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Crise de l’emploi des jeunes : une action mondiale s’impose
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Crise de l’emploi des jeunes : une action mondiale s’impose

Politique & Gouvernance

Publié le
vendredi 23 octobre 2015 à 04:00

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La croissance mondiale des prochaines décennies dépendra de la jeunesse actuelle. Combattre la crise chronique de l’emploi des jeunes exige des efforts globaux et une action déterminée.

Les jeunes représentent 40 pour cent de la population mondiale – la génération de jeunes la plus nombreuse de toute l’histoire – mais ils sont touchés de manière disproportionnée par le chômage. C’est un problème persistant.

WASHINGTON – Un tiers des 1,8 milliard de jeunes dans le monde n’a actuellement pas d’emploi et ne suit ni études ni formation. Sur le milliard de jeunes supplémentaires qui vont arriver sur le marché du travail au cours des dix prochaines années, seuls 40 pour cent devraient pouvoir trouver un emploi qui existe aujourd’hui. L’économie mondiale devra créer 600 millions d’emplois au cours des dix prochaines années – cinq millions d’emplois par mois – rien que pour garder le rythme prévu des taux d’emploi des jeunes. Mettre fin à la crise de l’emploi des jeunes est une priorité absolue et le coût socio-économique de l’inaction est lourd, indique un nouveau rapport. 

Ce premier rapport, intitulé  Toward Solutions for Youth Employment : A 2015 Baseline Report   (Trouver des solutions pour l’emploi des jeunes : Rapport de base 2015) est publié aujourd’hui par l’alliance Des solutions pour l’emploi des jeunes (S4YE en anglais) – une coalition mondiale pluripartite, créée pour améliorer l’accès des jeunes aux possibilités d’emploi. Cette coalition est un partenariat lancé par le Groupe de la Banque mondiale , Plan international , le Fondation internationale pour la jeunesse (IYF), Youth Business International (YBI), RAND, Accenture et l’Organisation internationale du Travail (OIT). 

« Les jeunes représentent 40 pour cent de la population mondiale – la génération de jeunes la plus nombreuse de toute l’histoire – mais ils sont touchés de manière disproportionnée par le chômage. C’est un problème persistant. Près de 30 pour cent des jeunes n’ont pas d’emploi et ne suivent ni études ni formation et, dans le monde entier, la situation des jeunes femmes est pire encore. Nous devons agir maintenant et agir ensemble si nous voulons concrétiser les immenses possibilités que nous offrent ces nombreux jeunes aujourd’hui » , a déclaré Matt Hobson, Directeur de l’Alliance S4YE. 

Si les circonstances varient selon les régions, ajoute le rapport, les problèmes restent les mêmes – la jeunesse mondiale est incapable de trouver un travail productif et durable. Cela alimente les inégalités, avive les tensions sociales, et met en danger la prospérité et la paix, présentes et futures, au niveau national et mondial. 

Ce rapport fournit des tendances de référence, identifie les contraintes et propose d’éventuelles solutions à la crise de l’emploi des jeunes en s’appuyant sur sa connaissance des programmes qui marchent ou qui sont prometteurs. Il se penche aussi sur certaines catégories spécifiques de jeunes – les jeunes femmes, les jeunes dans les pays touchés par un conflit ou les Etats fragiles, ainsi que les jeunes urbains et les jeunes ruraux – qui requièrent une attention particulière. 

« Le chômage des jeunes est un problème grandissant à l’échelle mondiale. Quand les jeunes travailleurs sont incapables de se connecter avec le marché du travail, cela a de profondes répercussions sur leur aptitude à participer pleinement à l’économie et menace leur avenir économique et social » , a déclaré John Irons , Directeur général de la Fondation Rockefeller et membre du Conseil d’administration de S4YE. « A la Fondation Rockefeller, nous partageons la vision de S4YE selon laquelle il convient de travailler avec les employeurs pour ouvrir de nouvelles perspectives d’emploi aux jeunes, de mieux faire correspondre les exigences des employeurs et les compétences des jeunes travailleurs et de nous assurer que les jeunes reçoivent le soutien dont ils ont besoin pour réussir. En élargissant les possibilités d’accès au marché du travail pour les jeunes et en aidant les sociétés à tirer profit de l’embauche de jeunes talents, nous voyons là une chance non seulement de résoudre le chômage des jeunes à grande échelle – mais aussi de bâtir des économies plus inclusives. 

« Le rapport montre que les jeunes ont naturellement un goût personnel pour l’entreprise plus prononcé que leurs ainés – et nous savons à présent que parmi toutes les interventions des Etats, du secteur privé et de la société civile mises en œuvre pour résoudre la question de l’emploi des jeunes, l’aide apportée aux jeunes créateurs d’entreprise est la plus efficace », a ajouté M. Hobson. « La bonne nouvelle est que l’expérience et les faits montrent que nous disposons d’ores et déjà de quelques réponses politiques et programmes dans notre arsenal pour œuvrer en faveur de l’emploi des jeunes dès maintenant. » 

D’énormes progrès ont été accomplis ces dernières années en vue de comprendre les complexités de l’emploi des jeunes et la manière de le promouvoir. Pour améliorer les chances de réussite des jeunes dans le monde, la Coalition va donner la priorité à quatre domaines complémentaires : 

L’impact de l’ère numérique – la révolution technologique modifie le travail et les relations professionnelles de fond en comble, mais ce tournant est perçu différemment à travers le monde.

La pénurie de compétences – pour combler ce déficit de compétences, nous devons améliorer les perspectives des hommes, des femmes et de ceux qui se trouvent au plus bas de l’échelle.

Création d’entreprise et travail indépendant – à l’échelle mondiale, les jeunes ont 1,6 fois plus de chances que les adultes d’exercer une activité entrepreneuriale, une tendance qui doit être encouragée.

Des emplois de qualité – la mesure quantitative du chômage de reflète pas la qualité des emplois et nous avons besoin de connaître en profondeur les conditions de travail qui prévalent aujourd’hui.

La jeunesse actuelle ne pourra pas sortir de la pauvreté d’ici à 2030 si elle n’a pas de solution d’emploi, indique le rapport. Les nouvelles cibles liées à l’emploi des jeunes dans les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies illustrent cette reconnaissance et ce désir de changement. Le rapport permettra de suivre les ODD en fournissant des références à partir desquelles mesurer les progrès accomplis. 

Selon le rapport, on ne parviendra à atteindre le plein emploi des jeunes de manière durable et à grande échelle qu’avec la collaboration des gouvernements et des institutions publiques à tous les niveaux, L’Alliance des Solutions pour l’emploi des jeunes s’est engagée à donner du travail à 150 millions de jeunes supplémentaires. Elle envisage un monde où une génération de jeunes travailleurs qualifiés sera le moteur de la prospérité mondiale. A cette fin, elle vise à tisser des liens en favorisant une coordination à l’échelle mondiale, à apprendre en collectant et en utilisant des connaissances basées sur des faits, et à mobiliser ses ressources pour dupliquer des solutions qui ont fait leurs preuves.

Communiqué de presse : www.banquemondiale.org

 

Publié le
vendredi 23 octobre 2015


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