Green Events, la nouvelle mission de l'Ëmweltberodung Lëtzebuerg

Green Events, la nouvelle mission de l’Ëmweltberodung Lëtzebuerg

Depuis le début de l’année 2026, l’asbl Ëmweltberodung Lëtzebuerg coordonne l’initiative Green Events, dont l’objectif est de réduire l’empreinte écologique des événements organisés au Luxembourg. Sophie Thinnes est l’une des deux personnes recrutées par l’association pour mener à bien cette nouvelle mission.

L’Ëmweltberodung Lëtzebuerg (EBL) est un organisme indépendant de conseil en matière d’environnement pour les communes, les associations, les institutions publiques et privées et les entreprises. Depuis le 1er janvier 2026, l’asbl est aussi en charge de la coordination de l’initiative Green Events du ministère de l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité.

« Dans un premier temps, il s’agira de poursuivre et d’assurer la continuité du travail opérationnel qui était jusqu’alors mené par l’Oekozenter Pafendall », déclare Sophie Thinnes, conseillère environnementale. « Il s’agit de traiter les dossiers que nous recevons de la part d’organisateurs, de les conseiller et de répondre à leurs questions tout au long du processus. Après évaluation de leur check-list, nous octroyons le logo « ‘Green Events’ ou ‘Mir engagéieren eis’ si les conditions sont remplies. »


« En tant que coordinateur, notre objectif est aussi d’augmenter la visibilité du projet Green Events. »

Sophie Thinnes, Ëmweltberodung Lëtzebuerg

« Notre deuxième rôle consiste à informer et à sensibiliser les organisateurs d’événements sur les impacts environnementaux de leur activité, ainsi que sur les solutions qui existent pour la réduire. Enfin, en tant que coordinateur, notre objectif est aussi d’augmenter la visibilité du projet Green Events et de stimuler plus d’initiatives durables dans l’organisation d’événements au Luxembourg. »

L’Oekozenter Pafendall commente cette passation de pouvoir : « L’Oekozenter – tout comme le Mouvement Ecologique, qui est le porteur du Centre, sont des organisations basées sur le bénévolat. Une de nos finalités est de lancer des projets prometteurs d’avenir, qui ne sont pas de prime abord assuré par d’autres acteurs. Nous voyons notre rôle-clé d’initier et de faire avancer de nouveaux projets à caractère structurel, ceci notamment aussi vu nos ressources financières et personnelles réduites. C’est donc pour des raisons de réorganisation interne et d’autres priorités que l’Oekozenter a renoncé à la coordination de Green Events. Nous nous sommes d’ailleurs engagés à ce que le projet soit repris par un acteur compétent. »

Un travail collaboratif et des défis à relever

Pour accomplir cette mission, Sophie Thinnes travaille avec un autre conseiller environnemental. Elle explique que « l’EBL a recruté des profils alliant une expertise dans le domaine de l’environnement et un sens organisationnel, avec une certaine connaissance du paysage de l’événementiel au Luxembourg. Au niveau des soft skills, je pense qu’il était important d’avoir des personnes capables d’interagir naturellement avec toute une panoplie d’acteurs et de créer une relation de confiance avec eux, car notre accompagnement peut durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois. »

Le duo collabore étroitement avec la SuperDrecksKëscht® (SDK), cogestionnaire du projet. « Nous échangeons beaucoup à propos des dossiers que nous recevons et des pratiques durables. Nous organisons aussi des workshops et des séances d’information. La SDK a une vraie expertise, leurs conseillers travaillent depuis plusieurs années pour Green Events. » Le ministère se joint aussi aux discussions lorsqu’il s’agit de mener une « réflexion stratégique concernant l’orientation future du projet. Nous devons définir, ensemble, les objectifs précis que nous voulons atteindre. C’est la première étape et nous sommes en plein dedans. »

En 2024, l’Oekozenter Pafendall tirait le bilan des cinq premières années de Green Events - dont le Centre assurait alors la coordination. Plusieurs « difficultés » avaient alors été identifiées, notamment liées aux coûts et à la logistique concernant la vaisselle réutilisable. Pour Sophie Thinnes, « cela est toujours d’actualité. » L’EBL entretient de très bonnes relations avec les communes, ce qui sera un vrai atout pour trouver des solutions aux défis qu’il reste à relever. « Bien souvent, des solutions existent mais elles ne sont pas référencées. Par exemple pour la vaisselle, nous avons déjà en tête quelques alternatives locales que nous aimerions faire connaître davantage. Cette proximité avec les acteurs locaux, c’est l’une des choses que l’EBL apporte au projet Green Events. »

Léna Fernandes
Photo : asbl Ëmweltberodung Lëtzebuerg

Article
Publié le lundi 2 février 2026
Partager sur
Nos partenaires