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Publié le
mercredi 16 janvier 2019 à 04:00

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1 100 produits et services ont été certifiés Made in Luxembourg depuis la création du label par le ministère de l’Économie, la Chambre des Métiers et la Chambre de Commerce en 1984. Il y a quelques années, la marque a été dépoussiérée et les critères de sélection revus. Une deuxième mise à jour devrait entrer en vigueur au printemps.

L’idée de départ de ce label était de promouvoir les produits et services luxembourgeois à l’étranger mais, au fil des décennies, il est de plus en plus sollicité par les entreprises pour se démarquer par rapport à la concurrence étrangère au Luxembourg. Pour le consommateur, il est un repère qui lui permet d’avoir l’assurance qu’il achète un produit local. « Le label est un argument qui rassure le consommateur. Cela vaut pour tous les secteurs, mais plus particulièrement pour l’alimentation où il y a un retour aux sources, une volonté croissante de savoir d’où vient ce qu’on achète et qui le produit », indique Tom Wirion, directeur général de la Chambre des Métiers.

Le label est accordé en fonction des éléments fournis par le demandeur, des analyses réalisées sur le terrain et en application du règlement. Il est décerné pour une durée de 5 ans renouvelable. Il est lié à un service ou un produit, et non à l’entreprise. Un boulanger peut en être titulaire pour un de ses pains sans que le reste de sa gamme soit concerné. Il « perd » donc le label dès lors qu’il arrête de fabriquer le pain en question.

« Made in Luxembourg est une marque et, en tant que telle, elle est précieuse. Pour qu’elle le reste, il faut veiller à ce que toute demande n’ait pas forcément une suite positive, à ce que les critères soient exigeants et qu’ils soient appliqués de la même manière par les deux chambres », souligne Tom Wirion. Selon le règlement, sont éligibles au label « les marchandises obtenues au Luxembourg ou celles dont la transformation ou ouvraison substantielle, économiquement justifiée, effectuée par un prestataire luxembourgeois équipé à cet effet et ayant abouti à la production d’un produit nouveau ou représentant un stade de fabrication important ayant eu lieu au Luxembourg ».

Pour mesurer la portée du label, la Chambre des Métiers a commandité une étude à une classe de BTS gestionnaire en commerce et marketing de l’école de commerce et de gestion (ECG) en 2015. Il s’avère que 54,8 % des 834 personnes interrogées connaissent le label. Parmi elles, 73,3 % peuvent citer des entreprises dont les produits ou services sont certifiés. Celles-ci sont pour la plupart actives dans le secteur de l’alimentation. En tête de liste : Luxlait, Bofferding, Diekirch, Namur et Oberweis. Il en va de même pour les produits : les répondants ont cité en premier lieu la moutarde, la viande, le vin, le lait et le fromage. De même, pour 76,81 % des personnes interrogées, l’origine des produits est importante, notamment lorsqu’il s’agit de produits comestibles (355 réponses sur 625). L’étude a aussi révélé que la marque est certes perçue comme une garantie de l’origine des produits, mais aussi comme un gage de qualité, pour lequel 54,7 % seraient prêts à payer plus cher.

« Nous avons pu tirer certains enseignements de cette étude, qui nous motive notamment à renforcer la visibilité du label. Nous organisons par exemple deux cérémonies annuelles de remise officielle, à Luxexpo lors du Spring Break et à la Chambre des Métiers en automne, sur des thématiques qui tournent autour du made in et de la nation branding », précise-t-il. « Nous avons aussi créé un site web dédié où les consommateurs peuvent retrouver les produits et services labellisés par secteur d’activité et par zone géographique, mais je pense que ce qui compte le plus c’est le logo affiché dans les boutiques ».

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Mélanie Trélat
Photo : Fanny Krackenberger
Dossier du mois Infogreen « De la Terre à l’assiette »

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mercredi 16 janvier 2019


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