« Un réchauffement de 1°C réduit le PIB mondial de plus de 20 % »

« Un réchauffement de 1°C réduit le PIB mondial de plus de 20 % »

En France, le Cercle des économistes et Le Monde ont remis le Prix du Meilleur Jeune Économiste 2026 à Adrien Bilal, récompensant ses travaux sur l’impact économique du changement climatique à l’échelle mondiale.

Depuis 2000, le Prix du Meilleur Jeune Économiste distingue chaque année « un économiste français de moins de 41 ans, qui allie une expertise reconnue et une participation active au débat public », indique le site du Cercle des économistes – l’un des créateurs du prix, avec Le Monde. Pour la 27ᵉ édition, c’est Adrien Bilal de l’Université Stanford qui a été récompensé.

Ses recherches « se situent à l’intersection de la macroéconomie et de l’économie du climat. Il analyse l’impact du changement climatique sur la croissance, les inégalités et les risques macroéconomiques, ainsi que les interactions entre climat, innovation, énergie et politiques publiques », explique le Cercle.

Parmi ses publications les plus marquantes, on retrouve The Macroeconomic Impact of Climate Change : Global vs. Local Temperature (écrit avec Diego Känzig). Il y établit que « les dommages macroéconomiques causés par le changement climatique sont d’un ordre de grandeur bien plus élevé qu’on ne le pensait auparavant. En exploitant la variabilité naturelle des températures à l’échelle mondiale, nous constatons qu’un réchauffement de 1 °C réduit le PIB mondial de plus de 20 % à long terme. »

Alors que les approches traditionnelles sont centrées sur les températures locales, Adrien Bilal renouvelle l’analyse macroéconomique du changement climatique en changeant de perspective. « La température mondiale est fortement corrélée aux événements climatiques extrêmes, contrairement à la température au niveau des pays utilisée dans les travaux antérieurs, ce qui explique notre estimation plus élevée », détaille la publication.

Le Cercle cite aussi Anticipating Climate Change Across the US, où le jeune économiste « met en lumière le rôle déterminant des anticipations et de l’investissement dans la formation des impacts climatiques. » Ainsi que A Guide to Macroeconomics and Climate Change, une synthèse de référence sur ce champ en pleine expansion co-écrite avec James H. Stock.

Retrouvez la biographie complète d’Adrien Bilal sur le site du Cercle des économistes.

Léna Fernandes
Photo : © Charlène Louesdon

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Publié le vendredi 3 avril 2026
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