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Loop, l’alternative zéro déchet des grandes marques

Alimentation & Restauration

Publié le
jeudi 1er août 2019 à 04:00

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Lancée mi-mai dans quelques départements de France en partenariat avec Carrefour, la plateforme de courses en ligne Loop se développe petit à petit dans l’Hexagone. Son principe change de la norme : chez Loop, aucun emballage jetable, tout est livré dans des contenants réutilisables.

Pour cela, la plateforme réintègre le concept de consigne. Laura Cucuron, directrice de Loop et Terracycle Europe : « Loop, c’est un retour à la consigne, mais modernisée, pour répondre aux attentes des consommateurs actuels ». Modernisée, en effet, par le système de livraison des achats et de reprise des contenants vides et non lavés. Le consommateur se contente de fixer rendez-vous pour la livraison/la reprise.

Loop a été pensé par Terracycle, entreprise spécialisée dans le recyclage des déchets difficiles à recycler (mégots de cigarette, par exemple). Tom Szaky, fondateur de Loop et PDG de Terracycle, explique vouloir cette fois traiter le problème à sa source : la production de déchets.

Cette nouvelle manière de faire les courses en ligne permet a priori de continuer à profiter de vos marques préférées (Coca Cola, Evian, Pampers, etc.) tout en diminuant votre impact sur la planète, en éliminant les déchets des contenants.

Un concept qui doit évoluer

Si l’idée est bonne, elle ne fait pas forcément l’unanimité, et ce, pour plusieurs raisons. Le choix de produits disponibles est à ce jour encore très limité, quelques marques seulement ayant fait le pari de développer des contenants réutilisables pour rejoindre la plateforme. À peine trois mois après son lancement, c’est tout de même un début.

Ensuite, il y a la question du prix. Le retour à la consigne implique une contribution financière au premier achat d’un produit, naturellement remboursée lorsque le client décide de ne plus être approvisionné. Toutefois, l’effort financier ne se limite pas à la consigne, les produits étant dans l’ensemble plus cher que dans les commerces habituels. On payera par exemple 3,10 euros pour un litre de Coca Cola, plus une consigne de 0,35 euro. Ces coûts excessifs sont expliqués par la phase pilote du projet. Ils devraient donc diminuer en fonction du succès de la plateforme.

Enfin, les « vrais » adeptes du zéro déchet ne seront sans doute pas séduits par cette approche qui vise à faire perdurer des marques dont l’approche écologique n’est que légèrement améliorée par cette démarche. Ceux-ci ont certainement déjà trouvé des alternatives plus locales, durables, saines et équitables aux biscuits Milka ou au jus d’orange Tropicana.

L’équipe de Loop ne s’en cache pas et déclare : « On espère toucher tous les consommateurs, c’est-à-dire pas simplement ceux qui font leurs courses dans des magasins en vrac ou qui sont déjà très sensibilisés aux problématiques environnementales liées à l’usage unique, mais aussi des consommateurs qui sont peut-être un peu moins sensibilisés mais qui représentent une grande partie de la population ». Reste à savoir si ceux-là seront prêts à y mettre le prix…

Marie-Astrid Heyde

Photo : Loop / Facebook

Publié le
jeudi 1er août 2019


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