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mardi 17 octobre 2017

« C'est en pratiquant que nous apprenons »
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« C’est en pratiquant que nous apprenons »
Architecture & construction

Publié le lundi 9 janvier 2017 à 04:00

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Retour d’expérience de l’utilisation du BIM en cabinet d’architectes avec Aurore Deheneffe, architecte associée, et Christophe Bracquez, technicien, dessinateur en architecture chez SteinmetzDemeyer.

Interview d’Aurore Deheneffe, architecte associée et de Christophe Bracquez, technicien, dessinateur en architecture chez STEINMETZDEMEYER

Depuis quand utilisez-vous le BIM et sur quel type de projets ?
A. D. : Depuis peu, puisque nous travaillons actuellement sur l’avant-projet définitif d’un projet pilote : la conception d’un hall sportif pour l’administration des Bâtiments publics. Nous souhaitions depuis quelque temps déjà développer le BIM, étant continuellement en recherche de solutions permettant d’aller vers toujours plus de qualité, et recherchions un projet qui s’y prête parfaitement. C’est le cas de celui-ci, puisqu’il répond aux attentes en termes de taille et de complexité. De plus, il implique des ingénieurs statiques et des ingénieurs techniques, ce qui nous a permis dès le départ d’exploiter l’aspect collaboratif du BIM, qui est un point sur lequel nous souhaitions vivement nous investir.

Quels avantages y voyez-vous ?
A. D. : En plus de l’aspect collaboratif, le fait de travailler exclusivement sur des fichiers 3D au lieu de plans 2D, permet une lisibilité plus aisée et une identification plus rapide des interférences entre technique, statique et architecture.

D’autre part, il est possible d’attribuer des caractéristiques à chaque objet dans la maquette numérique : définir une porte coupe-feu ou un vitrage antireflet, par exemple. La centralisation de ces informations facilite la communication entre les différents intervenants.

Le BIM offre aussi un réel avantage aux maîtres d’ouvrages professionnels concernant la maintenance du bâtiment, car toutes les données sont centralisées au sein d’un même support numérique.

Enfin, il permet d’anticiper certaines problématiques et de les résoudre en amont du chantier, ce qui fait émerger des solutions plus efficientes.

Êtes-vous confrontés à des difficultés ? Lesquelles ?
C. B. : Étant donné que c’est le premier projet BIM que nous développons, il nous manque encore certains automatismes pour saisir une information ou exporter certains fichiers IFC. Nous nous informons sans cesse afin de trouver de nouvelles solutions, ce qui nous permet d’élargir de jour en jour notre expertise BIM, au-delà des formations reçues.

A. D. : Comme lorsque nous sommes passés de la table à dessin à la DAO, nous devons appréhender de nouveaux logiciels, acquérir des machines plus puissantes et adapter notre méthodologie de travail.
Comment vous êtes-vous préparés au BIM ?

A. D. : Nous avons suivi des formations et avons bénéficié de l’appui de Neobuild et de BIM Consult. Nous nous documentons régulièrement et échangeons toutes les bonnes pratiques qui émergent de cette méthode de travail. Comme c’est un procédé innovant sur lequel on a encore peu de retours d’expérience, c’est en pratiquant que nous apprenons.

Mélanie Trélat

Source : NEOMAG

Consultez en ligne NEOMAG #03

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Publié le lundi 9 janvier 2017


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