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« Une goutte d’eau qui s’ajoute à d’autres pour former un ruisseau »
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« Une goutte d’eau qui s’ajoute à d’autres pour former un ruisseau »

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Publié le
mercredi 24 août 2022 à 04:00

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Proposer, au Luxembourg, une gamme de vêtements équitables, issus d’un système de production qui respecte aussi bien l’homme que la nature, c’est la vocation de la boutique Akabo, à Bonnevoie.

/L’ambition de son fondateur, Karel Lambert : donner à tous la possibilité d’acquérir des vêtements de qualité tout en contribuant, à travers leur achat, à améliorer la vie des communautés indiennes.

Chez Akabo, on trouve des vêtements pour tous, hommes et femmes. Des vêtements simples, streetwear, casual, de différentes marques certifiées par le Global Organic Textil Standard (GOTS) et par Fairtrade.

Ces marques ont été soigneusement sélectionnées par Karel Lambert, l’initiateur de ce beau projet. Il connaît bien l’Inde, pays d’origine des vêtements qu’il commercialise, pour s’y être rendu plusieurs fois. D’abord dans le cadre d’un tour du monde, en 2002, qui lui a permis de prendre conscience du désastre économique et écologique que représente l’industrie textile. Ensuite, au moment où il s’apprêtait à ouvrir sa boutique de vêtements équitables, pour vérifier de ses propres yeux que toutes les étapes de la chaîne de production, de la culture du coton à la couture des vêtements en passant par la fabrication des tissus, étaient réalisées dans de bonnes conditions.

S’habiller chez Akabo, c’est faire le choix de vêtements certes un peu plus cher que dans les grandes enseignes de la fast fashion, mais surtout plus durables dans tous les sens du terme : durables dans le temps car de qualité supérieure, mais aussi durables en ce sens que leur production respecte la nature et les personnes qui les ont fabriqués, et qu’elle s’inscrit dans un modèle économique pérenne.
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« Nous voulons maintenir la production en Inde car ils ont besoin de ce marché et ils ont le savoir-faire, les machines et le coton. Mais il n’est pas normal qu’un t-shirt coûte 3 euros. Les personnes qui fabriquent nos vêtements ont droit non pas à un salaire minimum, mais à un salaire décent, qui leur permet réellement de vivre. C’est ce que garantissent les certifications, comme elles garantissent aussi le respect des heures de travail, des temps de pause et le travail dans des usines ouvertes et lumineuses », explique Karel Lambert. « Nous devons également être attentifs à ce que cette activité économique bénéficie à une communauté entière. Fairtrade, par exemple, attribue des primes annuelles par kilo de coton cultivé qui servent à construire des écoles et des structures sociales. Comme me l’a dit le directeur d’une usine que j’ai visitée : l’action de Fairtrade, ce n’est pas une goutte d’eau sur une pierre chaude, mais une goutte qui s’ajoute à d’autres pour devenir un ruisseau. Plus la demande en vêtements équitables sera grande et plus la production suivra. Les producteurs ont besoin de boutiques qui commercialisent ce type de vêtements. C’est un point qui m’a fait choisir cette direction ».
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Pourtant, il envisage aujourd’hui de passer la main à quelqu’un qui, tout en partageant ses convictions, saura donner à son projet une nouvelle énergie car, au-delà de cette philosophie d’acheter mieux, il est aussi adepte celle de consommer moins et « le commerce, même s’il est équitable, reste toujours un commerce ». Intéressé ?

Mélanie Trélat
Extrait du dossier du mois « Petits pas, grandes avancées »

Publié le
mercredi 24 août 2022


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