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30 printemps à sauver les printemps !
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30 printemps à sauver les printemps !

Green Planet

Publié le
mardi 26 août 2014 à 06:30

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En 1984, Roger Spautz et quelques amis militants fondent le « bureau luxembourgeois » de Greenpeace. Trente ans plus tard, Greenpeace Luxembourg mène des combats grand-ducals quand il ne se rallie pas aux combats menés par les ONG voisines ou cousines. Le tout, pour préserver notre environnement.

Aussi précaire que cela puisse la rendre, l’ONG tient à son indépendance financière comme à l’environnement qu’elle protège

La langue française n’est pas avare de synonyme quand il s’agit de célébrer un anniversaire. Il y a les “années“ bien sûr, mais l’on peut également parler de “bougies“ ou, plus familièrement, de “berges“. Sans oublier les “printemps“ ! Cette année, pour les 30 ans de Greenpeace Luxembourg, on optera pour cette dernière expression tant celle-ci est significative : trente décennies de lutte pour préserver notre environnement et faire en sorte que les printemps, justement, continuent d’exister ! C’est qu’à cause d’un climat malmené qui ne sait plus vraiment quand souffler le chaud et le froid, ces derniers temps, “il n’y a plus d’saisons, ma bonne dame !“

Ah… le fameux changement climatique ! Si le sujet est loin d’être nouveau, il semble être davantage pris au sérieux et gagner ainsi de l’importance maintenant que ses conséquences sont visibles, pour ne pas dire criantes. « La fonte des glaces est désormais une évidence et les gens sont de plus en touchés personnellement par les catastrophes météorologiques comme les tempêtes ou les innondations », explique Roger Spautz, chargé de campagne, non sans regrets. « La plupart des gens n’agissent que lorsqu’ils sont concernés. C’est dommage, mais c’est humain ».

Cependant, malgré le discours alarmiste de certains, pour Roger Spautz, « il n’est jamais trop tard, même s’il y a urgence d’agir » ! C’est d’ailleurs ce qu’attendent désormais les citoyens qui se rendent bien compte que, du côté des politiques, « il y a beaucoup de discussions, mais peu d’actions ».

Indépendante et fière de l’être

C’est pour cette même raison que, il y a 30 ans, Roger Spautz s’est associé à une dizaine d’autres personnes pour créer la branche grand-ducale de Greenpeace. « Nous étions tous déjà engagés pour des causes diverses pour la paix ou contre le nucléaire », se souvient-il, « mais après avoir lu, vu ou entendu des reportages sur Greenpeace », ils ont été séduits par cette ONG dans laquelle « on ne faisait pas que parler ». Ils entament alors les démarches pour créer un bureau de « soutien à Greenpeace Internationale » qui éclot en 1984 à Esch.

Après un bref passage par la Maison des Jeunes à Luxembourg-Ville, le bureau revient prendre ses quartiers à Esch, ville d’où sont originaires la plupart de ses fondateurs. Fondateurs qui, à partir des années 1990, vont plus loin que les campagnes d’informations ou de lutte et s’engagent de plus en plus activement.

A l’instar de ses consoeurs, Greenpeace Luxembourg ne tire de financements que grâce aux dons. Il faudra ainsi attendre 1987 pour qu’un premier poste à mi-temps, soit créé. C’est Roger Spautz qui l’occupera. Aussi précaire que cela puisse la rendre, l’ONG tient à cette indépendance comme à l’environnement qu’elle protège. Avec une base assez stable d’environ « 9.000 à 10.000 adhérents » depuis quelques années, Greenpeace Luxembourg a pu créer d’autres emplois. Ainsi, aujourd’hui l’ONG compte huit salariés (« pas tous à plein temps »), un bénévole (« très ») régulier et un ou deux stagiaires.

Anti-nucléaire

Car la lutte pour la préservation de notre jolie planète bleue s’apprend. On étudie les réussites (l’obtention de la part de l’usine Dupont Nemours qu’elle stoppe l’utilisation d’une substance chimique détruisant la couche d’ozone), on tire des leçons des échecs.

Alarmé par le taux « relativement élevé d’émissions de CO2 au Luxembourg », Greenpeace tire la sonnette d’alarme depuis maintenant 20 ans, se placant ainsi comme précurseur dans cette lutte. Aujourd’hui, les politiques commencent à prêter l’oreille aux revendications, inutile de dire que le nouveau gouvernement est attendu au tournant !

En 30 ans, nuls doutes que le combat le plus important de Greenpeace Luxembourg est celui contre l’énergie nucléaire et pour cause : quelques années après la catastrophe de Tchernobyl, les membres de Greenpeace Luxembourg font partie du premier groupe de l’ouest autorisé à se rendre sur les lieux pour y constater les dégats. Cinq ans plus tard, ils embarquent à bord du Rainbow Warrior pour dénoncer les essais nucléaires français. Au Grand-Duché aussi, le nucléaire dérange. Ils militent ainsi contre la mise en fonction de la centrale voisine.

Si, 30 ans plus tard, on connaît la fin de l’histoire et l’on sait que cette bataille fut perdue, cela n’a pas entamé le moral de troupes, au contraire. Comme disait Napoléon : “On a perdu la bataille, pas la guerre !“ Encore une expression francophone particulièrement appréciée et qui colle très bien à Greenpeace Luxembourg !

Photo SLIDER ©Robert Neff sur Flickr / Photo SLIDER © Robert Neff sur Flickr - Photo ARTICLE ©Greenpeace Luxembourg

Publié le
mardi 26 août 2014


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