La marque luxembourgeoise de cosmétique responsable Fleurs de Peau récompensée

La marque luxembourgeoise de cosmétique responsable Fleurs de Peau récompensée

Fleurs de Peau est une marque luxembourgeoise de soins pour bébés et enfants. Son lait hydratant a reçu un Prix d’Excellence aux European Natural Beauty Awards 2026. L’occasion pour la fondatrice, Imen Pavant, de revenir sur les engagements portés par les produits qu’elle a créés.

Le 29 septembre 2026, l’un de vos produits a été distingué lors des European Natural Beauty Awards à Paris en recevant un Prix d’Excellence. Que représente cette récompense pour Fleurs de Peau ? Et pour vous personnellement ?

Imen Pavant : Pour Fleurs de Peau, ce Prix d’Excellence est une reconnaissance très importante parce qu’il vient distinguer un produit développé avec un niveau d’exigence que nous avons choisi d’imposer dès le départ. Notre ambition n’a jamais été simplement de créer des soins biologiques pour enfants, mais de réfléchir au produit dans son ensemble : sa formule, son contenant, les interactions entre les deux et sa fin de vie.

À titre personnel, cette distinction compte énormément. Je viens du monde du soin, pas de l’industrie cosmétique. J’ai donc dû apprendre, questionner et parfois aller chercher des solutions qui n’étaient pas les plus simples. Ce prix me conforte surtout dans l’idée qu’il faut continuer à pousser cette démarche plus loin.

Avec votre marque, vous défendez une approche exigeante, transparente et respectueuse du vivant. Comment cela se traduit-il dans vos produits ?

Nous nous demandons : qu’est-ce que l’on met sur la peau ? Dans quoi le conserve-t-on ? Que peut-il se passer entre la formule et son contenant ? Et que devient-il après usage ? Parce qu’un soin ne se résume pas à sa liste INCI (nomenclature internationale des ingrédients cosmétiques, ndlr). Pour les enfants, cette approche me paraît particulièrement importante parce qu’il s’agit d’usages répétés et d’une période où nous cherchons à réduire autant que possible les expositions évitables.

Cette logique explique également notre choix de matériaux. Nous avons volontairement écarté le plastique pétrochimique conventionnel : nous ne souhaitons pas contribuer davantage à une pollution persistante et à une gestion des déchets plastiques qui reste très complexe. Nous souhaitons également limiter, autant que possible, les expositions associées à certains plastiques et à certains de leurs additifs. Les microplastiques ont aujourd’hui été détectés dans différents tissus humains, y compris le placenta, même si leurs effets précis sur la santé humaine font encore l’objet de recherches.

Nous avons donc choisi un flacon constitué d’un biopolymère 100 % biosourcé, issu selon notre fournisseur de coproduits de canne à sucre, sans pétrole dans le corps du flacon et certifié pour le compostage industriel selon EN 13432.

Nous sommes néanmoins parfaitement transparents sur une limite actuelle : la filière de compostage industriel adaptée à nos flacons n’est pas aujourd’hui accessible au consommateur au Luxembourg. En pratique, ils doivent donc suivre les consignes locales applicables aux déchets résiduels. Cette limite ne remet pas en cause notre choix initial, elle nous pousse surtout à poursuivre notre recherche vers des matériaux et des systèmes de fin de vie encore plus cohérents et réellement accessibles.

Comment envisagez-vous le futur de Fleurs de Peau ?

Je le vois profondément circulaire. À court terme, je souhaite d’abord améliorer ce que nous avons déjà créé plutôt que multiplier rapidement les références : retravailler nos formules, continuer à renforcer leur qualité et poursuivre notre réflexion sur les matériaux.

Aujourd’hui, nous sommes aussi pleinement engagés dans le développement de Fleurs de Peau au Luxembourg. Notre ambition est d’en faire une véritable référence nationale et de devenir un allié de confiance pour les familles qui recherchent davantage de sécurité, de fiabilité et de transparence dans les soins du quotidien.

À plus long terme, mon objectif est que Fleurs de Peau puisse aller beaucoup plus loin dans cette logique « de la terre à la terre » : utiliser autant que possible des ressources renouvelables, réduire notre dépendance aux matières fossiles et développer des emballages dont la fin de vie soit réellement pensée dès leur conception.

Je suis aujourd’hui particulièrement attentive aux innovations matériaux. Il n’existe probablement pas encore de solution parfaite, mais je veux que Fleurs de Peau fasse partie des marques qui continuent à la chercher plutôt que de considérer le problème comme résolu.

Notre ambition reste la même : ne pas avoir à choisir entre santé, qualité, esthétique et environnement.

Propos recueillis par Léna Fernandes
Photos : Fleurs de Peau

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Publié le vendredi 9 octobre 2026
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