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Bâtir, c’est habiter ses rêves
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Bâtir, c’est habiter ses rêves

Architecture & construction

Publié le
lundi 4 décembre 2017 à 04:00

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« Une certitude me chatouillait régulièrement… celle que d’autres modes constructifs devaient être possibles, plus écologiques, plus humains, plus accessibles. »

Récit d’Yves Desarzens, concepteur des maisons nomades en France.

Le projet est né avec ces objectifs simples : faire rapidement une habitation légère, intelligente, économique et écologique. Rapidement, parce que j’en avais assez de passer autant de temps dans des travaux lourds pour un simple nid… pas si original et lumineux que ça en plus. Une habitation légère, puisqu’elle induit une économie de matériaux, donc d’argent et… d’énergie fossile cachée (énergie dite grise). Cette légèreté permet également une construction modulaire qui rend la maison déplaçable assez simplement. Intelligente parce qu’il y a dans la réflexion d’un projet une réelle possibilité de simplifier les processus constructifs, le montage, le placement des différents éléments. Cette réflexion préalable est une réelle source d’économie de moyens et de temps. Cette réflexion peut également intégrer des priorités plus individuelles que l’on souhaite définir pour le projet en termes de structuration de l’espace nécessaire. Elle intègre également les priorités existentielles : budget pour se loger, temps consacré à son habitat, choix architecturaux intégrant des espaces modulables en fonction des activités journalières et des habitudes de vie.

Comment est née l’idée de « Maisons Nomades » ?

Le bonheur d’édifier

Notre bonheur est lié à notre capacité à modeler notre environnement de façon créative. Nous sommes pour la plupart d’entre nous des créateurs, des bâtisseurs de rêves… et ceux qui ne le sont pas encore, rêve de le devenir. Être capable de bâtir son nid est quelque chose de puissant, d’archaïque (voir L’île des gauchers d’Alexandre Jardin par exemple). La joie à édifier des murs, un toit est quelque chose d’inoubliable, accompagnée si nécessaire de la bienveillance de ceux qui l’ont déjà fait…

Un projet innovant, oui mais en quoi ?

Peut-être imaginez-vous qu’en tant que concepteur d’une structure modulaire, emboîtable et déplaçable, c’est ce système que je considère comme innovant… Pourtant, non, l’innovation est ailleurs et elle ne m’appartient pas… Imaginez plutôt : un groupe d’amis s’est formé pour bâtir un éco-hameau de dix habitations légères. Le bois commandé deux à trois mois plus tôt est arrivé il y a peu sur le site. En quelques jours, l’ensemble des pièces pour les 10 modules a été conçu, les quelques jours suivants serviront à édifier les 10 ossatures, il restera alors à animer chaque cadre formant les parois de l’habitation en clair-obscur, à concevoir leur peau extérieure (bardage, etc.) ainsi que leur peau intérieure. Si vos choix sont rationnels et économiques, votre éco-hameau de 10 modules sera terminé en trois mois et vous aurez même le temps peut-être de commencer une phytoépuration, une salle de bains et des toilettes sèches pour les habitants du lieu.

Pour moi c’est cet affranchissement des lourdeurs liées au fait de se loger qui est réellement innovant.

Les matériaux

Pour s’affranchir efficacement et poétiquement des astreintes liées à l’habitat, il est nécessaire de bâtir rapidement et surtout, que l’habitat choisi soit durable… Quelques matériaux me paraissent incontournables.

Le verre en double ou triple vitrage, intelligemment utilisé va permettre d’y voir clair de l’intérieur, ce qui est bon pour le moral, et même de se chauffer partiellement.

Les pare-pluie et frein-vapeur permettant de faire un complexe isolant performant qui compense la faible épaisseur de l’isolant dans notre habitation légère : 30 cm du meilleur isolant sans parois perspirantes soigneusement posées de part et d’autre de l’isolant ne seront pas plus efficaces qu’un complexe isolant de 10 cm bien étanche.

Un minimum de produits synthétiques et donc polluants est nécessaire pour l’exécution de joints étanches (joints polyéthylènes, colles polymères et autres, sangle de chapiteau). Des solutions plus coûteuses mais plus écolo existent souvent.

Enfin, quelques matériaux ancestraux comme le bois pour sa souplesse, sa solidité et ses ressources renouvelables et le métal (le moins possible) pour des applications précises pourront être employés.

Pour le montage, vous trouverez les informations utiles sur le lien suivant : https://www.maisonsnomades.net/montage

Et pour toute demande complémentaire, référez-vous directement à https://www.maisonsnomades.net/

Crédit photos : www.maisonsnomades.net

Propos de Yves Desarzens pour www.infogreen.lu

Publié le
lundi 4 décembre 2017


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