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vendredi 28 juillet 2017

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Être membre d’un réseau
Droits humains & solidarité

Publié le jeudi 12 janvier 2017 à 04:00

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ECPAT Luxembourg est membre du réseau ECPAT : « End Child Prostitution, Child Pornography and Trafficking of children for sexual purposes » (Mettre fin à la prostitution des enfants, à la pornographie impliquant des enfants et à la traite des enfants à des fins sexuelles).

Pourtant notre association luxembourgeoise est totalement indépendante dans le choix de ses projets, de ses partenaires ainsi que des pays et régions où elle travaille. Nous nous faisons fort de communiquer sur ce point mais il est important de préciser et expliquer exactement ce que cela veut dire.

Le réseau ECPAT est né dans les années 1990 d’une campagne qui visait à lutter contre (ce qu’on appelait alors) le tourisme sexuel en Asie et spécifiquement en Thaïlande (ECPAT signifiait alors « End Child Prostitution in Asian Tourism »). Avec l’UNICEF, la campagne ECPAT organise en 1996 le premier Congrès mondial contre l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales. À partir de là, le mouvement va se structurer en réseau et ses membres se constituer dans différents pays du monde. C’est dans le processus de préparation du Congrès mondial qu’ECPAT Luxembourg sera créé en 1995, sur proposition de son Altesse Royale La Grande-Duchesse qui participera au Congrès. Aujourd’hui, le réseau ECPAT compte 90 membres dans 82 pays. Il est coordonné par un secrétariat général, ECPAT International, basé à Bangkok.

Différents types de réseaux d’ONG existent de par le monde : du plus centralisé où un siège central dicte une stratégie commune à tous ses membres, qui sont alors dans les faits des antennes locales représentant le siège. La stratégie opérationnelle de ces antennes locales, mais aussi leurs campagnes et leurs communications sont décidées par leur siège central. Des flux financiers peuvent exister entre les antennes et le siège. Au moins centralisé où chaque membre est indépendant, décide de sa stratégie opérationnelle, des campagnes et de la communication qu’il développe. Ce qui crée un réseau dans ce cas-ci c’est l’acceptation par chaque membre d’une même mission. ECPAT est un tel réseau, doté d’une coordination globale qui est chargée d’organiser les réunions internationales, de faire vivre le réseau, de le représenter auprès d’instances internationales (ECPAT a le statut d’expert auprès des Nations unies) et de coordonner et diffuser les recherches et études sur notre mission. L’indépendance dans notre réseau est également financière : aucun membre ne nous finance et nous ne finançons aucun membre ni le secrétariat. Nous devons ainsi trouver nous-mêmes les fonds pour financer nos projets et les frais liés au développement de ces projets.

Les forces d’un tel réseau sont l’indépendance de chaque membre qui peut choisir sa manière de travailler et apporter différentes plus-values au réseau. Ainsi certains membres du réseau ECPAT, comme nous, développent des projets avec des partenaires (membres ou non du réseau) dans les pays du Sud, d’autres se spécialisent sur une problématique précise comme la traite des mineurs à des fins sexuelles et d’autres encore développent des campagnes dans leurs pays respectifs sur des problématiques précises. L’échange de bonnes pratiques et d’expertise au sein du réseau permet d’en faire profiter tous les membres pour un enrichissement mutuel.

En fait, pour nous ECPAT Luxembourg, la logique de travail est le partenariat avec tous les acteurs de la protection de l’enfance là où nous sommes actifs (dans un prochain article nous verrons ce que cela implique pour nous). Et nous adoptons cette logique au sein même de notre réseau : nous travaillons en partenariat avec d’autres membres ECPAT pour certains de nos projets au Sud et certaines campagnes en Europe ou avec le secrétariat pour des projets qui profiteront à tout le réseau comme notre Guide de Sémantique que nous appelons aussi les « Luxembourg Guidelines » (voir www.luxembourgguidelines.org).

Enfin, étant indépendants, nous devons développer nos outils de travail nous-mêmes et développer un savoir-faire et un faire savoir à notre niveau. Cela représente un défi et beaucoup plus de travail mais au final l’expertise demeure à ECPAT Luxembourg et non à un organe central étranger. Nous sommes souvent identifiés à tort à ces réseaux centralisés et il est pour nous capital de faire comprendre notre indépendance et sa richesse.

Thomas Kauffmann, directeur exécutif

Communiqué par ECPAT

Publié le jeudi 12 janvier 2017


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