Le quotidien des enjeux du développement durable au Luxembourg !
mesure de la qualité de l'air, AEE - agence européenne pour l’environnement, OMS, cause de mortalité, morbidité, réchauffement climatique, hausse des températures, pollution atmosphérique, pollution sonore, virus COVID-19, barrière de l’espèce, risque écologique, conditions sanitaires, dimension environnementale de la pandémie, vague de chaleur, décès prématuré, mort imputable à l’environnement
facebook
twitter/
linkedin
scoopit

Des environnements dégradés… et morbides !

Santé-Environnement

Publié le
jeudi 10 septembre 2020 à 04:00

facebook
twitter/
linkedin
scoopit

La pollution atmosphérique (400000 décès prématurés) et sonore (12000), ainsi que les conséquences du changement climatique, notamment les vagues de chaleur, et l’exposition à des produits chimiques dangereux, sont une grosse source de la morbidité et des problèmes de santé en Europe. Selon une étude de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), la mauvaise qualité des environnements contribue à 13 % des décès.

Ce n’est pas à proprement parler une surprise mais c’est tout de même une sérieuse claque aux climatosceptiques et autres aventureuses personnalités qui ne croient pas aux préjudices environnementaux sur la santé humaine. Selon l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), qui s’appuie sur une analyse complète, 13% de la mortalité en Europe sont causés, directement ou indirectement, par la mauvaise qualité de l’environnement et les pollutions résultant de l’activité humaine.

Le rapport de l’AEE - « Un environnement sain, une vie saine : comment l’environnement influe sur la santé et le bien-être en Europe » (Healthy environment, healthy lives : how the environment influences health and well-being in Europe) » - s’appuie largement sur les données de l’Organisation mondiale de la santé relatives aux causes de décès et de maladies.

Pollution atmosphérique : 400 000 morts

Les constats sont clairs ! Première menace pour la santé des Européens : la pollution atmosphérique qui, avec plus de 400 000 décès prématurés chaque année, s’avère porteuse d’une lourde charge de morbidité !

La pollution sonore arrive en deuxième position, contribuant à 12 000 décès prématurés, suivie des conséquences du changement climatique, et plus particulièrement les vagues de chaleur.

Tous les pays ne supportent évidemment pas la même charge due à la pollution ou/et au changement climatique. Il existe notamment de nettes différences entre les pays de l’est et de l’ouest de l’Europe. La proportion la plus élevée des décès imputables à l’environnement est enregistrée en Bosnie-Herzégovine (27%), la plus faible (9%) est relevée en Islande et en Norvège.
/
Au Luxembourg, selon les données consultables, on est autour des 11%, sachant que la population augmente fortement d’année en année et que la qualité de l’air marque un léger mieux de façon régulière. Le dioxyde d’azote (NO2 qui se forme dans l’atmosphère à partir des dégagements dus essentiellement à la combustion de combustibles fossiles, la circulation routière ou l’industrie classique par exemple) reste sous les seuils européens (40 μg/m3 - 23,50 pour le Luxembourg) - Voir aussi sur la qualité de l’air au Luxembourg

Facteurs aggravants

L’Agence constate que les habitants sont constamment exposés à de multiples risques, notamment à la pollution de l’air et de l’eau, à la pollution sonore, ou encore aux produits chimiques, des risques qui se combinent et, parfois, s’additionnent pour créer un danger réel sur la santé. Les villes européennes sont particulièrement vulnérables à ces multiples menaces.

En outre, les conditions sociales et de vie constituent un facteur aggravant : les communautés les plus pauvres sont souvent exposées à des niveaux de pollution et de bruit plus élevés ainsi qu’à des températures élevées, tandis que leurs conditions sanitaires préexistantes augmentent leur vulnérabilité aux risques écologiques pour la santé.
Le rapport signale que les recherches actuelles tentent de déterminer les liens possibles entre la pandémie actuelle et les dimensions environnementales.

« On estime que le virus à l’origine de la COVID-19 a franchi la barrière de l’espèce, passant des animaux aux êtres humains, ce qui constitue une conséquence imprévue de la pression exercée par la consommation croissante sur nos systèmes naturels », peut-on y lire. « Les premiers éléments de preuve suggèrent que la pollution atmosphérique et la pauvreté pourraient entraîner des taux de mortalité plus élevés » des suites de Covid-19, mais des recherches supplémentaires doivent être menées pour clarifier ces interactions.

« Tandis que nous constatons certaines améliorations au niveau de l’environnement en Europe et un objectif clair en faveur d’un avenir durable dans le pacte vert européen, le rapport indique qu’une action forte est nécessaire pour protéger les plus vulnérables de notre société, car la pauvreté va souvent de pair avec le fait de vivre dans de mauvaises conditions environnementales et d’être en mauvaise santé. La prise en considération de ces interconnexions doit s’inscrire dans une approche intégrée en faveur d’une Europe plus inclusive et plus durable », a déclaré Hans Bruyninckx, directeur exécutif de l’AEE.

Alain Ducat
d’après la présentation de l’AEE

Publié le
jeudi 10 septembre 2020


Santé-Environnement
Distraction free
DISTRACTION FREE MODE
Nos partenaires Santé-Environnement


Nos partenaires Santé-Environnement

Nos partenaires