Le quotidien des enjeux du développement durable au Luxembourg !
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Concevoir durable

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Publié le
lundi 17 août 2020 à 04:00

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Pour réduire la consommation d’espace, la planification reste le point d’attaque le plus important. Si possible, éviter l’intervention ; si elle est nécessaire, la réduire.

Certains biologistes parlent de la 6e grande vague d’extinction. Nous connaissons tous l’histoire des dinosaures. Il est également compréhensible que de nombreux animaux n’aient pas survécu aux périodes glaciaires. Mais aujourd’hui ? Quelles peuvent en être les raisons ? Les études actuelles montrent que dans le cas des oiseaux, le changement climatique n’est pas le principal facteur. Au contraire et surtout sous nos latitudes, certaines espèces d’oiseaux bénéficient du développement actuel. Mais l’homme est quand même responsable - et cela est dû à sa consommation d’espace.

Le Luxembourg est marqué par de magnifiques paysages naturels tels que les collines boisées de l’Ösling, les terres cultivées variées de la Minette et de la Moselle, et une mosaïque colorée de zones agricoles et d’agglomérations.

Fragmentation

Cependant, au vu de la croissance démographique actuelle, ces agglomérations s’étendent de plus en plus, autant pour les villes que pour les villages. Ainsi, des structures développées au fil des années à proximité des agglomérations comme les vergers ou d’autres bosquets, doivent parfois céder la place au développement.

Parallèlement, l’agriculture continue de se développer. Afin de rester compétitif au niveau national et international, les méthodes de cultivation s’adaptent et se technologisent. Des terres auparavant non cultivées - des sites à faible rendement ou des bords difficilement accessibles - sont désormais utilisées.

Et parce que l’homme moderne est mobile et qu’il exige un haut degré d’échange de biens, nous avons également besoin d’infrastructures suffisamment dimensionnées. Celles-ci sont inévitablement réalisées dans les espaces libres restants. La fragmentation du paysage qui en résulte entrave les voies de migration des animaux sauvages et empêche l’échange génétique des populations.

Même si un changement de mentalité de la population est perceptible, la pression d’utilisation sur les zones libres si précieuses pour les espèces animales et végétales sauvages, ne cesse d’augmenter. Mais quoi faire ? Dans un pays d’environ 2500 km2, la surface est une denrée rare.

En cas de fragmentation du paysage, des ponts verts ou des passages souterrains peuvent être mis en place. Bien qu’idéalement intégrée lors de la planification d’un projet, une installation postérieure peut encore s’avérer efficace.

Un fil conducteur dans les projets

L’intensification de l’agriculture est contrée par des programmes soutenus par l’État. Le guide agricole de 2017 sur la biodiversité est à l’origine de programmes ciblés pour générer des niches et des retraits écologiques. Les programmes relatifs aux prairies et aux pâturages, ainsi que les programmes concernant les bordures des champs tels que les bandes fleuries ou jachères ne sont que quelques exemples.

Pour réduire la consommation d’espace, la planification reste le point d’attaque le plus important.

Pour L.S.C. Engineering Group, l’utilisation durable de nos ressources est le fil conducteur de nos projets. Il est de notre responsabilité non seulement de conseiller et d’accompagner nos clients lors de la réalisation de leur projet de construction, mais aussi d’attribuer une importance toute particulière à la durabilité du projet.

Cela signifie concrètement : éviter l’intervention si possible, la réduire si nécessaire.

Une mesure d’évitement est de préserver les structures hébergeant un habitat et de les intégrer dans la planification. La préservation d’un arbre remarquable ou d’une rangée d’arbres a toujours une valeur écologique nettement supérieure à celle d’une nouvelle plantation qui ne remplit une fonction écologique importante qu’après plus de 20 ans.

Parmi les bonnes-pratiques d’aménagement paysager, les bandes vertes, les prairies fleuries, les zones de rétention d’eau de haute qualité écologique ou même les toitures vertes ou façades végétalisées peuvent fournir un habitat supplémentaire. Certaines solutions techniques peuvent aider à optimiser l’habitat des chauves-souris et oiseaux par exemple. Ainsi, des solutions élégantes de nichoirs intégrés ou non dans les immeubles peuvent créer de nouveaux habitats.

Certes, cela favorise surtout les espèces qui suivent l’être humain dans les agglomérations, mais ces quartiers restent structurellement plus riches. Dans ces conditions nous pouvons encore, espérons-le, observer les oiseaux dans le jardin avec nos petits-enfants.

Article de Markus QUACK, Coordinateur de Service Environnement (LUXPLAN/L.S.C. Engineering Group) et Carine KOLBER, Directrice de Département QSE2 (SIMON-CHRISTIANSEN & Associés/L.S.C. Engineering Group)
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Article tiré du dossier du mois « Nature Humaine »

Publié le
lundi 17 août 2020


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