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Plongée au cœur de l’arboretum

Qualité de vie

Publié le
mardi 15 février 2022 à 04:00

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Trois parcs, trois environnements, mais un même objectif : mettre en avant les beautés de la nature tout en conservant des centaines d’espèces. Plantes, arbres et arbustes font bon ménage sur les 30 hectares de l’arboretum du Kirchberg.

Un arboretum peut se décliner sous trois formes : forestier, de recherche et de collection. Celui présent au Kirchberg appartient à la troisième catégorie. « Nous proposons une grande variété de ligneux, c’est-à-dire des arbres et des arbustes, venant d’Europe », explique Thierry Helminger, botaniste au Musée national d’histoire naturelle. « Notre but est de montrer leur diversité au public. Nous nous focalisons sur des essences rustiques car les trois parcs n’ont pas de serres, ni de protections pour l’hiver. Il faut que les espèces puissent résister aux basses températures. Ainsi certaines espèces d’Europe du Sud ne peuvent pas être montrées. »
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Le Fonds Kirchberg ayant décidé de suivre la conception de l’architecte paysagiste Peter Latz pour installer un arboretum dans les parcs publics du quartier, c’est en 1993 que le parc Réimerwee ouvrait le bal des travaux d’aménagement. « Il accueille une très belle collection de chênes. L’endroit permet de s’y promener dans une certaine quiétude. Les visiteurs pourront y découvrir 21 espèces différentes. Les hêtres sont également bien représentés par de nombreuses variétés du hêtre commun. »
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En 1995, place au deuxième parc situé au Klosegrënnchen. « J’ai un petit faible pour ce parc », poursuit Thierry Helminger. « Les dunes ont été modélisées avec les excavations de la construction du contournement Est de la ville. Nous l’appelons l’Arboretum des sables. Ce qui est important, ce que le substrat n’a pas été amélioré. Nous n’avons pas ajouté de terres végétales. Les matériaux sableux et pierreux, pauvres en nutriments et ne retenant que peu d’eau sont un milieu de vie particulier qui ressemble aux pelouses sablonneuses qui se forment sur les plateaux de grès du Luxembourg. Nous sommes fiers d’avoir pu recréer ce biotope dans le parc. Pâturé deux fois par an par des moutons, il est peu à peu recolonisé. On observe notamment des orchidées et d’autres espèces rares. »

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Le parc central constitue le dernier maillon de l’arboretum. Son aménagement a été finalisé au printemps de l’année 2000. « Il comporte beaucoup d’espaces ouverts destinés à accueillir le public. La présence d’une aire de jeux, d’une piste de pétanques et du Kyosk attire évidemment des visiteurs plus variés. C’est un lieu de détente, de relaxation et de découvertes pour les grands comme les petits. »

La patience avant

Depuis 1994 quelque 40.000 arbres et arbustes ont été plantés. A l’heure actuelle, les secteurs ouverts au public accueillent 347 espèces, sous-espèces et variétés. « Pour les obtenir, nous avons beaucoup travaillé avec d’autres jardins botaniques et arboretum répartis en Europe. Les échanges sont assez faciles. La suite est plus réfléchie car comme il faut trouver les meilleurs endroits pour semer les graines, mais aussi les méthodes pour entretenir les arbustes et plantes. C’est un processus long et compliqué qui nous apporte un certain plaisir quand tout prend forme. »
Présent en force au Luxembourg, le hêtre occupe une belle place. « Nous avons une grande collection. Le hêtre fougère est particulièrement beau. Mais il faut être patient. L’arboretum n’a que 27 ans. Les arbres n’ont pas encore eu le temps de grandir totalement. C’est aussi l’intérêt de cette collection, la transmission ! Tout sera beaucoup mieux dans 100 ans, minimum. C’est un beau défi pour les générations à venir. »

L’arboretum est une destination librement accessible à tout le monde. Cerise sur le gâteau, l’étiquetage des plantes renseigne sur le nom scientifique, la famille, la répartition et le nom en quatre langues (luxembourgeois, allemand, français et anglais).

Des visites guidées de l’arboretum sont organisées régulièrement de mai à octobre. www.mnhn.lu/arboretum
Interview réalisée par Sébastien Yernaux
Article paru dans le dossier du mois « Arborescence »

Publié le
mardi 15 février 2022


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