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+ImpaKT  : «  Les premières solutions sont là, il est temps d’agir  !  »

RSE

Publié le
jeudi 5 août 2021 à 04:00

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L’économie circulaire, c’est un modèle économique à vision systémique. Avec PROgroup et leurs engagements personnels, Romain Poulles et Jeannot Schroeder sont des porte-drapeaux de cette (r)évolution systémique. Pour propager le discours, convaincre le plus largement possible et, surtout, agir et pousser à l’action, les deux entrepreneurs ont lancé, il y a 5 ans, une structure entièrement dédiée à l’économie circulaire  : +ImpaKT.

/Le développement durable, comme il est pratiqué majoritairement, à savoir l’approche du «  moins mauvais  », n’est pas une solution suffisante et ne fait que reporter les échéances des défis qui se posent à nous. Mais même une économie circulaire, qui ne cherche pas à générer des effets positifs de manière systématique, n’est pas suffisante. On oublie alors les aspects sociaux, environnementaux, si le seul but est de «  faire tourner les molécules  » à l’infini.

Romain Poulles se définit comme un «  Happy Circular Economy Officer (CEO)  ». Pour lui, l’économie circulaire est aujourd’hui une évidence, qui permet de donner une réelle perspective à l’avenir de l’humanité. « D’ailleurs, quel que soit le nom qu’on donne à ce nouveau modèle économique, l’économie circulaire est plutôt un concept parapluie dans lequel se retrouve l‘économie bleue, l’économie de performance, et bien d’autres. Depuis presque 25 ans, je suis convaincu qu’il faut aller dans le sens du développement durable et je travaille à la transposition ».

/Quand Jeannot Schroeder a rejoint PROgroup, les deux hommes ont prolongé la réflexion, remis en question les pratiques de l’entreprise et poussé le curseur vertueux plus loin. «  Nous voulons à présent générer des impacts positifs multiples », appuie Jeannot Schroeder. « Les défis qui se présentent à nous, pour améliorer l’environnement, la biodiversité, le climat, sont historiques mais ce n’est pas ‘’mission impossible’’. Cela nous concerne tous  ». Romain Poulles souligne  : «  Avec +ImpaKT, le message est clair, nous savons qu’il y a des solutions et que l’économie circulaire est incontournable pour une économie résiliente, régénératrice, et porteuse d’espoir. Alors nous voulons être artisans de cet impact positif, nous voulons agir et pousser à l’action. Il est plus que temps  !  » Au cours de l’année passée, Anne-Christine Ayed a rejoint l’actionnariat. Elle y apporte tout son savoir-faire et une expertise dans le développement et l’implémentation d’une stratégie circulaire dans un grand groupe industriel.

C’est pour ça que +ImpaKT est né. Le nom coulait de source : créer des impacts positifs et ne pas se limiter à réduire les impacts négatifs qui visent au mieux le zéro impact. «  L’économie circulaire, ce n’est pas une nouvelle technologie, ce n’est pas un nouveau procédé, c’est tout simplement un nouveau modèle économique, un changement de paradigme, une révolution systémique. On doit repenser le système dans son entièreté ; on a donc créé +ImpaKT pour s’occuper de ces questions systémiques mais aussi des enjeux de l’économie circulaire, qui vont bien au-delà du secteur de la construction  ». Il fallait cette structure, à la fois indépendante du groupe bâtisseur et liée à ses missions et à son objet social, pour clarifier la communication et donner une approche cohérente et des signaux forts à l’extérieur, comme ceux que l’entreprise donne en interne.

«  Nous étions les premiers à parler d’économie circulaire sur la place publique luxembourgeoise. Au début, beaucoup nous prenaient pour des fous. Maintenant, les regards ont changé et tout le monde en parle. Un vrai travail de conviction prend du temps. Il faut d’abord sensibiliser puis proposer des solutions avant une mise en place. Aujourd’hui, nous sommes assez fiers de notre travail  ». Les deux pionniers soulignent que le politique a bien embrayé  : « Dans l’avant-dernier accord de coalition, l’économie circulaire était mentionnée une seule fois. Dans le dernier accord ainsi que dans le programme du Gouvernement, il y avait 39 références à l’économie circulaire  ! On a créé un véritable débat et, pour nous, c’était très important  ».

+ImpaKT se réjouit ainsi des initiatives enclenchées, comme la stratégie «  Zéro déchets » développée en grande partie par +ImpaKT pour le Ministère du développement durable.

«  On l’aurait volontiers appelée «  Gestion des Ressources ». Si vous lisez les recommandations, on parle beaucoup plus de la gestion des ressources que de jeter et traiter les déchets comme c’était le cas avant ».

C’est le genre de «  switch  » dans la façon d’aborder les choses que prône +ImpaKT. « On a besoin d’actes et de gestes forts. Ils sont logiquement précédés d’une prise de conscience et de stratégies à mettre en place  ».

«  On a aussi développé une stratégie pour mieux valoriser le cycle de l’eau dans cette dynamique. Là aussi, l’État y travaille. Cela ne passe pas forcément par des aides financières, mais plus par des projets pilotes. Il y a eu un travail de fond, et là nous sommes entrés dans une phase d’implémentation  ».

Romain Poulles, à différents niveaux de la société civile, plaide pour cette économie circulaire. «  Mais on en est encore loin dans la réalité quotidienne. La BEI (Banque européenne d’investissement) a déjà classé l’économie linéaire, le modèle actuel, comme le modèle à risque, compte tenu de sa dépendance à des ressources non renouvelables et en grande partie non disponibles en Europe. Je pense qu’il y aura un point d’inflexion dans les prochaines années, un point de «  non-retour  » où les choses vont s’accélérer. Mais d’abord, il faut des bases solides. Il faut des compétences  !  » Et donc que le système de formations s’adapte aux réalités et aux besoins. «  On a vraiment besoin de personnes qui comprennent le modèle, savent réfléchir et arrivent à transmettre leurs connaissances. Cela touche tous les secteurs, partout où le modèle peut évoluer. L’étape suivante, c’est créer un cadre fiscal et réglementaire. Il faut des textes qui soient aussi stimulants et incitatifs, pour la transposition du nouveau modèle économique. Le secteur financier doit aussi entrer dans le jeu. Le marché circulaire est rassembleur par nature  : il faut des acteurs institutionnels, étatiques, associatifs, privés…  » Le côté pionnier de +ImpaKT peut pousser aussi le lobbying. « Le gouvernement a développé une stratégie circulaire solide mais, aujourd’hui, on attend des moyens humains et financiers sérieux, à la hauteur des enjeux, pour concrétiser cette réflexion stratégique. Il faut mettre en place un fonds spécial pour transposer l’économie circulaire  ».

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Les pilotes de +ImpaKT agitent les coulisses et entendent continuer à taper du pied dans la fourmilière. «  Les différents projets que nous avons suivis apportent un grand retour d’expérience. Nous voulons dispatcher les connaissances emmagasinées. D’ailleurs, nous sommes en train d’écrire un livre ensemble. Il sortira probablement d’ici 6 à 7 mois  ».

Car des projets qui font référence, il y en a. Comme le LoopPark, qui sera le premier parking 100% démontable ET remontable. «  Beaucoup de collaborateurs et partenaires y ont participé. Cela a nécessité des recherches, des brevets, la construction d’un prototype, … Doté d’un «  material passport  », ce projet est un bel exemple pour le secteur de la construction. On est à la finalisation de la conception mais le prototype a été testé lors des phases de démontage et de remontage, et on sait que cette solution fonctionne.  »

Autre projet phare pensé chez +ImpaKT, la fiche de données de circularité des produits (Product Circularity Data Sheet ou PCDS - https://www.infogreen.lu/la-norme-circulaire-du-luxembourg-en-mode-iso.html), qui est devenue une norme internationale ISO 59040 : «  En format open-source, on a des données circulaires standardisées, des informations sur la circularité des produits à tous les acteurs impliqués dans la chaîne de valeur. C’est la base de l’Internet des matériaux. Il s’agit d’éviter les erreurs du passé, où chacun développait sa solution dans son coin. S’il n’y a pas de standardisation et de normes reconnues et utilisables par tous, il n’y a pas de solution systémique. Or, l’économie circulaire, c’est tout un système ancré dans le développement durable. PCDS a une envergure internationale que l’on mesurera d’ici quelques années  ».

Romain Poulles évoque encore le travail de veille technologique sur les solutions circulaires mené ces dernières années. « Aujourd’hui, +ImpaKT dispose de plus de 1000 exemples de mises en place d’innovation. Forts de ces multiples exemples et de notre expertise, nous sommes capables de conseiller efficacement nos clients dans la mise en pratique d’une démarche circulaire. La veille est d’une importance fondamentale car elle permet de démontrer que le futur a déjà commencé ».
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L’économie sera circulaire ou ne sera pas. Et c’est bien le combat que mène +ImpaKT : « Les premières solutions sont là, il est temps d’agir ! »

Sébastien Yernaux

Article tiré du dossier du mois « Tellement de raisons d’agir ! »

Publié le
jeudi 5 août 2021


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