Martine Hansen défend une agriculture européenne équitable et sûre

Martine Hansen défend une agriculture européenne équitable et sûre

La ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Viticulture a participé au Conseil « Agriculture et pêche » ce 26 janvier 2026 à Bruxelles. La présidence chypriote a présenté son programme de travail et ses priorités pour le premier semestre de l’année. Le but est de garantir des aliments sains et une concurrence loyale aux agriculteurs.

Résidus de produits phytopharmaceutiques dans les denrées alimentaires : vers l’abolition des seuils de tolérances lors de l’importation des pays tiers

Suite aux manifestations des agriculteurs en décembre, le commissaire hongrois Olivér Várhelyi a présenté un paquet législatif qui redéfinira les tolérances à l’importation des résidus de produits phytopharmaceutiques non approuvés dans l’Union européenne (UE) dans les denrées alimentaires. Dans ce but, la Commission européenne a annoncé le déploiement d’une task force de contrôles renforcés aux frontières de l’UE.

Martine Hansen, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Viticulture, salue cette révision qui est « importante pour garantir des aliments sains à nos consommateurs et une concurrence loyale à nos agriculteurs ». La ministre souligne qu’au Luxembourg, l’ALVA (Administration luxembourgeoise vétérinaire et alimentaire) prend les contrôles à l’importation très au sérieux. Au cours des trois dernières années, 35 % des fruits et légumes importés et enregistrés ont été soumis à une analyse de résidus des produits phytopharmaceutiques. Le Luxembourg soutient l’idée d’une task force de contrôles harmonisés dans l’ensemble de l’UE, ainsi que des audits dans les pays tiers sur les systèmes de sécurité sanitaire des denrées alimentaires.

Les ministres ont aussi échangé sur les suites à donner à la réunion politique du 7 janvier 2026 des ministres européens l’Agriculture. Dans ce contexte Martine Hansen a rappelé que la PAC (politique agricole commune) doit être accompagnée d’un budget dédié ambitieux afin d’assurer la souveraineté alimentaire en Europe.

Martine Hansen et Annie Genevard
Martine Hansen et Annie Genevard - © European Union

Agriculture biologique

Le Conseil a également mené un débat d’orientation sur la proposition de révision du règlement relatif à l’agriculture biologique. Cette proposition répond à un récent arrêt de la Cour de justice européenne. Martine Hansen soutient ce jugement qui précise que le logo bio européen ne peut être utilisé que pour les produits qui respectent totalement les normes de productions européennes. La ministre propose d’ajouter certaines simplifications supplémentaires, dont notamment une flexibilisation du pâturage mixte d’animaux sur les pâturages bio ou des méthodes de fertilisation des sols dans les productions sous serre.

Étiquetage de l’origine des produits agricoles et alimentaires

En matière d’étiquetage, Martine Hansen vise une approche pragmatique.


« Les consommateurs sont de plus en plus intéressés par la qualité des aliments et leur origine. L’étiquetage de l’origine permet à nos agriculteurs de valoriser leurs produits, mais il impose également des contraintes importantes au secteur de la transformation. Voilà pourquoi pour les denrées alimentaires composées, nous proposons un étiquetage du type EU/non-EU plus facile, qui répond à la demande de nos agriculteurs. »

Martine Hansen, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Viticulture

En marge du Conseil, Martine Hansen a rencontré son homologue française, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire. Les deux ministres partagent la conviction qu’il faut supprimer le plus rapidement possible autant de tolérances à l’importation que possible pour les résidus de substances non autorisées, en particulier pour les substances à risque potentiel pour les consommateurs. Martine Hansen a aussi discuté avec Annie Genevard sur la gestion de la crise de la dermatose nodulaire contagieuse afin d’avoir un retour d’expérience de la France.

Enfin, les deux ministres ont échangé sur l’avenir de la PAC. Elles réaffirment leur attachement à une PAC commune et forte et un cadre réglementaire cohérent et autonome.

Communiqué par le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Viticulture
Photos : © European Union

Communiqué
Publié le mercredi 28 janvier 2026
Partager sur
Nos partenaires