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Économie sociale et solidaire

Publié le
vendredi 15 mai 2020 à 04:00

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Ce n’est jamais évident de commencer un nouvel emploi. Une nouvelle structure, de nouveaux collègues et clients, peut-être d’autres horaires, une route différente… presque une nouvelle vie. Lorsque l’on est infirmière et que l’on commence à travailler dans une nouvelle organisation pile au moment de l’annonce de crise sanitaire du Covid-19… ça pique… et c’est peu de le dire. Trois questions à Mme Rebekka Pink, infirmière pour l’asbl Tricentenaire.

Au foyer Émile Künsch de Walferdange, il y a, en temps normal, 22 personnes dont 14 sont résidentes. Plus de 30 personnes sont accueillies par an dans les 8 lits d’accueil temporaire. Mme Pink venait de faire ses premiers pas à la mi-mars… au moment-même de l’annonce des mesures sanitaires liées au Coronavirus. Diplômée depuis 2004, et professionnelle avisée, son expérience est intéressante. Elle s’est prêtée au jeu de l’interview témoignage en trois questions d’Infogreen…

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Mme Pink, comment avez-vous réagi à l’annonce du Covid-19 et du confinement ?

Mon rôle d’infirmer consiste principalement en la surveillance, le traitement infirmier, le respect des protocoles d’hygiène et le suivi adapté des besoins des patients. Nous veillons bien évidemment à son bien-être et au maintien/développement de son autonomie. Le foyer est composé d’adultes et d’enfants, les profils sont variés, certains sont autonomes, d’autres ont besoin d’une aide constante.

J’ai bien entendu de prime abord trouvé cela étrange comme situation… puis, rapidement, j’ai pris conscience de l’impact du confinement sur le quotidien de l’ensemble des équipes, des usagers et de leurs familles. Le plus compliqué est surtout de ne pas avoir de réponse rapide et directe à donner, ce n’est pas évident d’apporter des réponses simples, cette situation n’est pas facile à comprendre. Chacun a ses habitudes, sa routine, il a fallu prendre le temps pour assimiler et faire assimiler cet état de fait.

Depuis lors, comment vivez-vous cette situation ?

Une fois passé le cap de la prise de conscience et de la transmission des informations à l’ensemble des acteurs -soignants, éducateurs, usagers et familles- nous avons pris les dispositions sanitaires qui s’imposaient et qui étaient reprises dans un classeur spécial « Covid » mis à disposition pour notre direction. Nous avons systématiquement suivi les recommandations -, qui par ailleurs font déjà partie intégrante de notre métier - même s’il est évident qu’avec les enfants usagers présents au foyer, particulièrement vulnérables, nous avons dû prendre des dispositions particulières.

Nous observons le protocole avec les gestes « barrières », et cela n’est pas toujours facile car dans un secteur comme le nôtre, le contact humain est privilégié. On appelle cela de la communication non-verbale, elle passe par la gestuelle, le regard, les postures, les attentions, le sourire… pas évident lorsque l’on se tient à un mètre de la personne en portant un masque. Autant dire que pour les soins en eux-mêmes c’est impossible, alors nous prenons toutes les dispositions utiles pour nous protéger et surtout protéger le résident.

Je peux dire que le Tricentenaire a fait preuve d’une très bonne organisation, c’est une chance.

Comment voyez-vous l’avenir ? Le déconfinement ?

Ce ne sera pas facile. Quand ? Comment ? Faut-il craindre une deuxième vague ? Y aura-t-il un traitement ? Un vaccin ? Beaucoup de questions restent en suspens. J’avoue avoir quelques appréhensions à ce propos. J’espère vivement que va naître une vraie prise de conscience. Je pense qu’il faut apporter autre chose au niveau humain, plus de solidarité. Nous voyons fleurir beaucoup d’initiatives en ce moment ce qui me fait penser qu’en chaque situation il y a du bon à prendre… ne l’oublions pas.

Frédéric Liégeois

Publié le
vendredi 15 mai 2020


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