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Gobi, la bouteille en vert
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Gobi, la bouteille en "vert"

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Publié le
jeudi 14 janvier 2016 à 03:00

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Écoconçue de A à Z, cette petite gourde réutilisable est bien plus maline qu’il n’y paraît. À elle seule, elle remplace les 650 gobelets en plastique que consomme en moyenne un salarié chaque année. 

Tout le travail d’écoconception, c’est d’envisager comment, à chaque étape – fabrication, utilisation, fin de vie – on minimise l’impact environnemental du produit par rapport aux solutions existantes : gobelet, bouteille, cannette. 

Lors de la COP21, près de 40.000 Gobi ont été remis aux participants. Samuel Degrémont, l’un de ses créateurs, nous en dit plus sur le Gobi.

Vous avez dit Gobi ?

Oui, notre bouteille-gourde s’appelle Gobi. C’est une abréviation de gobelet. Ça fait aussi penser au désert de Gobi, à un petit poisson… Ses caractéristiques ? Elle est réutilisable (2 à 5 ans), personnalisable, écoconçue et lavable en machine. Notre idée de départ, c’est de lutter contre les déchets en supprimant les gobelets dans les entreprises. Un gobelet, comme c’est jetable et gratuit pour le salarié, tout le monde s’en fiche. Et puis, c’est un déchet très peu valorisé qui finit le plus souvent enfoui ou incinéré. Sans compter qu’un gobelet, c’est une très mauvaise solution pour transporter de l’eau : comme il est souple, si vous l’emmenez en réunion avec votre dossier et votre ordinateur, vous avez toutes les chances de le renverser !

Le Gobi, c’est pour tout le monde, mais l’entreprise reste notre cible principale, parce que quand on fait changer d’habitudes 500 personnes d’un coup, Bing ! Ça a un vrai impact tout de suite.

Qu’entendez-vous par écoconçu ?

On a voulu un produit le plus vertueux possible. Pour cela, on a travaillé avec un cabinet spécialisé et bénéficié d’un financement de l’Ademe. Tout le travail d’écoconception, c’est d’envisager comment, à chaque étape – fabrication, utilisation, fin de vie – on minimise l’impact environnemental du produit par rapport aux solutions existantes : gobelet, bouteille, cannette. Les arbitrages portent sur la taille (économie de matière), le choix du plastique (sans BPA), l’endroit de la production, l’emballage (un sachet kraft recyclé), le reconditionnement…

Pour le look, nous avons sollicité un designer et un sociologue pour comprendre les besoins des utilisateurs : la transparence (pour s’assurer de ce qu’il y a à l’intérieur), la personnalisation (une petite vitrine permet d’insérer un logo, une photo…) et la poignée contribuent au succès du Gobi.

Le Gobi était même au rendez-vous de la COP21 ?

En effet, près de 40.000 Gobi ont été remis aux participants de la COP21. Sachant que notre production annuelle est de l’ordre de 60.000 unités, on a anticipé et commencé à produire plusieurs mois avant l’événement. On travaille avec une usine dans le Val-de-Marne qui fabrique les Gobi et ensuite les expédie à l’ESAT* de Rosebrie, situé à 500 mètres, pour le montage. Tout le monde s’est organisé pour absorber ce surplus de production et cela s’est très bien passé. On est contents, car la COP21 nous a donné beaucoup de visibilité et, au-delà, elle a aussi contribué à questionner les gens sur leurs habitudes quotidiennes. Le Gobi, c’est la preuve qu’il peut y avoir des solutions simples aux problèmes environnementaux. /

* Établissement et service d’aide par le travail.

Source : www.votreenergiepourlafrance.fr

En savoir plus : www.gobilab.com

Publié le
jeudi 14 janvier 2016


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