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« Les femmes doivent prendre leur destin en main »

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Publié le
mardi 6 août 2019 à 04:00

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En avril, Christiane Wickler a annoncé qu’elle cédera prochainement sa place de présidente de la Fédération des Femmes Cheffes d’Entreprise du Luxembourg (FFCEL). Créée en 2004 à l’initiative de l’UEL et du ministère de l’Égalité des Chances dans le but de « réaliser l’égalité des chances entre hommes et femmes dans l’environnement économique et social luxembourgeois », la Fédération fête cette année ses 15 ans. L’administrateur délégué du Pall Center la présidait depuis 2012.

Mme Wickler, quel bilan pouvez-vous dresser de ces 15 années d’activité de la FFCEL ?

Au sein de la société, nous – femmes et hommes du monde entrepreneurial - avons très bien avancé. Il y a beaucoup plus de femmes qui ont été « programmées » à l’entrepreneuriat et qui osent, notamment parce que les conditions familiales ont fortement changé, parce qu’il y a beaucoup plus de structures d’accueil pour les enfants (crèches, maisons relais, etc.). Au Luxembourg, on tient beaucoup plus compte du multiculturalisme et du multilinguisme dans ces structures, de telle sorte que les enfants d’entrepreneurs qui ne parlent pas luxembourgeois y sont également accueillis. Il y a donc énormément de travail qui a été fait pour avancer.

Quels seront les prochains challenges pour la Fédération et sa nouvelle présidente ?

Je crois que ce sera de rassembler tout ce qui est entrepreneuriat féminin des différentes associations pour montrer d’une façon plus volumineuse ce que les femmes savent faire dans ce monde. Et puis encourager les hommes à assister aux événements et à participer à la vie de la Fédération des Femmes Cheffes d’Entreprises Luxembourg.

En 2017, selon Eurostat, 34 % des postes de manager étaient occupés par des femmes en Europe. Ce chiffre chute à 19 % pour le Luxembourg. Comment explique-t-on cela ?

Cela s’explique notamment du fait que beaucoup de femmes au Luxembourg sont institutrices ou enseignantes. Des métiers nécessaires pour éduquer les hommes et femmes de demain !
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Par contre, au niveau des salaires, le Luxembourg est plutôt bon élève…

Oui, et c’est très important, parce que ça met en avant l’aspect « égalité » entre hommes et femmes.
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Vous disiez, à l’occasion du grand entretien pour le magazine 4x3 qu’« une femme est encore plus jugée par les autres femmes que par les hommes ». Comment cela s’exprime au quotidien ?

Nous, les femmes, nous devons prendre notre destin en main et reprogrammer la socialisation. Il y a une très bonne blague qui résume un peu tout : la femme est sur son lit de mort et a droit à son dernier repas et l’homme face à elle lui demande ce qu’elle souhaite manger. Celle-ci répond : « je ne sais pas. Et toi, tu prends quoi ? ». On a vraiment été programmées à donner et pas à prendre. Donc il faut également apprendre entre femmes à prendre et à donner. Le « giving » et le « taking », c’est quelque chose de très important, de même que sortir du jugement, d’une façon constructive, avec le sourire aux lèvres.

Les hommes sont-ils plus ouverts à être dirigés par des femmes ?

Les hommes sont absolument prêts à avoir une patronne, un manager. Ils sont contents et très heureux avec des femmes heureuses. En face de nous, l’homme est parfois un peu démuni car on ne dit pas toujours ce qu’on veut alors qu’on demande toujours ce qu’ils veulent. C’est cela qui peut amener un malaise et qu’il faut travailler. C’est un gros chantier extrêmement positif.

Quel conseil pourriez-vous donner aux femmes, jeunes ou non, qui hésitent encore à lancer leur activité ou à accepter une fonction managériale ?

Écouter beaucoup plus son ventre que la programmation ou la pression sociale. On réfléchit trop avec la tête, mais dans le domaine entrepreneurial, la femme doit écouter beaucoup plus son intuition et son ventre.

Marie-Astrid Heyde
Photo Fanny Krackenberger
Article issu du dossier du mois Infogreen « Ready 4 diversity ? »

Publié le
mardi 6 août 2019


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