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Des passerelles entre l’école et le monde professionnel
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Des passerelles entre l’école et le monde professionnel

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Publié le
jeudi 2 mai 2013 à 13:45

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Dans le cadre de "Building Generation", son projet de promotion des métiers de la construction durable, l’IFSB organise de nombreuses initiatives dont le s Building Games, un challenge inter-lycées .

La construction est un secteur en pleine croissance, porteur de perspectives d’emploi, mais aussi de valeurs, de stabilité et de possibilités d’évolution de carrière

Pour l’enjeu des premiers Building Games, l’IFSB a choisi de s’associer avec SOS Village d’Enfants Monde. L’association luxembourgeoise est impliquée dans plusieurs projets au Cap Vert, pays qui souffre encore d’une grande pauvreté, dont un à São Domingos, tout près de Praia, la capitale. La construction de ce Village d’Enfants SOS a débuté en 2000. Il compte aujourd’hui dix maisons qui abritent 79 orphelins et enfants abandonnés, un jardin d’enfants qui accueille une centaine d’enfants et, depuis avril 2012, un foyer de jeunes fréquenté par 16 adolescents de 14 à 18 ans auxquels l’association assure un suivi pédagogique.

La contribution des huit jeunes Luxembourgeois, encadrés par une équipe de professionnels de l’IFSB (Denis Binda, Elisabeth De Sousa, Henri Dubuisson, Bruno Renders et José Sierra) et deux membres de la direction du lycée Nic Biever (Roger Roth et Caroline Welter), a été d’installer 13 m2 de panneaux photovoltaïques sur le foyer de jeunes. Ce projet, qui est le reflet de la stratégie de l’IFSB, combinait plusieurs facettes : la dimension humaine d’une part, avec la coopération au développement, la solidarité avec des adolescents défavorisés, l’échange culturel et les volets écologique et économique d’autre part, puisque ce projet consistait à permettre aux jeunes Capverdiens de profiter de l’énergie gratuite, disponible en permanence et renouvelable fournie par le soleil grâce aux panneaux photovoltaïques qui ornent désormais le toit de leur foyer.

Rapprocher les jeunes du secteur

L’équipe victorieuse, composée de quatre filles et quatre garçons scolarisés en classe de troisième classique, a pu témoigner de cette aventure inédite devant les journalistes, les professionnels du secteur et la ministre de l’Education nationale, Mady Delvaux-Stehres, le 8 avril lors d’une conférence organisée par et à l’IFSB. L’expérience s’est révélée enrichissante sur le plan personnel pour Yannick, Hilda, Marine, Corinne, Jim, Steven, Samuel et Lena qui ont beaucoup appris au contact de la population locale, mais aussi au contact de professionnels du secteur de la construction. L’un d’entre eux a même changé d’avis quant à l’orientation professionnelle qu’il souhaitait suivre et a décidé de devenir ingénieur en génie civil ou technicien en bâtiments alors qu’il se destinait à une carrière dans le secteur tertiaire. Pour Elisabeth De Sousa, l’objectif est atteint : « Lorsque j’entends qu’un des huit jeunes ayant participé au voyage d’étude a la volonté de travailler dans le secteur de la construction dans quelques années, je suis satisfaite. Elle est là notre réussite : parvenir à améliorer globalement l’image du secteur et y intéresser les lycéens d’aujourd’hui qui sont notre vivier de demain. Nous savons que d’ici 2020, les deux tiers de la main-d’œuvre dans notre secteur d’activité seront renouvelés. Nous mettons donc les bouchées doubles pour rapprocher le secteur des jeunes ».

Et à l’IFSB, quand on dit « mettre les bouchées doubles », cela ne signifie pas seulement se contenter d’une initiative ponctuelle comme ces jeux sans frontière thématiques, mais faire un effort permanent pour aller à la rencontre de la génération montante. Plus de 4.000 jeunes ont déjà été accueillis dans le cadre du projet de promotion des métiers de la construction mené par l’IFSB depuis 2007. L’IFSB organise notamment des journées découvertes qui trouvent écho auprès de toutes les filières scolaires. « A cette occasion, nous ouvrons nos portes et mobilisons quasiment toutes nos ressources pendant une semaine. Une dizaine d’ateliers sont proposés auxquels chacun peut participer activement », explique Elisabeth De Sousa. Cette année, ces journées avaient lieu à partir du 26 avril et, avec une centaine de visiteurs par jour, les agendas étaient bondés. Il était également une évidence pour l’IFSB de participer aux Boy’s and Girl’s Day du 25 avril et de cibler un public féminin dans un secteur où il est très peu représenté. Pour cet événement, le principe est le même que pour les journées découverte : des ateliers ouverts à toutes les jeunes filles qui ont envie de s’affirmer plutôt que de se limiter à certaines tâches par manque de force physique par exemple. « Il existe des réticences chez les jeunes femmes qui sont tout à fait compréhensibles mais, d’une manière générale, nous visons à développer chez les jeunes la motivation de relever des défis et de ne pas s’asseoir sur leurs acquis », souligne Elisabeth De Sousa. Le fait est que la construction est un secteur en pleine croissance malgré une conjoncture économique morose, qui est porteur de perspectives d’emploi, mais aussi de valeurs, de stabilité et de possibilités d’évolution de carrière par le biais de la formation professionnelle continue.

Building Games, deuxième édition

La deuxième édition des Building Games est la prochaine étape. Les éliminatoires auront lieu du 1er au 4 juillet et la finale le 5 juillet. « Notre objectif est de rester aussi proche que possible du secteur et de privilégier le côté pédagogique, même si l’aspect ludique est très important pour promouvoir les métiers de la construction auprès des jeunes. Nous sommes très attachés à mettre l’accent sur la sécurité et sur la construction durable », explique Elisabeth De Sousa. Au programme cette année : une traversée en tyrolienne qui permettra d’apporter tous les éléments d’un équipement de protection individuel à un équipier pour illustrer la notion de sécurité, l’isolation d’un bâtiment en bonne et due forme pour aborder le thème de l’efficacité énergétique, la pose de panneaux photovoltaïques dans les règles de l’art pour se familiariser avec les énergies renouvelables, ou encore l’édification d’un bâtiment pour démontrer sa capacité à travailler en équipe et appréhender les techniques de construction, puis un grand classique qui plaît beaucoup, de la conduite d’engins pour exercer sa concentration et son sens de la précision et enfin, un quizz pour activer ses neurones. A la clé : un nouveau voyage d’études forcément orienté sur la construction durable, mais dont la destination n’est pas encore définie.

Le directeur de l’IFSB, Bruno Renders, a donné sa vision des projets à venir lors de la conférence du 8 avril : « Le développement durable, son application au secteur de la construction et, plus spécifiquement, les énergies renouvelables, peuvent se révéler être des leviers de performance et de développement pour toutes les économies. L’IFSB s’impose depuis dix ans comme un acteur crédible dans le domaine de la construction durable et des énergies renouvelables. Notre institut souhaite faire bénéficier des partenaires de nouveaux horizons de son expertise. Quand les énergies renouvelables rencontrent des besoins vitaux de développement des populations, l’avenir des générations futures est assuré ». « Au-delà des actions que nous menons sur le territoire luxembourgeois, nous sommes de plus en plus enclins à sortir des frontières parce que nous avons des partenaires à l’étranger qui nous font confiance et que nous avons la volonté d’aller vers la coopération au développement, par exemple par la mise à disposition de compétences », ajoute Elisabeth De Sousa.

A travers ces différentes initiatives, l’IFSB outrepasse complètement sa mission de société anonyme, ce qui est sans doute ancré dans la stratégie managériale de l’entreprise qui intègre pleinement le concept de responsabilité sociétale. L’institut de formation est soutenu dans son engagement à éveiller l’intérêt des jeunes pour le secteur par des institutions comme le Groupement des Entrepreneurs du Bâtiment et des Travaux Publics ou la Fédération des Entreprises de Construction et de Génie Civil, mais aussi par le ministère du Travail et celui de l’Education nationale, comme l’a souligné Mady Delvaux-Stehres en saluant, lors de la conférence du 8 avril, le travail accompli.

www.ifsb.lu

Photo : Elisabeth De Sousa, responsable développement durable, chef de projets par Marlene Soares pour LG Magazine. Propos recueillis par Mélanie Trélat.

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jeudi 2 mai 2013


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Institut de Formation sectoriel du Bâtiment (IFSB)
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