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Opération « Réparer le vivant »
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Opération « Réparer le vivant »

Green Planet

Publié le
jeudi 20 octobre 2022 à 04:30

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Dans la foulée d’un rapport 2022 accablant, le WWF lance un appel à la mobilisation citoyenne « pour mettre fin au déclin des populations d’animaux sauvages ».

« Il ne s’agit plus seulement de stopper l’érosion de la nature mais de la réparer ! Ensemble, “renaturons” le monde ». Depuis 1998, le WWF publie tous les deux ans son « Rapport Planète Vivante » qui mesure l’état de la biodiversité sur la planète. L’édition 2022 dresse, à nouveau, un constat sans appel. « Si nous voulons sauver le vivant, il est crucial de s’accorder, de toute urgence, sur un objectif mondial ambitieux », commente l’ONG internationale.

« Ce dont nous avons besoin de toute urgence, c’est d’un plan qui unisse le monde pour faire face à ce défi existentiel »

Marco Lambertini, Directeur général du WWF International, lance un appel, sous forme d’une pétition à signer via son site web.

« Ensemble, protégeons le vivant. Nous avons le pouvoir de changer les choses. En signant notre appel, vous agissez à nos côtés pour mettre fin au déclin des populations d’animaux sauvages. Mobilisons-nous pour faire pression sur les responsables politiques afin qu’ils prennent les mesures nécessaires pour conserver la biodiversité et protéger le climat ».

Un déclin effrayant

/Selon l’IPV (Indice Planète Vivante), entre 1970 et 2018, la taille moyenne des populations de vertébrés sauvages a décliné de 69%. Autrement dit, en moins d’un demi-siècle, plus de 32 000 populations de mammifères, d’oiseaux, d’amphibiens, de reptiles ou de poissons ont vu disparaître 2/3 des leurs !

Le déclin est effrayant en Amérique Latine, avec 94% de chute dans les populations d’espèces sauvages.

L’état des espèces d’eau douce a connu une baisse de 83%. Les populations de requins et de raies océaniques ont diminué de 71% au cours des 50 dernières années.

Aucune région du monde n’est épargnée. Dans le parc national de Kahuzi-Biega, en République démocratique du Congo, le nombre de gorilles des plaines orientales a baissé de 80%.

50% des coraux d’eau chaude ont déjà disparu.

Sur à peine 30 ans, le nombre d’éléphants des forêts d’Afrique a chuté de plus de 86%.

Et la liste des espèces menacées est longue, aussi longue que rouge.

Cercle vicieux

Changement climatique et disparition des espèces sauvages et des habitats, ces deux crises sont intimement liées. Les milieux naturels dégradés perdent leur capacité de stockage des gaz à effet de serre et, pire, ils en émettent davantage à leur tour. Une plus grande quantité de CO2 pénètre dans l’atmosphère, accélérant le réchauffement du globe… Cercle vicieux !

« Si nous ne parvenons pas à limiter la hausse à 1,5 °C, le changement climatique deviendra la principale cause de perte de biodiversité au cours des prochaines décennies. La hausse des températures entraîne déjà des phénomènes de mortalité massive, ainsi que des extinctions d’espèces. Chaque degré supplémentaire devrait accroître ces pertes et leur impact sur les populations », explique le WWF dans son rapport 2022. « Nous sommes aujourd’hui confrontés à deux urgences, provoquées par l’homme et, intrinsèquement liées. Tant que nous n’aurons pas compris que ces deux crises constituent les deux faces d’une même pièce, nous ne parviendrons à résoudre ni l’une, ni l’autre ».

Plus d’informations dans le rapport complet, à retrouver ici

Alain Ducat

Illustrations : wordlwildlife.org

Publié le
jeudi 20 octobre 2022


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