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Comment réduire les émissions de CO2 de l’aviation et de la navigation ?
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Comment réduire les émissions de CO2 de l’aviation et de la navigation ?

Énergie

Publié le
mardi 19 avril 2016 à 02:00

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Les États membres de l’UE favorables à des mesures mondiales de réduction du CO2 dans l’aviation et la navigation

Les émissions de gaz à effet de serre provenant de l’aviation sont parmi celles qui augmentent le plus. Selon les prévisions, elles devraient croître jusqu’en 2020 de 70 % par rapport à 2005. La navigation devrait elle aussi connaître une forte progression, avec pour corollaire une importante augmentation des émissions de CO2, si aucune mesure complémentaire n’est appliquée.

Que peut faire l’UE pour parvenir à des mesures mondiales efficaces de réduction des émissions de CO2 dans l’aviation et la navigation ? Au deuxième jour du Conseil informel Environnement et Transports, le 15 avril à Amsterdam, les ministres examinent comment ces secteurs peuvent contribuer à la réalisation des engagements de l’accord de Paris sur le climat. /

Conférence de Paris sur le climat : réduire le réchauffement de la terre

Lors de la conférence sur le climat qui s’est tenue à Paris en 2015 (COP21), 195 pays ont adopté un nouvel accord contraignant dans lequel ils se sont engagés à réduire l’émission de gaz à effet de serre et à limiter le réchauffement de la terre à 2 degrés, la valeur recommandée étant de 1,5 degré.

Augmentation des gaz à effet de serre sous l’effet de l’importante croissance de l’aviation et de la navigation

Les émissions de gaz à effet de serre provenant de l’aviation sont parmi celles qui augmentent le plus. Selon les prévisions, elles devraient croître jusqu’en 2020 de 70 % par rapport à 2005. La navigation devrait elle aussi connaître une forte progression, avec pour corollaire une importante augmentation des émissions de CO2, si aucune mesure complémentaire n’est appliquée. Il est indispensable d’agir dans ces secteurs pour atteindre les objectifs de l’accord sur le climat.

Mesures financières, économiques et sociales

L’UE vise une approche ambitieuse et réaliste de la question des émissions de CO2 dans les secteurs de l’aviation et de la navigation. Cette approche devant aussi être mondiale, l’UE coopère avec l’Organisation de l’aviation civile internationale (OAIC) et l’Organisation maritime internationale (OMI). Les ministres examinent les questions suivantes :

- Comment élaborer des mesures efficaces au sein de l’OACI et de l’OMI ?

- Quelles sont les mesures contribuant à la croissance économique, à l’emploi et à la compétitivité des secteurs de l’aviation et de la navigation ?

- Comment coopérer avec les pays partageant nos points de vue et établir le lien avec ceux ayant une position différente ?

L’OACI pour une croissance au bilan carbone neutre à partir de 2020

L’OACI souhaite une croissance au bilan carbone neutre à partir de 2020, ambition totalement partagée par l’industrie aéronautique. Afin de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, l’UE prône des normes de performance en matière d’émissions de CO2 pour les avions et l’adoption d’un accord sur un mécanisme de marché mondial lors de l’assemblée générale de l’OACI de l’automne prochain. Un tel mécanisme répondrait à un besoin urgent. Le projet que prépare l’OACI est un marché, basé sur un système de compensation. L’aviation pourrait aussi compenser les émissions hors de son propre secteur et réaliser ainsi une croissance au bilan carbone neutre. Ce mécanisme doit conduire les parties à prendre les mesures qui sont les plus rentables.

Renforcer l’efficacité énergétique ne suffit pas

90 % de l’ensemble des marchandises mondiales sont transportés par bateau, moyen de transport le plus efficace. L’introduction de nouvelles normes par l’OMI doit encore accroître l’efficacité énergétique des nouveaux navires de 30 % entre 2015 et 2025, en trois étapes. Mais il faudra davantage de mesures pour atteindre les objectifs climatiques de l’accord de Paris. Les ministres européens veulent tout d’abord s’entendre sur un système de collecte de données, ce qui permettra à l’OMI de débattre de mesures complémentaires sur la base de faits et de chiffres.

Des moteurs propres et des taxes portuaires réduites

L’aviation et la navigation bénéficient déjà des innovations durables et vertes existantes. Certains navires fonctionnent ainsi au GNL (gaz naturel liquéfié) ou ont des moteurs propres et économes. Les ports d’envergure mondiale comme Rotterdam récompensent les navires propres en réduisant leurs taxes portuaires. Le secteur de l’aviation dispose d’avions économes et de combustibles plus propres, comme le biokérosène. Divers aéroports, dont Amsterdam Schiphol, optent pour un entretien durable.

Des transports publics durables

Après la concertation sur les mesures relatives aux émissions dans les secteurs de l’aviation et de la navigation, les ministres se pencheront sur les mesures en faveur de transports publics plus propres. Sharon Dijksma, la ministre de l’Environnement, signera durant le Conseil un accord avec tous les acteurs néerlandais des transports publics, prévoyant l’augmentation rapide du nombre d’autobus fonctionnant à l’électricité ou à l’hydrogène. À compter de 2025, aucun nouvel autobus des transports publics ne devra émettre de gaz d’échappement nocifs. J’espère que les autres pays de l’UE utiliseront la technologie et le savoir des fabricants néerlandais , a déclaré la ministre.

Communiqué par la Présidence néerlandaise de l’UE

Publié le
mardi 19 avril 2016


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