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Pacte climat, protection du climat, écologie, environnement, émissions de CO2, Klima-Bündnis Lëtzebuerg, énergies renouvelables, sensibilisation, efficience énergétique
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Revendications électorales 2018 du Klima-Bündnis Lëtzebuerg

Green Planet

Publié le
vendredi 6 juillet 2018 à 04:00

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Les sujets sur lesquels le prochain gouvernement doit plancher pour faire avancer la protection du climat au niveau communal !

Les inondations dans la région du Müllerthal en juin, l’arrivée de nouvelles espèces, les températures montantes et les situations météorologiques extrêmes nous montrent que le changement climatique est bien arrivé, chez nous aussi. Depuis plus de 20 ans, le Klima-Bündnis Lëtzebuerg s’engage pour la protection du climat et pour la solidarité avec les peuples indigènes des forêts tropicales. „Réfléchir à l’échelle globale – agir localement“ est notre devise. Sur base de nos expériences passées, nous avons établi 10 demandes par rapport au prochain gouvernement.

En voici le résumé :

1. Des objectifs énergétiques et climatiques ambitieux au niveau national

Le gouvernement futur devra, en tant que contribution nationale à l’accord de paris et à son objectif d’une limitation de la hausse des températures globales à 1,5°, décider d’une diminution de nos émissions de gaz à effet de serre d’au moins 55% jusqu’en 2030. Ceci est possible à travers une politique volontariste misant sur les économies d’énergie, une amélioration de l’efficience énergétique, une hausse de la part des énergies renouvelables et un approvisionnement énergétique citoyenne. Béatrice Kieffer/Mouvement Écologique : « Pour être en accord avec les décisions de la COP21 à Paris et donc contribuer à juste hauteur à l’objectif de rester bien en dessous des 2°, le prochain gouvernement devra mettre en œuvre des mesures bien plus ambitieuses encore. » C’est pourquoi le Klima-Bündnis Lëtzebuerg est d’avis que la protection du climat devra devenir une mission formelle des communes, qui devront alors être équipées de moyens financiers et humais adéquats.

2. La réduction de la consommation en énergie devra devenir priorité nationale

Par tête d’habitant, le Luxembourg a la plus haute consommation en énergie en Europe. Il devra être réduit de manière drastique, dans tous les secteurs (mobilité, agriculture, entreprises, ménages privés…). Robert Leven/Hesperange : « Avec [ >Energyhesper.lu] : soutenir l’efficience énergétique auprès de nos citoyens. » Une mise en question de notre modèle économique sera inévitable, tout comme des programmes de sensibilisation et de subvention conséquents.

3. Réduction des gaz à effet de serre par les énergies renouvelables

Le Klima-Bündnis Lëtzebuerg est d’avis que la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique devra être augmentée à 50% en 2030. Les barrières juridiques qui existent encore à l’encontre de l’engagement des communes et des personnes privées devront être abolies. Jean Boden/Junglinster : « Ensemble avec la coopérative énergétique locale, la commune de Junglinster a pu augmenter la production d’énergies renouvelables de manière conséquente ces dernières années. » Le KB Lëtzebuerg demande en outre la création d’un organisme de médiation pour résoudre les conflits entre production d‘énergies renouvelables et protection de la biodiversité.

4. Adaptation aux changements climatiques

Afin de permettre aux communes d’atténuer les multiples effets du changement climatique, il faut une stratégie d’adaptation nationale transposée au niveau communal. Christopher Lilyblad/Betzdorf : « À travers les projets de renaturation le long de la Syr, non seulement avons-nous pu réduire les risques d’inondation, mais nous avons également soutenu la biodiversité. Dans la zone Natura 2000 à Mensdorf, certaines espèces d’oiseau ont pu trouver un habitat sain, notamment parce qu’en raison d’une vitesse moindre du cours de la rivière, il y a beaucoup plus d’insectes. Dans le futur, en raison des changements climatiques, ces mesures d’adaptation devront être multipliées. » Les conditions de vie de nombreux hommes et femmes à travers le monde et notamment dans le Sud vont se détériorer de telle manière, qu’une adaptation ne sera tout simplement plus possible. C’est pourquoi les capacités d’accueil pour des migrants climatiques doivent être augmentées partout en Europe.

5. Équité climatique et conditions socio-économiques

Avec des émissions de CO2 de ± 18 tonnes par habitant et année, le Luxembourg a une responsabilité particulière. Les changements climatiques ne sont pas seulement un challenge écologique, mais également social et économique. Jean Rossy/Steinsel : « À côté des transports, d’autres secteurs devront être activés, ce qui n’est pas toujours facile. Ainsi, à Steinsel, le projet d’approvisionnement en chaleur de certains bâtiments publics et privés moyennant une installation de biogaz a échoué, notamment en raison d’un manque de connaissance des règles juridiques de la part de la coopérative agricole. » Il faut un cadre juridique à la transposition des objectifs de l’agenda 2030, des critères de durabilité pour les fonds d’investissement publics ainsi qu’une responsabilisation juridique des multinationales ayant leur siège au Luxembourg en cas de violation des droits humains ou lois environnementales à l’étranger.

6. Protection des forêts comme systèmes écologiques complexes et refus des mécanismes de compensation

Les forêts ne doivent pas uniquement être considérées comme des fournisseurs de droits d’émission de CO2. Elles sont des systèmes écologiques complexes et lieu de vie de nombreux peuples indigènes. Dietmar Mirkes/Coordination Nord-Sud : « Les forêts ne sont pas de simples capteurs de CO2, mais des systèmes écologiques complexes et lieu de vie de peuples indigènes. Dans le passé, nous avons réussi à faire ratifier au Luxembourg la convention ILO 169 sur la protection des droits de ces peuples indigènes » Le futur gouvernement devra donc œuvrer en faveur du respect du label FSC ainsi que de la convention ILO 169.

7. Mieux définir et soutenir le rôle des communes en tant qu’acteurs dans la protection du climat

La protection du climat devra devenir une mission prioritaire des communes luxembourgeoises ainsi que des syndicats intercommunaux. Georges Zeimet/Steinfort : « Agir localement est facile au sein des communes et syndicats communaux. À Steinfort, nous avons établi des critères de durabilité, écologiques et sociaux, pour tous nos achats, ainsi que des moyens permettant un monitoring. Maintenant, nous voulons coopérer avec les associations locales afin d’aller dans la même direction et transformer les manifestations en « green events. » Ensemble avec le Ministère de l’Intérieur, il faudra trouver les moyens pour instaurer les communes comme véritables acteurs en la matière et leur donner des bases légales solides, par exemple pour les cahiers de charges des commandes.

8. Promouvoir une alimentation respectueuse du climat et l’autarcie alimentaire

Jusqu‘en 2025, la part de l’agriculture biologique devra être augmentée à 20%. Dans l’agriculture conventionnelle, il faudra se concentrer sur une production saisonnière afin de limiter les transports à longue distance. Abby Toussaint/Mersch : « La protection du climat commence dans nos assiettes, un choix que nous avons fait à Mersch pour nos enfants. Ce qui est bon pour eux est bon pour l’environnement. »

9. Accorder mobilité soutenable et développement territorial

Le secteur des transports reste le plus gros émetteur de gaz à effet de serre. Les transports publics et la mobilité douce doivent être renforcés en coopération avec les communes et régions, la part de la mobilité individuelle motorisée doit être réduite et la fin du tourisme à la pompe amorcée. Fernand Schiltz/Contern : « En coopération avec les instances de l’État, une gare routière est en train de voir le jour à Moutfort afin d’acheminer nos citoyens au travail. Un plan de mobilité a été mis en place par la Communauté des Transports avec les entreprises, qui s’engagent pour plus de mobilité douce et les transports publics. »

10. Avenir du pacte climat après 2020

Le pacte climat a prouvé être un instrument important pour la mise en œuvre de la protection climatique au niveau communal. Afin d‘être à la fois élargi et approfondi, des ressources humaines nettement plus grandes devront être mises à la disposition des communes : « La commune de Mamer est en train de recruter un responsable pour le service écologique. Réfléchir et planifier de manière cohérente est important, mettre en pratique nos projets de manière cohérente l’est d’autant plus ! » De nouveau moyens afin de sensibiliser entreprises et personnes privées devront être prévus.

Communiqué Klima-Bündnis Lëtzebuerg
Plus d’informations sur : www.klimabuendnis.lu

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vendredi 6 juillet 2018


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