Le quotidien des enjeux du développement durable au Luxembourg !

Edito

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Publié le dimanche 18 avril 2021
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Réussissez vos projets participatifs !

Réussissez vos projets participatifs !

Réussissez vos projets participatifs !

Les projets en relation avec les nouveaux usages et les nouveaux modes de vie, tels que les espaces partagés publics ou privés, l’urban farming, les maisons de quartier ou les tiers-lieux, nécessitent une approche participative dès la conception afin de poser les bases de leur succès.

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Coévolution
Publié le dimanche 18 avril 2021
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Si beaucoup d’entre nous souhaitent mettre sur pied des projets innovants et collaboratifs, leur aboutissement n’est pas toujours évident et la réalité des usages est souvent loin de la vision imaginée.

En tant que porteur de projet immobilier ou commune engagée dans une politique de transition climatique ou écologique, vous pouvez vous demander si ce lieu, que vous allez créer, sera utilisé et entretenu et si les résultats attendus seront au rendez-vous.

Qu’est-ce que l’urban farming ?

L’urban farming, ou agriculture urbaine, est de plus en plus envisagée et promue dans les espaces urbains. Cette pratique peut s’implanter sur des espaces au sol réservés ou inutilisés, ou sur des toitures dans le cadre de projets existants ou de projets neufs dédiant les espaces au sol à d’autres usages.

Les avantages d’un tel projet sont multiples :

- la participation à une alimentation locale, saine et résiliente face aux crises,
- le développement des circuits courts et de l’économie circulaire,
- la lutte contre les îlots de chaleur et le verdissement des quartiers,
- la captation de CO2 pour le climat,
- la promotion d’une reconnexion à la nature,
- le développement de nouvelles formes de vivre ensemble faites de bien-être, de cohésion et d’échanges entre les habitants,
- …

Généralement, l’implantation de l’urban farming dans un quartier peut être le début d’une dynamique de connexions entre les habitants et peut favoriser le développement d’autres projets.

Les autorités luxembourgeoises ont mis en œuvre une stratégie nationale pour booster cette dynamique https://www.urbanfarming.lu/

Développez votre projet participatif avec succès

Chez Coévolution, nous vous accompagnons pour clarifier le contexte, vos enjeux, besoins et envies afin de poser le cadre technique et juridique adéquat en amont de votre projet participatif et de constituer les bases de sa réussite.

Nous vous aidons à connecter et mobiliser les acteurs, porteurs de projet et futurs usagers des lieux, dès la conception du projet pour plus de créativité et de bien-être.
Les futurs utilisateurs – qu’il s’agisse d’habitants, d’employés ou d’étudiants, … – ont une expertise et une énergie capitales pour la conception et l’adoption des usages et services qu’ils utiliseront demain.

Nous vous aidons à relier le projet à d’autres initiatives et à créer les bases de solutions systémiques pour pérenniser le projet et générer plus de valeur pour tous et pour la planète.

Assistance à maîtrise d’usage

Tel un assistant à maîtrise d’usage, nous vous proposons des outils et des démarches :

- pour poser le cadre technico-juridique adéquat,
- pour coconstruire les futurs modes de vie de façon participative et en accroître l’adoption,
- pour créer et innover,
- pour ouvrir de nouvelles perspectives et générer un maximum de réussite et d’impacts positifs dans vos projets.

Nous travaillons en partenariat avec les autres intervenants sur le projet (services techniques, architecte, urbaniste, BET, …). Sur demande et selon le besoin ou les projets, nous pouvons vous apporter des apports d’experts externes.

Informations : www.coevolution.lu
Suivez nos projets sur Linkedin https://www.linkedin.com/company/co...
Xavier Delposen, pour Coévolution
https://www.infogreen.lu/coevolutio...

L’agriculture urbaine, un levier multifonctionnel

L’agriculture urbaine, un levier multifonctionnel

L’agriculture urbaine, un levier multifonctionnel

Quelles stratégies de développement proposer pour une agriculture 2050 viable et résiliente, adaptée aux défis climatiques, économiques, environnementaux et démographiques ? Eléments de réponse avec Jacques Nau, administrateur délégué d’InterAlia, bureau d’études actif dans les domaines de la protection des ressources en eau et en sol, de l’agriculture et de la bioéconomie.

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L.S.C. Engineering Group
Publié le dimanche 18 avril 2021
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Quel rôle l’agriculture classique peut-elle jouer pour répondre aux enjeux sociétaux, tout en assurant sa pérennité ?

« L’agriculture fait déjà aujourd’hui beaucoup d’efforts en termes de protection des ressources naturelles. Dans un contexte d’exigences environnementales et climatiques croissantes, ces efforts ne vont cesser d’augmenter et inciter à un réel changement de paradigmes. En relation avec la pression économique grandissante, les petites entreprises familiales vont devoir utiliser les principes de protection à leur avantage et se rendre moins dépendantes du marché mondial fluctuant et imprévisible.

L’extensification et la diversification des activités peuvent constituer la clé du succès pour les entreprises traditionnelles en permettant de réduire charge de travail et investissements. En guise d’exemple, le recours à des cultures à faible impact et le développement des filières biosourcées y relatives vont créer des piliers économiques supplémentaires. Pour l’agriculteur, mais aussi pour le Luxembourg en tant que pays moderne cherchant à rendre ses activités économiques plus durables ».

Avec l’expansion des milieux urbains, comment gérer les zones de contact avec les zones agricoles ?

« Les zones rurales et urbaines ont historiquement été définies par une grande dichotomie de valeurs et de caractéristiques. Le décloisonnement et la redéfinition d’un système de relations paritaires entre ces territoires est aujourd’hui une priorité.
L’agriculture devrait être le moteur principal de la gestion de ces zones de transition, grâce à ses potentialités pour répondre aux nouveaux besoins de la ville : qualité et proximité des aliments, protection des ressources en eau et en sol, richesse du paysage, connectivité écologique.

Il faudrait donc concevoir un modèle de gestion spécifique et multifonctionnel pour les terres périurbaines, basé sur la diversification des activités et des débouchés pour les entreprises agricoles, et assurant un continuum entre ville et campagne. »

Quels bénéfices attendez-vous du déploiement de la « Stratégie nationale Urban Farming » à court et moyen termes ?

« L’urban farming constitue une opportunité d’améliorer la qualité de vie en ville. L’apport d’éléments végétaux au cœur d’espaces bâtis rencontre nos besoins de verdure, de fraicheur, de détente…

Un autre atout de l’agriculture urbaine est qu’elle réduit certains impacts négatifs de l’urbanisation, en jouant un rôle ‘tampon’, qui permet de réguler les températures (îlots de chaleur) et de temporiser les débits pluviaux.

L’agriculture urbaine est intrinsèquement multifonctionnelle. Elle rend de nombreux services dits écosystémiques dans les domaines économique (production alimentaire, structuration des circuits courts), environnemental (enrichissement des biotopes, du maillage écologique et de la biodiversité) et socio-culturel (détente et loisirs, paysage, liens sociaux, sensibilisation et vie culturelle).

Enfin, l’urban farming constitue un levier pour renforcer les principes de l’économie circulaire dans un projet d’urbanisation, tout en créant synergies et échanges, pour une ville toujours plus vivante ! »

Une contribution de L.S.C. Engineering Group partenaire Infogreen

Photo : Urban Farming/EITfood.eu
Photo InterAlia/LSC Group : Jacques Nau, administrateur délégué d’InterAlia, bureau d’études actif dans les domaines de la protection des ressources en eau et en sol, de l’agriculture et de la bioéconomie.

Résilience alimentaire : agir de concert

Résilience alimentaire : agir de concert

Résilience alimentaire : agir de concert

INFINO, initiative luxembourgeoise en faveur du développement durable et organe de soutien du Conseil supérieur pour le Développement durable (CSDD) a fait le point sur les défis d’un système alimentaire résilient au Luxembourg.

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Publié le dimanche 18 avril 2021
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Difficile de concilier les impératifs d’une alimentation durable, potentiellement résiliente si produite localement, et les exigences du marché agroalimentaire. Difficile, mais pas impossible du tout, si tout le monde s’y met pour tirer la charrette vers un objectif commun : un circuit court entre producteur et consommateur, pour créer un « marché parallèle », local, suffisant – donc indépendant - pour couvrir des besoins bien ciblés sur la qualité et la frugalité.

Telle pourrait être la conclusion (provisoire) d’une récente conférence (en ligne, conditions sanitaires obligent) Intitulée « Pour un système alimentaire résilient et durable », et organisée par l’association INFINO (Initiativ fir Nohaltegkeet – initiative pour un développement durable) en collaboration avec l’Université du Luxembourg et le Conseil supérieur pour un développement durable (Nohaltegkeetsrot), avec le soutien de l’Œuvre Nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte.

Think Tank – Do Tank

INFINO est une association citoyenne issue du Conseil supérieur pour un Développement Durable (Nohaltegkeetsrot). Le CSDD a pour mission de conseiller le Gouvernement et ainsi d’agir en tant que « Think-Tank ». INFINO a pris un rôle complémentaire et poursuit une approche « Do-Tank », pour promouvoir et réaliser des actions et des projets concrets.

Les activités d’INFINO s’orientent à la politique gouvernementale en vigueur, par exemple le Plan National pour un Développement Durable. Face aux nombreuses volontés d’agir en faveur d’un développement pour une société plus juste dans le respect de notre environnement, immédiat et global, INFINO veut constituer une plateforme pour réunir des expertises de différents domaines et explorer comment poursuivre ensemble la mise en œuvre des ODD.

Parmi les axes d’action d’INFINO - son conseil d’administration, idéologiquement indépendant, rassemble des figures engagées, comme Francis Schartz (président), Claudine Lorang et Norry Schneider (vice-présidents), Raymond Schadeck (trésorier) et Marguy Kohnen -, outre impulser des innovations en faveur du développement durable, on trouve la réalisation de campagnes de sensibilisation, des appels à projets, l’animation de plateformes de discussion et des projets de recherche ou la mise en réseau d’acteurs afin de soutenir le CSDD dans l’implémentation de ses idées et initiatives.

Changer la donne

C’est probablement dans cette voie que l’on peut trouver les clés d’une facilitation des circuits rapprochant la production agricole et la consommation alimentaire notamment.

Car le système alimentaire du Luxembourg est encore loin de la résilience et de la durabilité. « La nourriture qui y est vendue et consommée provient en majorité de l’international, avec de longues chaînes d’approvisionnement et beaucoup d’externalités négatives du point de vue écologique et social. En même temps, ces filières sont très complexes. Il faudrait que tous les acteurs du système alimentaire agissent de manière concertée pour changer la donne ».

Intervention de Romain Poulles (CSDD)

Intervention de Rachel Reckinger (Uni)

C’est un peu la conclusion générale, mais cela exige aussi de concilier les points de vue et d’accepter un changement de paradigme, dans une consommation plus responsable d’un côté, et, de l’autre, dans une production davantage orientée sur les demandes locales, sur la qualité (bio, diversification, saisonnalité, gestion des sols, disponibilité des surfaces…) et sur un juste retour pour les agriculteurs, plus que sur la quantité monnayable à l’import-export.

Alain Ducat
(Lire aussi la tribune libre de Romain Poulles, président du CSDD, dans ce dossier)

Un champ… d’action

Un champ… d’action

Un champ… d’action

Et si manger d’une façon plus écologique, durable et équitable signifiait également manger plus sainement ? Est-ce une pensée purement idéaliste, est-ce même possible ? Ce sont les questions auxquelles les 3 partenaires co-labor, l’IBLA (Institut de l’agriculture biologique Luxembourg) et natur&ëmwelt apportent des réponses, avec la création du projet « 2000 m2 pour notre alimentation ».

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natur&ëmwelt
Publié le dimanche 18 avril 2021
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L’objectif fixé est de développer un modèle d’alimentation saine, équitable et durable basé sur la réalité et les sciences, tout en montrant qu’il est possible de satisfaire les besoins alimentaires de base d’une personne vivant au Luxembourg non seulement de manière régionale et biologique, mais aussi de manière durable. Le projet est financé par le Ministère de l’Environnement, du Climat et du Développement durable.

Pourquoi le titre « 2000 m2 » ? Mathieu Wittmann, responsable « Projets et campagnes politiques » à natur&ëmwelt, explique : « Si l’on divisait la surface mondiale des terres arables par le nombre de personnes vivant sur cette planète, chacun d’entre nous aurait à sa disposition 2000m2. Tout ce que nous consommons pendant une année doit pousser sur cette surface. On peut résumer en disant que, pour manger sainement tout en respectant le bien-être de notre environnement écologique et social, chacun de nous dispose de 2000 m2 pour se nourrir ».

Des facteurs incontournables

Pour les partenaires du projet luxembourgeois, l’idée est de montrer qu’il est tout à fait possible d’incorporer les 3 facteurs – environnement, équité et santé – dans son alimentation, sous réserve de quelques conditions indispensables.

« Tout d’abord, nous devrions nous attaquer au gros problème du gaspillage alimentaire, puis nous devrions manger moins de produits d’origine animale (car ces produits exigent beaucoup de ressources, entre autres de la surface). Enfin, afin de garantir le bien-être de l’environnement et du climat, une alimentation régionale et saisonnière aussi bien qu’une production biologique/biodynamique seraient requises ».

Un espace vivant, à visiter

Le projet est soutenu jusqu’en 2022. Et il est vivant. À côté de la Maison de la Nature à Kockelscheuer, en périphérie immédiate de Luxembourg-Ville, un terrain de 2000 m2 a été aménagé en tant que champ de culture agricole. Les partenaires du projet cultivent conjointement le terrain et organisent divers événements pour attirer le public.

Les personnes intéressées peuvent visiter le champ « 2000 m2 pour notre alimentation » du lundi au vendredi de 8h à 17h et/ou participer à un atelier associé. On peut aussi découvrir les possibilités d’acheter des légumes et des produits locaux chez co-labor ou, par exemple, via www.solawi.lu.

On trouve plus d’informations sur www.changeonsdemenu.lu. Et suivre l’actualité du projet sur les sites 2000m2.lu https://www.2000m2.lu/?lang=fr, www.naturemwelt.lu
ou via la page facebook du projet www.facebook.com/2000m2.lu/.

Alain Ducat, avec natur&ëmwelt partenaire Infogreen
Photos : natur&ëmwelt


Une meilleure vie pour les indigènes grâce à l’agroécologie !

Une meilleure vie pour les indigènes grâce à l’agroécologie !

Une meilleure vie pour les indigènes grâce à l’agroécologie !

La Fondation Partage.lu s’entretient avec le responsable du projet de la Fondation Fray Domingo de Vico au Guatemala, Christoph Gempp.

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La Fondation Partage  Luxembourg
Publié le dimanche 18 avril 2021
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Comment est née l’école paysanne secondaire Instituto Fray Domingo de Vico (IFDV) ?

Dans les années ‘90, les jeunes de la campagne autour de Santa María de Cahabón (Guatemala) ont commencé à s’organiser dans un processus dynamique : ils organisaient des réunions dans les communautés villageoises sur des sujets sociaux, culturels ou religieux. La plupart des jeunes ne savaient ni lire ni écrire. À cette époque, les Dominicains en charge de la paroisse, envisageaient d’initier un processus de formation plus intensif avec les membres de la direction du mouvement de jeunesse. Les jeunes rêvaient d’un internat classique. Mais cette forme ne toucherait qu’une partie très limitée de la population. On s’est donc décidé en faveur d’une formation théorique et pratique dans le secteur agricole. Comme à Santa María de Cahabón toute la vie tourne autour de l’agriculture, il semblait logique de concentrer la formation sur des méthodes agroécologiques durables.

Qu’est-ce qui distingue cette école des autres ?

Les jeunes mettent d’abord en pratique leurs connaissances dans les champs de l’école afin de se former aux méthodes alternatives agroécologiques. Le travail des étudiants contribue également à compléter les besoins alimentaires de l’Institut. Ce processus de formation pratique et théorique est conçu afin de permettre d’intérioriser l’idéologie et les objectifs de l’agriculture durable. Chaque mois, les étudiants rentrent chez eux pendant une semaine pour effectuer des travaux spécifiques sur les parcelles de leur famille : cultiver des aliments de base tels que le maïs et les haricots, pratiquer la diversification des parcelles, promouvoir la culture d’épices et de légumes locaux. Nous appelons ceci le « système d’alternance ». Quant aux parents, ils viennent à l’école trois fois par an pour participer à des cours pratiques et théoriques, ainsi que pour se familiariser avec les nouvelles techniques afin de soutenir leurs enfants avec la transformation de la parcelle.

Il y a un autre projet de la Fondation Fray Domingo de Vico : l’école professionnelle agricole pour les petits agriculteurs en milieu tropical Rax K’iche

Nous nous trouvons entre les fronts de l’agro-industrie et de l’agriculture familiale. D’une part, il y a la technologie industrielle pour répondre à la demande mondiale croissante de pétrole, de viande et de sucre ; d’autre part, il y a les sols tropicaux qui sont très fragiles et les méthodes de production traditionnelles qui les détruisent de plus en plus. Le plus grand défi est de proposer un accompagnement aux agriculteurs permettant de régénérer ces sols et produire de manière diversifiée. Après 5 ans où nous avons piloté une école d’agronomie « classique », nous avons réalisé que ce cursus ne nous rapprocherait pas de notre objectif. Afin de pratiquer une agriculture familiale agroécologique, nous avons cherché notre propre voie : une véritable école paysanne. L’agriculture durable et l’agroécologie doivent être acceptées et pratiquées.

Il faut créer de nouvelles habitudes dans les rapports avec la Terre Mère

Il s’agit de bien plus que de la simple acquisition de savoir : le changement devient culture. L’étudiant doit pouvoir constater par lui-même que l’agroécologie fonctionne et qu’il peut en vivre.

Quels sont actuellement les plus grands défis ?

L’agriculture familiale sur les pentes tropicales escarpées est un travail extrêmement dur et peu lucratif. Tout au long de l’histoire, les êtres humains du monde entier ont cherché des moyens afin d’améliorer leurs conditions de vie. Depuis 10 ans, le monde de la consommation et du plaisir apparemment illimités, séduisants et soi-disant accessible à tout un chacun, a ouvert une fenêtre virtuelle par le biais des réseaux sociaux. Il est compréhensible que d’innombrables jeunes rêvent d’une vie comme celle qui leur est présentée sur Internet. Mais nous savons que ce monde restera un rêve pour la plupart d’entre eux. L’agriculture familiale doit se faire par conviction et notre plus grand défi est d’être si convaincant par la parole et par l’action que beaucoup suivront cette voie.

Comment voyez-vous l’avenir de la FFDV et des deux écoles ?

La pression augmente énormément. Même si les jeunes familles d’aujourd’hui ont moins d’enfants, la population ne cesse d’augmenter. On ne compte plus les jeunes qui ont terminé une formation d’enseignant, de comptable, etc. et qui ne trouvent pas d’emploi. Cette tendance continue à s’accentuer. Les parents et les jeunes sont de plus en plus conscients que l’éducation pour laquelle ils ont lutté ne portera pas les fruits espérés. Il y a 20 ans, les jeunes s’inscrivaient dans notre école parce qu’elle était bon marché et qu’il y avait peu d’alternatives. Cela a changé définitivement : ceux qui frappent à notre porte savent qu’ils apprennent à travailler leur sol d’une manière totalement nouvelle. Ils sont conscients qu’ils sont pris au sérieux dans leur identité de Q’eqchi’, et ils choisissent consciemment notre école et l’engagement dans lequel toute la famille s’implique.

Pour plus d’informations : https://partage.lu/fr/projets/amerique-latine/cahabon
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