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« Save Our Soil » ouvre la voie à un avenir durable

Santé-Environnement

Publié le
mardi 10 décembre 2019 à 04:00

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À l’occasion de la Journée mondiale des sols, le Service pour le changement climatique de Copernicus (C3S) annonce un projet pionnier conçu pour aider à planifier la lutte contre la menace de l’érosion des sols.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du thème de la journée annuelle de sensibilisation organisée par les Nations Unies, qui met cette année l’accent sur la conservation de l’une de nos ressources les plus précieuses. Le thème « Stop Soil Erosion, Save Our Future » traite d’une question sur laquelle le C3S, mis en œuvre par le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme pour le compte de l’Union européenne, se concentre depuis longtemps. Plusieurs des projets de l’organisation utilisent des données climatiques de qualité pour informer les pratiques de gestion durable des terres afin d’aider à sauver nos sols.

Le C3S a récemment récompensé un cas de démonstration au Centre euro-méditerranéen sur le changement climatique (CMCC) qui se concentre sur la qualification de l’érosion future des sols en Italie à partir de projections climatiques jusqu’en 2100. Certains facteurs comme le type de sol et la pente raide rendent l’érosion du sol plus probable, mais elle est souvent aggravée par les activités humaines. Cette situation peut ensuite être exacerbée par des événements déclencheurs tels que les pluies, les inondations ou les vents violents.

Comme le sol est une ressource limitée, il est essentiel de surveiller l’érosion du sol. Le cas de démonstration montre comment les données du C3S peuvent être utilisées pour résoudre ce problème important. Des estimations de l’érosion du sol couvrant les décennies passées et futures seront générées et affichées dans l’une des applications présentes dans le Climate Data Store (CDS). Le Climate Data Store du C3S agit comme un guichet unique d’information sur notre climat passé, présent et futur.

Samuel Almond, responsable des systèmes d’information sectorielle au C3S, explique : « L’érosion des sols est désormais largement considérée comme une menace intersectorielle majeure du changement climatique. Nous savons que les ressources du sol s’épuisent avec le temps, il est donc vital que nous agissions maintenant pour prévenir d’autres pertes. Nos estimations et projections de l’érosion des sols seront un outil important pour les décideurs des secteurs concernés, y compris les transports, la gestion de l’eau et l’agriculture, afin de les aider à planifier des stratégies durables ».

Surveiller l’humidité des sols

Un facteur important de l’érosion du sol est le niveau d’humidité à l’intérieur du sol. Ce n’est qu’une des variables hydrologiques couramment mesurées par le Service pour le changement climatique de Copernicus. Ses bulletins climatiques mensuels rendent compte des changements observés dans la température de l’air à la surface du globe, la glace de mer et les variables hydrologiques. Ces résultats sont basés sur des analyses générées par ordinateur à l’aide de milliards de mesures provenant de satellites, de bateaux, d’avions et de stations météorologiques du monde entier.

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Anomalies des précipitations, de l’humidité relative de l’air de surface, du taux d’humidité volumétrique des 7 cm supérieurs de la température du sol et de l’air de surface pour novembre 2019 par rapport aux moyennes de novembre pour la période 1981-2010. L’ombrage gris plus foncé indique les endroits où l’humidité du sol n’est pas indiquée en raison de la couverture de glace ou de précipitations basses sur le plan climatologique. Source des données : ERA5 Crédit : ECMWF Copernicus Climate Change Service (C3S)

Pour novembre, les scientifiques du C3S annoncent que le mois a été contrasté en ce qui concerne l’humidité du sol, selon les régions :

  • La plupart des parties orientales de l’Europe et autour de la mer Noire ont connu une humidité du sol inférieure à la moyenne, de même que certaines parties du sud et de l’est de la péninsule ibérique, de l’Islande et de la Scandinavie occidentale et nordique.
  • La Norvège, en particulier, a connu un mois très sec, de nombreuses stations ayant enregistré les précipitations les plus faibles de tous les mois de novembre, d’après le registre à long terme du MET Norvège.
  • En revanche, de vastes zones d’Europe centrale et occidentale ont connu des conditions plus humides que la moyenne, en particulier le long de la Méditerranée centrale, ce qui a entraîné des inondations dans de nombreuses régions et une humidité du sol supérieure à la moyenne.

Influence du sol sur les feux de forêt et la composition de l’atmosphère

La réduction de l’humidité du sol contribue à la menace des feux de forêt dans le monde entier. Le CEPMMMT met également en œuvre le Service de surveillance de l’atmosphère de Copernicus (CAMS) pour le compte de l’UE, qui surveille la localisation et les émissions des incendies de forêt dans le monde entier grâce à son Système mondial d’assimilation des incendies (GFAS). Ces mesures sont essentielles pour prévoir et surveiller avec précision la composition de l’atmosphère et pour mettre au point des systèmes d’alerte rapide. En 2019, les incendies les plus anormaux en termes de propagation et d’émissions se sont produits dans le cercle polaire arctique, qui a émis plus de 50 mégatonnes de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, soit l’équivalent des émissions totales de la Suède pendant l’année. La latitude et l’intensité de ces incendies étaient particulièrement inhabituelles en raison des conditions plus sèches en général, avec des précipitations et une humidité relative plus faibles selon les bulletins climatiques du C3S.

Le sol est une source naturelle d’oxydes d’azote dans l’atmosphère et contribue à la qualité de l’air dans le monde. Ces émissions sont un sous-produit des processus microbiens dans le sol et sont influencées par des facteurs comme l’humidité du sol, la température, le type d’écosystème et les pratiques agricoles. Des travaux récents du CAMS ont permis de dresser un inventaire des émissions naturelles provenant du sol. Le sol contribue également à la présence de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, l’humidité du sol, le rayonnement atmosphérique et la température affectant la production primaire de carbone dans les écosystèmes terrestres et l’échange de CO2 entre la surface de la terre et l’atmosphère. La respiration du sol représente également une importante source naturelle d’émission de CO2 dans l’atmosphère.

De plus amples informations sur le cas de démonstration du C3S pour l’Italie concernant l’érosion des sols sont disponibles ici.

Communiqué de Copernicus, le programme européen de surveillance de la Terre

Publié le
mardi 10 décembre 2019


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