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jeudi 25 mai 2017

CityLity, se faciliter la ville
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CityLity, se faciliter la ville
Qualité de vie

Publié le mardi 11 avril 2017 à 04:00

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L’application mobile CityLity est un outil communautaire, collaboratif, permettant à chacun « d’améliorer le monde à son niveau », dixit le cofondateur de la société éponyme, André May.

Rencontre avec André May, cofondateur de CityLity

CityLity est née en 2014. André May et son associé, Benoît Waeckerlé, étaient alors tous deux présidents de syndicats de copropriété bénévoles depuis une dizaine d’années et avaient mis en œuvre des méthodes de partage de données dans leurs immeubles respectifs : les documents administratifs étaient placés dans une Dropbox accessible aux propriétaires et au gestionnaire et les messages plus informels passaient par un système de communication type réseau social. Résultat : les charges ont augmenté de 0 % pendant 10 ans et le lien social a été renforcé. Autrement dit, impliquer la communauté a permis de générer un bénéfice numéraire, mais aussi un bénéfice humain.

Ils ont donc décidé de transposer ce modèle collaboratif dans une application mobile qui met en relation résident et gestionnaire de manière à pouvoir signaler un incident (éclairage défectueux, taches sur la moquette des parties communes, ascenseur en panne, etc.) 24 h/24 et où que l’on soit, en quelques clics. Le problème est ainsi solutionné au plus vite et les sur-déclarations sont évitées puisque toute la communauté peut suivre l’évolution de la situation en temps réel sur son smartphone. L’application permet aussi d’échanger des informations concernant le baby-sitting, le prêt de livres ou d’outils, le covoiturage ou la mise en commun de recettes de cuisine, constituant un véritable réseau d’entraide entre voisins. Près de 40 000 appartements sont d’ores et déjà équipés de CityLity en France, et le système pourrait tout aussi bien fonctionner dans les bâtiments administratifs où il contribuerait à améliorer le bien-être au travail.

Ce qui fonctionne à l’échelle du bâtiment est également applicable à l’échelle de la ville, le procédé étant le même, mais les échanges portant plutôt sur les événements culturels, les points d’intérêt touristiques, la localisation des parkings, des commerces et services ou des containers de recyclage, la signalisation d’une fuite d’eau ou d’un nid de poule sur la voirie. En France toujours, Pessac (Sud-Ouest), un arrondissement de Lyon et plusieurs villes autour de Paris ont déjà adopté CityLity. D’ici quelques mois, on pourra même communiquer dans une gare de manière automatique et ciblée grâce à la géolocalisation.

Au Luxembourg, André May et son équipe travaillent avec le LIST pour optimiser l’expérience utilisateur « afin de permettre à tout un chacun, de 7 à 77 ans, de participer à l’amélioration de son environnement ». Le 7 février, un contrat a été signé avec le service de la navigation du MDDI. Les personnes qui empruntent la Moselle pourront désormais déclarer une pollution, un dysfonctionnement ou une crue via CityLity et aider la vingtaine d’agents du service à améliorer le patrimoine industriel dont ils sont responsables.

« Nous accompagnons le mouvement communautaire mondial. En prenant quelques secondes pour déclarer un incident ou partager des idées qui facilitent la vie, on améliore le monde à son niveau, ce qui profite ensuite à tous », conclut André May.

Mélanie Trélat

Source : NEOMAG

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Publié le mardi 11 avril 2017


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