, par exemple dans le domaine de la production agricole, le secteur manufacturier, la finance et la microfinance, l’approvisionnement en eau salubre, le logement, l’insertion professionnelle des personnes handicapées, le travail des jeunes, les droits des femmes, etc. Dès lors, à condition d’être étayée par un cadre réglementaire adéquat, elle pourrait également devenir un acteur clef dans la réalisation des objectifs des politiques européennes dotées d’une dimension extérieure.

Dans son avis sur La dimension extérieure de l’économie sociale (rapporteur : Miguel Ángel Cabra de Luna), le Comité économique et social européen (CESE) souligne le rôle de premier plan que les entreprises et les organisations de l’économie sociale pourraient jouer dans les politiques extérieure, de sécurité, commerciale, de voisinage et de durabilité de l’UE et évoque les réglementations qui sont nécessaires pour maximiser les effets des EES.

Conditions et domaines dans lesquels l’économie sociale peut jouer un rôle de premier plan

COMMERCE

90 % de la future croissance mondiale se produiront en dehors de l’Europe. Le CESE estime que l’économie sociale devrait être spécifiquement évoquée dans les futurs accords de libre-échange et d’investissement qui seront conclus par l’UE. L’UE doit tout particulièrement veiller à ce que les obstacles non-tarifaires auxquels se heurtent les EES soient levés dans les accords commerciaux.

INVESTISSEMENTS

Outre la sécurité de l’UE, la stratégie globale pour la politique étrangère et la sécurité de l’Union met en avant la nécessité d’investir dans la résilience des pays et des sociétés de l’Est et du Sud de l’Europe. Le financement des EES est crucial pour mettre pleinement à profit le potentiel de ces dernières dans les différentes politiques de l’UE. La Banque européenne d’investissement (BEI) et le Fonds européen pour le développement durable (FEDD) devraient contribuer à la mise en place d’un écosystème financier propre aux EES. En outre, il convient d’utiliser la diplomatie économique pour promouvoir la coopération avec les organisations financières internationales et d’encourager son rôle dans les enceintes internationales, notamment au sein des Nations unies, de l’OCDE, de l’OIT, du G20 et du G7.

« Nous devons avoir un intérêt particulier à accélérer le développement économique et social de notre voisinage », a déclaré M. Cabra de Luna. « L’économie sociale peut apporter une précieuse contribution à la promotion du niveau de vie autour de l’UE. L’instrument européen de voisinage (IEV), mais aussi d’autres instruments financiers devraient par conséquent contribuer à la promotion de l’économie sociale. »

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Il est par ailleurs important que la Commission européenne consolide son rôle de chef de file dans la coopération internationale et l’utilise pour promouvoir les EES afin de contribuer à atteindre les objectifs de développement durable et de soutenir l’action extérieure de l’UE. Une meilleure coordination entre le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) et la Commission européenne est également une condition indispensable à la mise en place de programmes de coopération conjoints avec d’autres organisations financières internationales telles que, entre autres, la Banque mondiale, l’OCDE, la Banque africaine de développement ou la Banque asiatique de développement. Le secteur de l’économie sociale devrait devenir un acteur économique de l’UE et, en tant que tel, être inclus dans l’ensemble des initiatives visant à favoriser l’accès aux marchés tiers, dans tous les programmes de coopération au développement, et dans la mise en œuvre du programme pour l’après-2015. Il est particulièrement important de faire figurer l’économie sociale parmi les acteurs non étatiques dans le prochain accord de partenariat de Cotonou et d’inclure des lignes de financement spécifiques pour les EES dans le plan d’investissement extérieur européen (PIEE) et le Fonds européen pour le développement durable (FEDD).

La politique de développement de l’Union européenne devrait, comme ne cessent de le souligner la Commission européenne et de nombreux dirigeants européens, privilégier toujours plus l’investissement économique, plutôt que la charité. « Les EES intègrent des objectifs économiques et sociaux dans un projet commun et rendent les personnes responsables de leur propre destin, en leur permettant d’améliorer leurs conditions de vie et d’envisager l’avenir avec espoir », a déclaré M. Cabra de Luna. « Les EES peuvent, par exemple, jouer un rôle important dans les investissements prévus dans le PIEE pour les énergies renouvelables en Afrique. Une meilleure gestion des ressources, des matières premières et de l’ancrage territorial génère des avantages comparatifs et permettra de créer des emplois locaux, en particulier pour les jeunes et les femmes. »

Dans son avis, le CESE insiste également sur l’importance de l’économie sociale pour atteindre les objectifs de durabilité, se référant à la coopération déjà fort fructueuse dans des domaines tels que le logement social, l’eau potable et l’assainissement, les coopératives de santé, et bien d’autres encore. Enfin, les EES peuvent être d’une très grande utilité pour créer des emplois assortis de droits dans des pays présentant un pourcentage élevé d’économie souterraine.

Dans ce contexte, le CESE regrette que la communication sur le renouvellement de l’accord de partenariat de Cotonou, qui affectera une cinquantaine de pays en Afrique, ne mentionne pas l’économie sociale parmi les acteurs non étatiques associés. Le CESE invite la Commission à profiter du cinquième sommet Afrique-UE qui se tiendra en novembre pour promouvoir les EES dans le cadre d’une plateforme d’entreprises durables pour l’Afrique.

Pour de plus amples informations sur la proposition du CESE concernant l’inclusion de l’économie sociale dans le programme de politique extérieure de l’UE ainsi que des exemples de réussite d’EES de différents pays dans le monde, veuillez consulter la page internet du CESE http://www.eesc.europa.eu/?i=portal.fr.home

Communiqué par le Comité économique et social européen

Publié le
mardi 29 août 2017


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