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AEIN, Aide à lenfance de l’Inde et du Népal, droits humains, solidarité, sensibilisation, pandémie, objectifs de développement durable, soutenir des personnes plus vulnérables, construction d’une société plus juste, vaccination, éducation, numérisation
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« Les enfants ont beaucoup à nous apprendre »

RSE

Publié le
jeudi 29 juillet 2021 à 04:00

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Créée en 1967, Aide à l’Enfance de l’Inde et du Népal (AEIN) œuvre à la construction d’une société plus juste dans ces deux pays. Elle s’engage également en faveur de relations plus équitables entre les pays du Nord et du Sud. Partons à l’aventure avec Françoise Binsfeld, la directrice.

« Tout a commencé avec des familles luxembourgeoises qui ont adopté des enfants dans un home d’une congrégation à Mumbai, anciennement Bombay. Ils ont ensuite financé ce home avant de s’occuper d’autres projets un peu partout en Inde. » Évidemment, cette solidarité a un coût. Pour assurer le financement, ces familles vendaient des gâteaux ou organisaient de petits événements. Presque 55 ans plus tard, cette philosophie n’a pas changé avec le Bazar Inde-Népal qui a permis de récolter en 2020 28 000 euros ! « C’est un événement énorme. Pendant toute une journée, nous accueillons plus de 700 visiteurs, et une centaine de bénévoles se mobilisent. Outre nos activités de fundraising, nous nous rendons également dans les écoles, nous organisons des conférences, pour sensibiliser le plus de monde possible à nos actions, mais surtout aux conditions de vie en Inde et au Népal. »

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Si l’aventure a démarré avec l’Inde, l’aide s’est étendue au Népal dans les années 1990. Deux bénévoles ont d’abord travaillé dans une école sur place, entraînant d’autres projets pour soutenir des personnes plus vulnérables dans des régions reculées.

« Nous sommes soutenus, au Luxembourg, par une quinzaine de bénévoles très actifs répartis dans différents groupes de travail (sensibilisation, projets, communication et fundraising) et par de nombreux autres présents lors de nos manifestations. Nos besoins sont énormes car les deux pays sont violemment touchés par la seconde vague de Covid. Chaque euro et chaque geste sont les bienvenus pour soutenir nos actions sur le terrain. Nous avons vraiment de la chance de recevoir un cofinancement du Ministère de la Coopération au Développement pour le Népal (80%) et l’Inde (60 %). Ainsi, tous les dons sont multipliés par 5 pour les projets au Népal. Nous travaillons directement avec nos partenaires sur place. Il y a donc une grande transparence. »

Des leçons quotidiennes

Les projets sont riches et variés, surtout en ce qui concerne les enfants. « Ils représentent le futur. Ils ont toujours un message important à nous transmettre. Ici, avec le Covid, nous avons constaté des problèmes de scolarité. En Inde, cela fait plus d’un an qu’ils ne vont plus à l’école. Et contrairement au Luxembourg, ils n’ont pas eu la chance de pouvoir suivre leurs cours à distance vu le manque de numérisation. Nous constatons tout de même que nous avons beaucoup à apprendre d’eux, d’où la mise en place de nombreux échanges entre les jeunes d’ici et de là-bas. Les jeunes sont les acteurs du changement quel que soit l’endroit où ils vivent. »
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Et pour que tout fonctionne, le dialogue est de mise. « Lorsque nous lançons un nouveau projet, nous incluons toujours les bénéficiaires dans le débat. Leur expérience sur place nous permet d’aller dans la bonne direction. Ce sont leurs vies qui vont changer. Actuellement, nous gérons 18 projets, ce qui représente un budget d’1,4 million d’euros. Les gens pensent que l’Inde est développée économiquement, mais il y a encore beaucoup de travail pour diminuer les inégalités entre les populations riches et pauvres. Et le Covid n’a rien arrangé car beaucoup de familles ont été impactées par l’obligation de confinement strict alors qu’elles ont besoin de travailler tous les jours pour survivre. Le Covid a également eu un impact chez nos partenaires sur place. Beaucoup ont été infectés et ont donc dû interrompre leurs missions dans les villages. Les risques sont élevés et les communautés villageoises ont peur de se faire vacciner du fait d’une mauvaise information. Et les maisons étant relativement petites pour de grandes familles, les distanciations sociales sont difficiles à faire respecter. »

Les membres d’AEIN restent malgré tout optimistes et sont conscients que leurs projets transforment des vies – tout en générant de nombreux sourires.

Sébastien Yernaux, avec AEIN, partenaire Infogreen
Photos : AEIN

Article tiré du dossier du mois « Tellement de raisons d’agir ! »

Publié le
jeudi 29 juillet 2021


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AEIN, Aide à l‘Enfance de l‘Inde et du Népal, droits humains, solidarité, projets, sensibilisation, fundraising, développement, sensibilisation, éducation, outils pédagogiques, informations, conférences
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