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Sortir de « résistance », entrer en « résilience »

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Publié le
vendredi 17 décembre 2021 à 04:00

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Il y a un lien entre ces mots : résilience et résistance. Dans les deux cas, on réagit ! La résilience est une façon de continuer à vivre, à suivre son chemin, quels que soient les obstacles. La résistance est dans toute opposition à une contrainte subie. La psychologie positive nous en apprend beaucoup…

/La résilience, dit le Robert, est « la capacité à vivre, à se développer, en surmontant les chocs traumatiques, l’adversité ». La résistance, selon le même dictionnaire, serait « l’action par laquelle on essaie de rendre sans effet une action dirigée contre soi ».

Il y a, bien entendu, un lien entre ces mots : résilience et résistance. Dans les deux cas, on réagit ! La résilience est une façon de continuer à vivre, à suivre son chemin, quels que soient les obstacles. La résistance est dans toute opposition à une contrainte subie.
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Cette force, identifiée en tant que telle par la psychologie positive, nous permet de mobiliser nos ressources internes ou externes. Les déterminants et les facteurs de résilience peuvent être de trois types : individuels, familiaux et sociaux selon les professeurs Leys et Fossion de l’ULB. La capacité de résilience de chacun, à la fois innée et acquise, est corrélée à des facteurs de protection et des facteurs de vulnérabilité, ces derniers augmenteraient l’ampleur des conséquences psychologiques pour les personnes déjà fragilisées.

5 pistes à explorer

Pour sortir de cet état « de résistance » (être contre) et atteindre la résilience pour laisser le trauma derrière nous, voici cinq pistes à explorer :

  • Accepter ce qui est et observer ce qui se passe en soi. L’idée est de s’écouter et de se demander : que se passe-t-il en moi ? Quelles sont mes émotions ? Qu’est-ce que cette situation m’apprend de positif sur moi-même et sur ma vie ? Cette distanciation sert à identifier le besoin en lien avec l’émotion et aussi de se mettre déjà en projet d’avenir. Cette dynamique permet de faire émerger un espace de liberté dans ce qui est en train de se passer.
  • Se raconter : quelle est l’histoire que je souhaite raconter dans 10 ans au sujet de cette épreuve de vie ? Mettre en mots ce qui se passe est fondamental pour accepter la réalité. Si c’est trop difficile d’en parler à quelqu’un, il existe des carnets personnels pour poser sur le papier ce qui nous arrive, avec des mots, et laisser s’exprimer la vie en nous.
  • S’entourer : un environnement bienveillant est une ressource majeure ! Des proches disponibles et compréhensifs, de véritables « tuteurs de résilience » sont, selon les mots de Boris Cyrulnik (dans La nuit, j’écrirai des soleils), sont un support indispensable pour préparer l’après. L’environnement professionnel a aussi son importance. Accepter sa vulnérabilité et accepter d’avoir besoin d’aide est un facteur capital. Souvent, les personnes qui ont du mal à se sortir de situations difficiles veulent tout régler toutes seules.
  • Trouver du sens à notre vie : l’altruisme et la spiritualité peuvent représenter de puissants facteurs de résilience. La générosité, le soutien des autres, l’appartenance à un groupe, le don de temps, permettent de vivre mieux les temps difficiles. C’est le lien désintéressé et l’entraide qui apportent du réconfort et de la chaleur humaine pour soi et pour les autres.
  • Apprécier la simplicité du quotidien : se nourrir des petits bonheurs du quotidien et contempler, ne serait-ce qu’un instant, l’excellence et la beauté de ce qui nous entoure.

Finalement, la résilience s’exprime certainement à travers la capacité à accepter la réalité telle qu’elle est dans toutes ses épreuves, à être présent à soi et aux autres et à apprécier et projeter notre vie dans toute sa parfaite imperfection.

Céline Veitmann et Jean-Philippe Wagnon
Allagi |Psychologie & Pédagogie Positive | Stratégies d’apprentissages et de développement

Illustration : Céline Veitmann

Article tiré du dossier du mois « R é S ili E nce ? »

Publié le
vendredi 17 décembre 2021


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