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La SIS : avantages et inconvénients d’en créer une

Économie sociale et solidaire

Publié le
lundi 23 août 2021 à 04:00

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Les conditions autour de la comptabilité des SIS sont allégées ! Pour marquer le coup, Nyuko est allée à la rencontre de quatre entrepreneurs qui ont lancé leurs sociétés à impact sociétal. Des expériences positives, marquées par la patience… et la passion du métier que l’on peut découvrir dans les capsules YouTube « Meet an entrepreneur ».

Afin de franchir le cap d’un type d’entreprise pas comme les autres, voici les témoignages de managers qui ne regrettent vraiment pas leurs décisions :

  • Venemany Vilay, fondatrice de A-PRENDRE depuis 2020
  • Jean-Marc Boueyrie, fondateur de J-WAY depuis 2001
  • Emma Zimer, fondatrice de NOUMA depuis 2016
  • Jean-Philippe Wagnon, fondateur-coopérateur de ALLAGI depuis 2018

Comment obtient-on l’agrément SIS ?

Venemany Vilay : « Concrètement, cela m’a pris une année. Mais au niveau des procédures, il ne faut compter qu’un mois. »

Jean-Marc Boueyrie : « Il y a eu beaucoup d’échanges avec les responsables de la MESIS, avec leurs prédécesseurs ainsi qu’avec le ministère pour qu’ils comprennent bien notre démarche. C’est relativement nouveau au Luxembourg. Donc, il y a une part de prise de connaissance mutuelle entre la MESIS et notre société qui a abouti à cette démarche qui fut longue puisqu’elle a duré deux ans. »

Jean-Philippe Wagnon : « Les discussions furent assez simples. Évidemment, il faut prendre le temps de remplir correctement les formulaires. C’est toujours aussi l’occasion de réfléchir et de s’assurer qu’on a correctement pensé les choses et qu’on les a partagées ensemble. »

Emma Zimmer : « Ca a mis un petit peu de temps car il y a eu pas mal de consultations au niveau de la MESIS pour voir si les indicateurs étaient OK. Mais du coup, ça a permis d’avoir un dossier qui était prêt et qui a pu être validé. Au niveau des choix des indicateurs, j’ai été accompagnée par la MESIS. Donc, on a eu quelques réunions où j’ai fait des premières proposition. J’ai bénéficié de conseils pour modifier certains points, avant de tout finaliser parfaitement. »

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Quelles sont les différences majeures avec une société commerciale traditionnelle ?

Venemany Vilay : « L’aspect social prime par rapport à l’aspect commercial. Au niveau de la communication, je mets en avant ce projet social. Il intéresse beaucoup plus les parties prenantes que le société commerciale en tant que telle. Au niveau des inconvénients, ce sont les charges liées à la gestion. Une SIS a l’obligation de transparence liée à son audit et à sa comptabilité. Et ça, c’est quand même très important pour une société qui commence. »

Jean-Marc Boueyrie : « Être SIS implique une vision stratégique modifiée. La différence, c’est que ça entraine une véritable adhésion des salariés. On en a déjà trois qui sont entrés dans le capital, et d’autres vont suivre. Il y a donc une véritable adhésion. Ensuite, il faut veiller à ce que les indicateurs de performance sur lesquels on s’est engagés soient formalisés. La notion de réviseur m’avait un peu choqué au début car nous sommes une petite entreprise. Ça coûte cher. Je n’ai pas besoin d’un réviseur... mais je suis en train de changer d’avis. »

Jean-Philippe Wagnon : « On a beaucoup pensé que, de façon très pratique et très terre-à-terre, le fait d’être une SIS avec 100 % de parts d’impact reconnues d’utilité publique allait être un facilitateur pour les entreprises notamment au niveau de la déductibilité des dons. Je pense que c’est toujours le cas, mais on est toujours en apprentissage de la manière de solliciter et de monter les projets par rapport à ses dons. Il y a de la valeur, même si c’est très exigeant dans l’audit externe que nous avons chaque année. Ça nous a amené à mettre en place un rapport d’impact sociétal annuel. C’ est assez intéressant ! Une SIS n’est pas différente d’une autre société et on doit suivre aussi des indicateurs financiers qui permettent de couvrir les rémunérations, les coûts et qui permet de faire en sorte que le projet soit pérenne. »

Emma Zimmer : « Avec les SIS, il y a certaines obligations, notamment l’audit qui n’est pas évident. Quand on commence une société, les fonds sont limités. Un audit, ça coûte environ 5 000 euros. Ça peut être considéré comme un premier blocage. Mais il y a aussi des avantages financiers. On est, en tant que SIS, à 100% défiscalisé. On ne paie donc plus d’impôts. On peut recevoir des dons, des subventions. Ça ouvre donc une partie des portes qui sont fermées aux sociétés classiques. »

Publié le
lundi 23 août 2021


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