Le quotidien des enjeux du développement durable au Luxembourg !
Dossier du mois
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Bâtisseurs du futur

« Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants. » - Antoine de Saint-Exupéry

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Bâtisseurs du futur

« Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants. » - Antoine de Saint-Exupéry

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« Nous n'héritons pas de la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants. » - Antoine de Saint-Exupéry

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Publié le mercredi 9 octobre 2019
Architecture & construction
Architecture & construction

Cette terre, sur laquelle nous nous développons, mérite d’être traitée avec respect. Les erreurs que l’on commet aujourd’hui, nous les transmettons aux générations suivantes. Nous subissons d’ailleurs déjà les conséquences des décisions prises par nos ancêtres et qui nous ont menés à produire bien plus que nous ne le devrions, bien au-delà de ce que la Terre est en mesure de tolérer.

On l’entend assez, pour épargner l’environnement, il faut réduire notre consommation d’énergie et les émissions CO2 résultant d’à peu près chacun de nos actes. Cela vaut tout particulièrement pour le secteur du bâtiment qui, rappelons-le, est responsable de 40 % de la consommation d’énergie finale.

Plus choquant encore, selon le Parlement européen, « trois bâtiments sur quatre sont inefficaces sur le plan énergétique ».

Il faut dire que des bâtiments, il y en a de toutes sortes et surtout de tous âges. On ne peut attendre les mêmes performances d’édifices bâtis il y a plusieurs décennies, voire plusieurs siècles - le Palais grand-ducal a été construit au 16e siècle, l’Hôtel des Postes et le siège de la BCEE au tout début du 20e siècle – que des constructions en cours, qu’on ne compte plus au Luxembourg.

Pour le nouveau, on devrait pouvoir compter à présent sur des matériaux et techniques efficaces, reposant sur des siècles de recherche et développement. Mais bien sûr, les objectifs économiques ont souvent pris le dessus sur les retombées en matière (de santé et) d’environnement. Parce que finalement, les meilleures ressources, elles étaient là bien avant nous ! Le soleil, le bois, l’argile… mais également la paille, la laine et des micro-organismes ambiants sont quelques-uns des secrets millénaires de la nature auxquels les architectes et ingénieurs s’intéressent à nouveau depuis… quelques années. Ici déjà, les certifications et primes boostent ces démarches (BREEAM, PRIMe House, Lenoz, etc.).

Pour l’ancien, il faut parfois faire preuve d’ingéniosité pour parvenir à améliorer les performances énergétiques d’un bâtiment classé, avec toutes les restrictions que cela entraîne. Au niveau du logement par contre, les possibilités sont légion, tout comme les aides financières et les opportunités d’accompagnement. Step by step, la maison héritée de grand-mère peut devenir le prototype d’une maison énergétiquement gérée par intelligence artificielle, en autoproduction et surtout au bilan carbone négatif.

Pour en savoir plus, la rédaction d’Infogreen a fait appel à ses partenaires engagés dans des modes de constructions plus durables. Matériaux naturels, travail d’équipe, sources d’énergie renouvelables, bien-être et confort des occupants sont quelques-unes des briques à impliquer dans cet important chantier.

Marie-Astrid Heyde

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Construire dans une démarche intégrée pour des résultats durables

Construire dans une démarche intégrée pour des résultats durables

Penser les édifices de demain n’est pas le travail d’une équipe isolée. L’alliance des compétences permet ainsi le déploiement d’idées innovantes et ingénieuses afin d’améliorer nos modèles de construction.

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Paul Wurth Geprolux S.A.
Publié le mercredi 9 octobre 2019
Architecture & construction
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« Notre objectif est de satisfaire les besoins d’aujourd’hui sans compromettre les ressources des générations futures », explique Benoît Greiner, directeur de Paul Wurth Geprolux (PWGP). C’est dans cet esprit que travaillent ses équipes, compétentes en matière d’accompagnement et de gestion de projets de construction depuis leur conception jusqu’à leur livraison.

« Dès le départ, tous les acteurs sont réunis autour d’une table dans une démarche intégrée : maîtres d’ouvrage, gestionnaires de projets, architectes, ingénieurs, etc. ». Tous sont requis pour penser la construction ou la rénovation dans sa globalité, en veillant à employer des matériaux et ressources durables, à utiliser l’énergie de manière optimale, à agencer l’espace pour répondre à toutes ses utilisations. « Nous nous concertons tout en amont du projet, dès sa programmation, et tout au long des différentes étapes. Notre équipe sera continuellement attentive à la pertinence des options retenues et à la qualité de mise en œuvre », précise encore le directeur.

Pour ce faire, PWGP s’encadre de personnel expert, telle que Bianca Schmitt, ingénieure spécialisée en énergie et environnement. Les données inhérentes à l’économie circulaire, aux bâtiments sains, aux énergies renouvelables mais aussi à l’évaluation économique et au BIM lui sont plus que familières : « Ces concepts sont essentiels au domaine de la construction au Luxembourg et, pour preuve, des démarches sont en cours, dont certaines initiées par le ministère de l’Économie ».

Focus sur trois de ces notions, par Bianca Schmitt :

  • Économie circulaire : « la production de déchets et la pollution résultent des décisions prises en phase de conception, c’est donc à cette étape qu’il faut changer d’état d’esprit et repenser nos habitudes ». La récupération et la réutilisation des matériaux en fin de cycle sont des conditions importantes dans l’économie circulaire.
  • Bâtiments sains : « Ils requièrent une bonne gestion de l’air intérieur et l’utilisation de matériaux et produits qui ne polluent pas. Nous passons beaucoup de temps dans les bâtiments, mais nous en savons souvent peu sur la qualité de l’air intérieur et ses effets ». Ces considérations ont pris une place toute particulière dans le cadre du projet du Centre hospitalier Emile Mayrisch ou encore de l’International School of Luxembourg 2.

Photographe ISL 2 – © Catherine Thiry
Architecte ISL 2 – Arco Architecture Company

  • Énergies renouvelables : « Les bâtiments modernes sont passés de simples consommateurs à de véritables producteurs-consommateurs. Cette complexité demande un approvisionnement bien planifié et des systèmes de gestion qui permettent d’assurer le confort des occupants et de faire des économies de coûts opérationnels ». Ces réflexions ont été intégrées dans différents projets, notamment celui du Centre de remisage pour les trains ICE à Cologne-Nippes (bâtiment neutre en CO2) ou le projet de parc éolien de Roullingen Goesdorf.

Dans le quartier de Hollerich, où se situent les bureaux de PWGP, un plan de réaménagement d’anciennes friches industrielles est en cours (voir photo principale). L’équipe de PWGP accompagnera le développement de ce quartier.

Aujourd’hui, la planification intégrée est la clé de la réalisation de bâtiments durables qui préservent les ressources et l’énergie.

À propos de Paul Wurth Geprolux

Fort d’un savoir-faire pluridisciplinaire en ingénierie technique et en gestion de projet pour la construction de bâtiments et d’infrastructures efficients et durables, Paul Wurth Geprolux accompagne ses clients dans toutes les phases de la construction, de la conception à la livraison finale.

Photo principale : Sonia Casteran, project manager, Benoît Greiner, directeur et Bianca Schmitt, ingénieure spécialisée en énergie et environnement chez PWGP, devant la maquette du plan de réaménagement du quartier de Hollerich.

Marie-Astrid Heyde
Photo Fanny Krackenberger

bâtiments, construction durable, vitrine d’innovations, service de l’environnement, Lycée technique pour professions de santé, projets de constructions, pionnier de l’innovation technologique, bâtiment à énergie positive, production d’énergie renouvelable, impact écologique, révolution climatique, Gilles Christnach, co-CEO du bureau d’ingénieurs-conseils Betic, installation photovoltaïque, nouvelle philosophie de construction, lutte contre le changement climatique

Une vitrine d’innovations au service de l’environnement

Une vitrine d’innovations au service de l’environnement

Venant tout juste d’ouvrir ses portes, le Lycée technique pour professions de santé à Ettelbruck est une véritable vitrine d’innovations au service d’un nouveau type de bâtiments, résolument tournés vers l’avenir et indiscutablement inscrits dans une démarche environnementale avant-gardiste. Rencontre avec Gilles Christnach, co-CEO du bureau d’ingénieurs-conseils Betic.

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Betic
Publié le mercredi 9 octobre 2019
Architecture & construction
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Quelles sont les motivations derrière un tel projet ?

Le Lycée technique pour professions de santé situé à Ettelbruck est un établissement unique, tant par les techniques déployées que par l’approche pour sa conception. J’irai même au-delà. Il positionne clairement le Luxembourg comme un pionnier de l’innovation technologique en matière de construction durable… Un bilan carbone neutre en CO2, ou encore une production d’énergie renouvelable impressionnante, contribuant à faire de ce bâtiment à énergie positive, une prouesse technique !

Un exemple à suivre pour créer un nouveau standard de construction ?

Nous assistons à l’émergence de nombreux projets de constructions neuves ou de rénovation, pour lesquels nous devons faire preuve de toujours plus d’innovation pour aboutir à l’impact écologique le plus faible possible, voire nul. Réaliser des constructions économes en énergie ne suffit plus… Nous ne devons plus simplement parler d’isolation renforcée ou encore de techniques à basse consommation. C’est en effet tout le cycle de vie du bâtiment qui doit aujourd’hui être considéré. Nos bâtiments doivent devenir acteurs de la révolution climatique !

Ce lycée est clairement le premier jalon de ce changement de paradigme. Il est non seulement le premier bâtiment d’enseignement public à énergie positive, mais aussi le premier à viser la certification Minergie-P-Eco. Celle-ci n’est accordée qu’aux constructions autonomes, dotées d’une enveloppe remarquable et à très basse consommation d’énergie, énergie grise comprise. Nous avons donc étudié toute l’énergie consommée pour produire ce lycée, même indirectement, et pas seulement celle liée à son exploitation.

Il ouvre ainsi la voie aux bâtiments du futur, qui s’efforceront de réduire toutes les émissions de CO2 induites par leur simple existence et qui se substitueront également aux producteurs d’énergie classique en faisant prévaloir une production d’énergie verte in situ supérieure à leur consommation.

Et concrètement, ces techniques qui sont si particulières…

Une solution technique complète a été développée spécifiquement pour que toute l’énergie naturelle disponible soit mise à contribution. Par exemple, l’énergie solaire est exploitée sous toutes ses formes. L’installation photovoltaïque produit près de 255.000kWh/an alors que le bâtiment en consomme seulement 92.000. Des collecteurs thermiques en façade, couplés à un réservoir thermique de 91.000l, le plus grand du type au Luxembourg, rendent le bâtiment autonome en production d’eau chaude.

Concernant l’énergie grise, nous avons dû pousser nos études plus loin que nous ne l’avions jamais fait afin de la réduire au strict minimum. Nous avons ainsi créé un système de ventilation novateur sans aucune gaine de circulation d’air… Un détail qui peut sembler insignifiant pour certains mais qui est en fait une véritable révolution. Encore peu considérée dans les projets de construction il y a quelques années, fort est à parier que désormais sa prise en compte devra s’imposer comme un standard.

Le Lycée technique pour professions de santé illustre parfaitement la mise en pratique d’une nouvelle philosophie de construction nécessaire pour répondre aux défis de demain : créer des bâtiments durables, acteurs d’une transformation environnementale via leur contribution à la lutte contre le changement climatique.

Plus d’informations sur betic.lu.
Article de notre partenaire Betic.
Photos : Marie De Decker

Boydens Engineering, architecture, architectes, construction durable, commune de Wiltz, bureau d’ingénierie spécialisé, projets d’assainissement énergétique de bâtiments, techniques performantes, ressources naturelles renouvelables

Faire face aux contraintes de l’existant

Faire face aux contraintes de l’existant

En tant que bureau d’ingénierie spécialisé dans la construction et la durabilité, Boydens Engineering est régulièrement amené à participer à des projets d’assainissement énergétique de bâtiments à utilité publique. Le bureau cherche à recourir aux techniques les plus performantes et à limiter le nombre de matériaux employés, tout en les choisissant parmi les ressources naturelles renouvelables.

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boydens engineering
Publié le mercredi 9 octobre 2019
Architecture & construction
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Administration communale de Wiltz : un édifice classé aux Sites et Monuments
En phase d’exécution – livraison début 2020

Résolument orientée durable, la Ville de Wiltz – « hotspot économie circulaire » - s’est fixée une charte cadrant les travaux et projets de la commune. Pour accompagner la rénovation de son bâtiment administratif – un édifice historique classé situé en plein centre-ville -, elle a fait appel à Boydens Engineering.

De nombreuses contraintes ont dû être affrontées pour rendre ce bâtiment moins énergivore sans le dénaturer. « Nous ne pouvions pas le rénover d’une manière classique. Il était par exemple hors de question de toucher à la façade, donc de prévoir une isolation extérieure », explique Leif Chiotis, branch manager de Boydens Engineering. « Pour minimiser les apports solaires de la façade principale, orientée sud, nous avons travaillé avec des vitrages à facteur G. Pour les derniers niveaux sous les combles, nous avons opté pour une isolation intérieure. Nous ne pouvions pas non plus toucher aux portes et plafonds de certaines zones, donc nous n’avons pas pu intégrer les techniques comme nous l’aurions souhaité et avons dû trouver des solutions tant pour les installations électriques que pour la ventilation ».

Les combles ont été aménagés afin de créer des surfaces de bureaux supplémentaires. Cet espace, qui était jusqu’alors inoccupé, a pu être rénové de manière plus libre avec une nouvelle charpente et une isolation intérieure en laine de bois et une ventilation double flux.

Esthétiquement, le bâtiment avait subi plusieurs petites rénovations et présentait des points de chauffage très variés. « Il fallait uniformiser son cachet et nous sommes pour cela passés par des fabricants de radiateurs tubulaires », précise Leif Chiotis.

Certaines rénovations mal maîtrisées ont aussi créé de nombreux ponts thermiques qui ont mené au pourrissement de la charpente ayant conduit à une dépose totale. Le maintien des planchers a conduit à des renforcements qui ont complexifié encore l’intégration des techniques.

Et de conclure : « En raison de toutes ces contraintes architecturales et de conservation du patrimoine, le bâtiment n’aura jamais une performance énergétique très élevée. Nous avons toutefois pu faire passer son passeport énergétique de I à F ».

Principaux matériaux mis en œuvre pour ce projet : laine de bois, fibres de bois soufflée, enduits à la chaux, fenêtres bois, éclairage LED, ventilation double flux

Architecte : Studioconcept Wiltz
Génie civil : Daedalus
MO : Adm. com. Wiltz

Lycée classique/technique de Diekirch – Annexe de Mersch
En phase d’exécution – début des travaux mai 2019, livraison rentrée 2021

Boydens Engineering est en charge de la rénovation de l’ancienne école, à la demande de l’Administration des bâtiments publics. Ces travaux incluent la rénovation de six bâtiments et la reconstruction de deux autres qui n’étaient plus du tout adaptés aux fonctions qui leur étaient assignées.

Les choix sont basés sur le concept du bureau suisse Basler. « Nous avons apporté une étude inspirée de ce concept afin d’améliorer la performance énergétique du bâtiment », témoigne le branch manager. Refroidissement naturel nocturne, technique minimalisée au maximum et aération durant les heures de pause par des ouvrants motorisés en sont les principales caractéristiques.

Une ancienne centrale de cogénération a été démantelée afin que le lycée soit raccordé à la nouvelle centrale à biomasse, plus performante, mise en place par la commune.

Les nouvelles constructions comprendront une façade en bois et une isolation en laine de bois. Dans l’ensemble, les matériaux choisis ne sont pas des dérivés pétrochimiques mais des matériaux naturels et sains. Les toitures de deux bâtiments seront entièrement couvertes de panneaux photovoltaïques, l’intégralité des luminaires sera remplacée par des luminaires LED.

Architecte : COEBA
Génie Civil : Tecna
MO : ABP

Le centre sportif d’Ettelbruck et la récupération des eaux grises
Livré en 2017

Un autre exemple d’amélioration des performances énergétiques qui mérite d’être mentionné est celui de la piscine d’Ettelbruck (bâtiment des années 70). Ce projet, terminé en 2017, avait été réalisé à la demande de l’Administration des bâtiments publics et a permis de passer d’une classe énergétique FEF à une classe ABA, grâce notamment à l’isolation du bâtiment (25 cm de laine de roche en façade, 35 cm en toiture en moyenne), à l’occultation solaire, au transfert d’air des salles de sport vers les sanitaires, à l’installation d’un système de refroidissement adiabatique à récupération d’énergie et d’un système de récupération des eaux grises, le tout ayant permis une réduction de la consommation énergétique de 70 %. (Voir Neomag #19 p22).

Architecte : Romain Schmitz
Génie Civil : BERED

Marie-Astrid Heyde

Fonds du logement, rénovation, logements sociaux, artisans, corps de logis et la grange, réhabilitation, ferme du 18e siècle, Arcus asbl, construction durable

Une seconde vie pour une ferme du 18e siècle

Une seconde vie pour une ferme du 18e siècle

Grâce à une bonne collaboration entre les Sites et Monuments, l’administration communale de Colmar-Berg et les acteurs impliqués dans ce projet de réhabilitation, une ferme du 18e siècle entame une seconde vie.

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Fonds du Logement
Publié le mercredi 9 octobre 2019
Architecture & construction
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Lorsqu’on replonge dans les documents historiques, on retrouve des traces de construction de ce bâtiment datant de 1777, suivi par une extension en 1788. Si une partie des dépendances a dû être détruite – en raison, notamment, d’un important incendie survenu en 2003 -, le corps de logis et la grange ont été conservés et rénovés afin de réaliser un foyer et des maisons unifamiliales. La ferme est classée monument national depuis 2017.

Le corps de logis

Cet espace historique de 250m2 présentait des dimensions dépassant les critères types du Fonds du Logement. Plutôt que de le réaménager en maison individuelle, il a donc été décidé de l’adapter à usage d’Arcus asbl, active dans le secteur social et pédagogique.
Cinq chambres avec salle de douche ont ainsi été créées et une pièce commune incluant une cuisine et séjour a été aménagée dans l’ancien grenier. Au rez-de-chaussée, un bureau a été prévu pour les éducateurs.

« Pour ce bâtiment, nous avons décidé de le rénover sans procéder à un assainissement énergétique complet, en raison des nombreux éléments intérieurs et de façades qu’il fallait conserver », explique Corinne Stephany (Jonas Architectes Associés). « Nous avons donc opté pour une technique relativement traditionnelle », précise Dr. Ing. Christian Siegel (Siegel Schleimer Ingénieurs-conseils). Cette partie du bâtiment est chauffée par une chaudière à gaz et des radiateurs, mais une ventilation contrôlée à double-flux a été installée pour l’espace commun. La toiture a été isolée avec de la laine de roche, les anciennes vitres remplacées par du double vitrage et un éclairage LED a été installé.

La grange

Les contraintes de sauvegarde étant moins importantes au sein de cette grange vide, c’est un concept de house in house qui a été mis en place. « Nous avons intégré trois petites maisons en bande, sous forme d’un nouveau volume au sein de la grange, en conservant donc la façade d’origine », explique Michal Zaglaniczny (Fonds du Logement).

La construction est mixte béton-bois avec une enveloppe thermique et étanche indépendante de la façade originale. « Pour renforcer la solidité de la structure, nous avons réalisé un chaînage périphérique sur la maçonnerie existante, relié ponctuellement à la nouvelle structure portante afin de retenir les façades historiques », détaille Julie Ferrazzi (SGI Luxembourg). Des velux ont été intégrés dans la nouvelle toiture afin d’apporter une source de lumière naturelle dans le hall ainsi créé.

Pour respecter le HQ100 (crue de probabilité moyenne) de cette zone inondable, les terrasses et les dalles des habitations sont surélevées à 1,20m du sol. Au niveau des terrasses, ce vide est comblé par un bardage en mélèze avec joints ouverts, permettant le passage de l’eau.

La technique employée dans ces unités de 115m2 chacune a permis l’obtention du triple A. Chaque unité est équipée d’une pompe à chaleur et d’une ventilation double flux. De la laine de roche a été employée pour l’isolation et la toiture a été refaite en ardoises naturelles en pose « schuppen », telle qu’elle était effectuée au 18e siècle.

Pour rénover la façade, les menuiseries et les ferronneries, l’équipe a fait appel à de nombreux artisans spécialisés. « Ils devaient être capables de travailler sur place, à l’ancienne et avec des matériaux locaux d’époque », souligne Eric Schmit (Fonds du Logement).

Six nouvelles maisons individuelles en bande et sur pilotis viendront dans un second temps fermer la cour intérieure.

Pour l’anecdote…

La ferme est connue depuis quelques décennies sous le nom de Nelson’s Haff. Il s’agit d’un général anglais qui a épousé la propriétaire – luxembourgeoise – après la Première Guerre mondiale

Ce projet a été présenté parmi 10 références de rénovation et réhabilitation de bâtiments classés lors d’une conférence conjointement organisée par l’OAI et les Sites et Monuments.

Marie-Astrid Heyde
Pour le Fonds du Logement, partenaire Infogreen
Photos bâtiment : Jonas Architectes Associés S.A.
Photo équipe : Fanny Krackenberger

Construire ou rénover durablement son foyer

Construire ou rénover durablement son foyer

Construire ou rénover durablement son foyer

Les dangers encourus par notre planète et ses habitants rendent indispensable une remise en question de nos modes de vie. Elle passe entre autres par le développement d'une architecture écologique ou écoresponsable, c'est-à-dire fonctionnelle, confortable, économe en matières premières et respectueuse de l'environnement, au sens large du terme.

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Nyuko asbl
Publié le mercredi 9 octobre 2019
Architecture & construction
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Cette architecture, également qualifiée de bioclimatique ou de durable, varie radicalement selon le relief, le climat, les ressources régionales, la culture locale, le niveau social des citoyens et les choix politiques des États. Cette multiplicité des réponses n’est d’ailleurs pas nouvelle : l’étude des constructions traditionnelles prouve la multitude des solutions permettant d’apporter aux usagers le confort nécessaire, tout en respectant l’intégrité du territoire.

La construction et la rénovation durables et peu énergivores sont de plus en plus prisées. Grâce à l’efficacité énergétique élevée, les coûts fixes baissent automatiquement. Pour les particuliers qui souhaitent inscrire leur projet dans une démarche durable, la tâche reste ardue. L’architecte Thierry Noben partage les grandes règles à retenir.

Qu’implique la construction durable ?

Il est très difficile de définir la construction ou la rénovation durable. Certains optent pour des panneaux solaires et un système d’épuration d’eau, d’autres vont plus loin avec l’énergie verte, une isolation durable et des matériaux écologiques. La construction durable permet d’éviter les ennuis aux futures générations.

Il va de soi que la construction d’une habitation doit se faire de la façon la plus écologique possible. Ainsi, il faut veiller au caractère renouvelable ou inusable des matériaux. Leur exploitation ne peut pas nuire à l’environnement et le transport doit se réduire à un minimum. De plus, les matériaux de construction d’une habitation écologique ne sont pas toxiques, ne propagent pas de bactéries et ne nuisent ni à l’humain, ni à la nature.

Ils doivent à la fois isoler la maison et lui permettre de respirer. La lumière naturelle et la ventilation font également progresser votre habitation durable. Enfin, il faudra veiller à utiliser un minimum d’énergie et d’eau durant la construction.

On travaille toujours avec un architecte

L’architecte vous apportera bien évidemment une plus-value :

  • Examiner les conditions climatiques (ensoleillement, vents, etc.) et en tirer profit
  • Tenir compte les dernières connaissances en termes d’économie d’énergie et de produits verts
  • Optimiser l’espace
  • Travailler les questions d’aération et d’humidité
  • Avoir un style esthétique personnalisé.

Des avantages financiers indéniables

Les personnes qui optent pour une construction durable paient moins de frais d’énergie. En outre, leur logement vaut davantage sur le marché immobilier grâce à un meilleur certificat de performance énergétique. Elles ont également droit à une diminution du précompte immobilier et il existe des primes pour les investissements économiseurs d’énergie.

Du confort et de l’esthétique

Habiter dans une construction durable signifie également vivre confortablement dans un environnement sain. En outre, une construction durable peut être fort stylée et dégager une impression d’harmonie et de proportion. Les entreprises de construction savent également que les maisons passives et les habitations écologiques sont populaires et répondent à cette tendance en lançant des matériaux modernes et esthétiques.

Article rédigé par Thierry Noben Architecte et Mathilde Thanner du bureau Archi Box.

Mathilde Thanner est accompagnée dans le cadre du programme Idea Launcher dont la mission est d’accompagner l’entrepreneur dans la mise en œuvre concrète de son projet et dans la conversion de celui-ci en une entreprise viable. N’hésitez pas à contacter nyuko pour en savoir plus.

Article de notre partenaire nyuko
Photos : Archi Box

Coeba Architectes, matériaux de construction durables, paille, argile, laine de mouton, bois de hêtre, environnement, développement durable, empreinte positive, construction durable, matériaux démontables, réutilisables, économie circulaire, ressource renouvelable

Le potentiel des ressources locales abondantes

Le potentiel des ressources locales abondantes

Depuis plusieurs années, le bureau d’architecture Coeba s’engage dans l’usage de matériaux de construction durables, tels que la paille, l’argile, la laine de mouton et le bois de hêtre.

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COEBA ARCHITECTES
Publié le mercredi 9 octobre 2019
Architecture & construction
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Coeba a récemment fêté son 45e anniversaire dont les quinze dernières années sous la direction de Dave Lefèvre, Olivier Georges et Marco Ramos. Au cours de ces quinze années, les réflexions environnementales sont devenues de plus en plus présentes. « Mais depuis cinq ans, notre engagement environnemental est devenu une priorité à la suite d’un questionnement simple : où voulons-nous être dans cinq ou dix ans ? » explique Dave Lefèvre. Ils étaient à l’époque cinq à prendre des décisions et avaient pour priorité commune le développement durable. « Nous voulions tous laisser une empreinte positive ».

L’équipe s’est donc attelée à la recherche de matériaux durables et locaux peu utilisés, notamment dans le cadre de la construction de la maison relais à Angelsberg (livrée en septembre 2017, présentation complète ici), mais également pour leurs projets actuels et futurs.

La paille

Encore peu exploitée au Luxembourg, la paille est pourtant une ressource renouvelable annuellement. En France, elle est utilisée dans la construction depuis plus de dix ans. « Nous avons fait appel à l’expérience de nos voisins français pour y intégrer les règles de mise en œuvre et à l’expertise d’ingénieurs allemands pour les études hygrométriques dynamiques afin d’éviter tout risque de moisissure ». Des caissons en épicéa remplis de paille, préfabriqués en atelier, constituent l’enveloppe thermique de la maison relais.

L’argile

Omniprésente sur les chantiers d’excavation, l’argile nécessite une évacuation spécifique coûteuse vers les décharges. Elle a pourtant notamment d’excellentes qualités de régulation hygrométriques des pièces. Des maçonneries en briques de terre cuite et des panneaux en argile utilisés pour constituer des cloisons légères ont été recouverts d’un enduit composé d’argile et de paille. Le tout avec un bilan carbone ultra-négatif !

Le bois de hêtre

Actuellement, une grande partie des bois de nos forêts est utilisée comme combustible ou exportée pour la fabrication industrielle de meubles. Cette ressource renouvelable peut être préassemblée en atelier et désassemblée en fin de vie du bâtiment pour une nouvelle utilisation.

La laine de mouton

Très efficace pour isoler acoustiquement et thermiquement, de la laine de mouton européenne a été assemblée dans des cadres de bois recouverts de feutre en laine de mouton et suspendus au plafond pour constituer des baffles acoustiques. Le personnel du service technique de la commune d’Angelsberg a lui-même rempli et habillé ces panneaux durant l’hiver et a obtenu d’excellents résultats.

Des projets pensés circulaires

L’atout commun à tous ces éléments est qu’ils peuvent être préfabriqués en atelier dans des conditions optimales, quelle que soit la saison.

La maison relais est une construction hybride béton-bois. Pour tirer le meilleur profit de ces matériaux, la structure porteuse a été réalisée en béton, permettant d’en activer l’inertie. L’avantage est de pouvoir garantir une certaine régulation de la température sans devoir recourir à une climatisation.

La ventilation des salles de classe est assurée par une motorisation intelligente des fenêtres évitant des groupes de ventilation mécanique. La géothermie et des panneaux photovoltaïques viennent encore compléter l’apport naturel et inépuisable en énergie pour le bâtiment.

Les matériaux de façade à eux seuls ont permis d’épargner 104 t de CO2, soit l’équivalent de 45 000 l d’essence.

Coeba architectes travaille également sur des projets d’assainissement de logements, en employant toujours des matériaux durables, démontables et réutilisables dans une réflexion globale sur l’économie circulaire.

Marie-Astrid Heyde
Photo Dave Lefèvre : Fanny Krackenberger
Photos maison relais Angelsberg : Steve Troes

Activ’Architecture, architectes, construction durable, maison écologique, consommation énergétique, modularité, accessibilité, adaptabilité, flexibilité, impact du bâtiment sur l’environnement, énergies renouvelables, concours BatEx « Bâtiment Exemplaire », durabilité des ouvrages, matériaux d’isolation performants

Bien plus que des matériaux durables

Bien plus que des matériaux durables

La construction durable passe également par un souci de durabilité des ouvrages et donc d’une mise en œuvre soignée, par des matériaux d’isolation performants et les plus naturels possible ainsi que par une conception architecturale de qualité permettant un impact environnemental le plus faible possible. Mais est-ce envisageable en respectant des délais raisonnables et une maîtrise du budget ?

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Activ’Architecture SÀRL
Publié le mercredi 9 octobre 2019
Architecture & construction
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Oui ! Nous avons testé la solution en construisant une maison unifamiliale à la frontière belgo-luxembourgeoise et le bâtiment a été primé à plusieurs reprises jusqu’au niveau international.

Cette maison a notamment remporté le concours BatEx « Bâtiment Exemplaire ». Cette appellation décrit un bâtiment remarquable par sa réponse à une série de critères de construction durable :

La plus haute performance énergétique

On limite la consommation de chauffage en optimisant l’isolation, mais aussi en pensant les plans de manière bioclimatique : des ouvertures au sud, un sas d’entrée, une forme compacte. On utilise aussi des énergies renouvelables les plus efficaces possible (solaire thermique, photovoltaïque).

Le plus faible impact environnemental

Il s’agit de minimiser l’impact du bâtiment sur l’environnement. On choisit des matériaux durables : le bois, la pierre, l’argile. Et des techniques constructives simples.
L’eau est gérée de manière durable : on utilise le moins possible d’eau de distribution, on récupère l’eau de pluie pour l’utiliser, et on infiltre l’excédent dans le sol. On favorise la mobilité douce en prévoyant des espaces pratiques pour ranger les vélos. Le choix du terrain est aussi important : proche des facilités, du travail, il permettra d’utiliser moins sa voiture.

La qualité architecturale

Pour préserver le sol agricole, on cherche une intégration dans le tissu existant, une densification urbaine ou rurale.
On soigne la qualité des espaces et l’architecture pour le confort de vie dans le bâtiment.
On étudie aussi soigneusement la modularité, l’accessibilité, l’adaptabilité pour les personnes à mobilité réduite et la flexibilité, pour que le bâtiment puisse s’adapter sans gros travaux aux changements de la vie et de la famille.

La reproductibilité et la rentabilité des solutions envisagées

Certaines options peuvent être rentables économiquement, comme des panneaux solaires ou l’isolation. D’autres peuvent l’être au niveau de la santé, c’est le cas de la terre crue qui permet de réguler l’humidité de l’air et d’éviter ainsi l’altération des voies respiratoires.

Construire une maison parfaite, qui soit agréable, claire, lumineuse tout en étant intimiste, chaleureuse, douillette ; une maison design et coquette à la fois ; une maison écologique, qui ne consomme pas d’énergie pour le chauffage, l’eau chaude, l’électricité ; une maison qui ne coûte rien une fois construite, tout en gardant un budget abordable.
Telles étaient les demandes initiales des clients pour la maison de leurs rêves. Et pour moins de 2.000€ TTC/m2, nous avons fait de ce rêve une réalité !

Article de notre partenaire Activ’Architecture

IFSB, PAC, agriculture urbaine, urban farming, énergie, réduction CO2, climat, aspects environnementaux, économiques, sociaux, serre connectée, construction durable, bâtisseurs du futur

Une approche systémique et transversale

Une approche systémique et transversale

L’urban farming fait le pont entre plusieurs secteurs d’activité, au premier rang desquels l’agriculture et la construction. Les bâtiments, connectés à des installations maraîchères 4.0 au sein de villes intelligentes, présentent un potentiel d’énergie valorisable dans le cadre de processus de production circulaires.

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Publié le mercredi 9 octobre 2019
Architecture & construction
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Pourquoi le secteur de la construction s’intéresse-t-il à l’urban farming (UF) ?

D’une part, parce que le pays a une typologie particulière en termes de taille et de surfaces bâties. D’autre part, parce que les flux énergétiques ou environnementaux issus de l’infrastructure constituent un potentiel important, ce que nous appelons l’urban farming 4.0, par analogie avec l’industrie 4.0.

L’UF est, par ailleurs, un sujet extrêmement fédérateur, quel que soit le secteur dont on provient, qu’il soit public ou privé, car il touche à l’un de nos besoins vitaux qui est de se nourrir, et les citoyens ont un regard éclairé sur le fait qu’il est incohérent de construire des maisons passives, d’un côté, pendant que, de l’autre, on importe la quasi-totalité des fruits et légumes que l’on consomme.

Un autre caractère fort de l’UF est qu’il s’inscrit dans une approche holistique, systémique, par définition transversale. Il impacte donc plusieurs secteurs économiques.

Comment s’opère le lien avec le bâtiment et la ville intelligents ?

Les bâtiments présentent un potentiel d’énergie valorisable pour peu qu’ils soient connectés à des implantations d’UF 4.0 au cœur de smart cities. C’est tout le sens du smart mapping qui sera mis en place dans le cadre de cette stratégie. Il s’agit d’un outil cartographique d’aide à la décision qui permet d’identifier, sur le géoportail, des zones au sol ou sur des bâtiments pouvant se prêter à différentes typologies de projet en tenant compte de critères comme l’ensoleillement, les toitures plates, la pollution du sol. Une serre connectée à un bâtiment n’a pas seulement une vocation nourricière, mais joue également un rôle dans l’efficacité énergétique des bâtiments et dans la captation et la transformation du CO2, dans une véritable symbiose éco-industrielle.

Quels sont les constats au départ de la stratégie nationale ?

D’abord, 96 % des légumes feuilles et des fruits que nous consommons proviennent de l’étranger, en majorité de Belgique et de France. Ces faits indiquent que nous sommes dépendants, mais que nous le sommes inutilement, les conditions climatiques de ces pays étant les mêmes que les nôtres.

Ensuite, les principes de l’économie linéaire, la dictature des prix les plus bas, font que nous avons perdu en autosuffisance au profit d’une importation massive. Derrière ce constat se cachent des problèmes environnementaux (la pollution liée aux transports), sociaux (des emplois localisés à l’étranger et non au Luxembourg) et économiques (l’argent exporté pour importer des légumes est une masse du PIB qui sort du pays). L’accord de coalition prévoit de placer l’économie circulaire au cœur de notre économie. L’UF s’intègre parfaitement dans ce cadre, car c’est une forme de circularité que de produire des fruits et légumes pour une consommation locale et en recyclant les flux issus d’un processus industriel ou du fonctionnement d’un bâtiment.

Comment l’équipe projet a-t-elle procédé pour établir une définition commune de l’urban farming ?

Nous avons d’abord évalué le potentiel d’adhésion de la population. Nous avons ensuite analysé les réglementations actuelles en matière d’agriculture, de construction, d’énergie, de climat et d’aménagement du territoire, les possibilités de financement et fait un état des lieux de ce qui existe en matière de compétences et de formation. À partir de là, nous avons formulé une série de propositions pour implémenter cette stratégie de manière efficace et ciblée.

Quels obstacles et leviers ont été identifiés ?

Ce travail a permis de révéler que beaucoup de choses sont implicitement possibles. Avec un peu de bonne volonté et de flexibilité intellectuelle et administrative, les textes réglementaires peuvent être interprétés en y intégrant l’agriculture urbaine. Au niveau financier, il n’existe actuellement pas d’incitants qui permettent de soutenir directement des projets d’urban farming, mais nous allons recommander une série de pistes innovantes (aides directes, aides fiscales, aides à l’achat de produits spécifiques) pour que soit mis en place un cadre qui pourrait aller jusqu’à valoriser la collecte de CO2 ou l’utilisation de l’énergie émise par un processus industriel ou un bâtiment. Ces dernières années, le Luxembourg s’est clairement positionné comme la plateforme de la finance durable aux niveaux européen et mondial. Le fait de nous doter d’une stratégie nationale permet d’imaginer des outils dédiés au financement de projets d’économie circulaire, donc de projets d’UF, et de développer une expertise exportable. Dans le domaine de la formation, il y a déjà une offre, mais elle est plutôt orientée vers le grand public qui est réceptif à la thématique et ne demande qu’à s’impliquer dans des projets collaboratifs.

En revanche, certains éléments sont explicitement contradictoires. L’agriculture est régie par des règles qui lui sont propres, et notamment par la politique agricole commune (PAC). Celle-ci est fondée sur une agriculture rurale qui exploite le sol. De même, le statut d’agriculteur requiert une certaine surface d’exploitation, une certaine exclusivité de production et un certain volume d’affaires. Tout ceci est incompatible avec les projets d’UF qui sont souvent de taille réduite et basés sur des modes de culture hors-sol. En 2020-21, la PAC doit être révisée et c’est peut-être le moment où un pays comme le Luxembourg, qui s’est doté d’une stratégie et a identifié des constats, pourra formuler des recommandations intelligentes.

C’est la combinaison entre une stratégie, un cadre réglementaire et des projets concrets qui va démontrer une véritable expertise émergente sur le sujet au Luxembourg. Pour que les citoyens se rendent compte que la stratégie est réaliste, il faut que des projets pilotes de tailles diverses voient le jour au Luxembourg et que des porteurs de projets se fassent connaître. Des réflexions sont en cours avec les maîtres d’ouvrage pour des projets sur des ensembles résidentiels, des ensembles mixtes, des quartiers emblématiques, dont un sur le toit de l’IFSB, à Bettembourg, qui est en phase d’étude.

Bruno Renders, Administrateur Directeur Général Du CDEC
Article tiré du NEOMAG #22
© NEOMAG - Toute reproduction interdite sans autorisation préalable de l’éditeur
Plus d’informations : http://neobuild.lu/ressources/neomag

Récupérer pour construire et rénover

Récupérer pour construire et rénover

Récupérer pour construire et rénover

Sur de nombreux chantiers, des matériaux en surplus sont inexploités et souvent jetés. Même lors de démolitions, des matériaux en très bon état sont détruits pour laisser place à du neuf. En les récupérant, on ouvre la porte à de nouvelles constructions ou à des rénovations à petits prix.

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BENU
Publié le mercredi 9 octobre 2019
Architecture & construction
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« Mettre en œuvre des matériaux neufs inexploités (fin de série, déstockage, surplus de magasins et de chantiers) avant qu’ils ne deviennent déchet », c’est la démarche de l’association Faire Avec. Fondée en 2017 par trois architectes françaises, cette initiative vise à venir en aide aux propriétaires en difficultés financières.

Publication Instagram Faire Avec

Cela se passe en région parisienne. Parmi les projets réalisés/en cours : la réhabilitation d’un local associatif dans le XVIIIe arrondissement, la transformation d’un centre d’hébergement et de réinsertion sociale et un pavillon d’exposition en hommage à l’hospitalité et l’accueil. Il n’est toutefois pas évident de convaincre les entreprises du bâtiment de faire don de leurs déchets.

Bien plus proche, à Esch-sur-Alzette, Benu Village a une démarche semblable. Toutefois ici, hors de question d’utiliser du neuf (des inutilisés de chantier). Seuls des matériaux ayant déjà servi sont récupérés pour leur donner une seconde vie. Un premier bâtiment provisoire formé de conteneurs a été mis sur pied et ne peut qu’attirer les passants : sa façade très atypique est composée de châssis récupérés et donc tous différents, elle est recouverte d’un crépi en miscanthus sur lequel sont apposées des créations artistiques elles aussi réalisées à partir de cannettes, bouteilles en plastique et autres déchets.

Benu Village verra prochainement le jour à quelques dizaines de mètres de là. Cette fois, avec l’objectif de perdurer et de proposer différents modèles d’économie circulaire à travers la couture, la cuisine, l’art, etc.

Marie-Astrid Heyde
Illustration et photo Faire Avec : Faire Avec
Photo Benu : Fanny Krackenberger

Neomag, Neobuild, IFSB, construction durable, Compagnie Luxembourgeoise d’Entreprises (CLE), smart cities, certification BREEAM, impact environnemental, investissement écologique, optimisation énergétique, technologies, innovation, Building Information Modeling (BIM), environnement, économie circulaire, ère Rifkin

CLE, depuis toujours tournée vers demain

CLE, depuis toujours tournée vers demain

Depuis 1970, la Compagnie Luxembourgeoise d’Entreprises (CLE) prépare l’avenir. Elle mène une réflexion approfondie en continu pour participer à la construction des smart cities, appuyée par des équipes compétentes.

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CLE SA - Compagnie Luxembourgeoise d’Entreprises
Publié le mercredi 9 octobre 2019
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Avec pour leitmotiv « L’ambition a besoin d’ambitieux », CLE se met la barre haut. Tant en interne que dans ses prestations, c’est donc avec ambition que l’entreprise générale luxembourgeoise évolue depuis près de 50 ans. Son expertise recouvre le marché privé et public, la réalisation de bâtiments administratifs, résidentiels, industriels et d’ouvrages d’art ou de génie civil.

Dans le respect de l’environnement

Pionnière en matière de BREEAM au Luxembourg, CLE a signé les deux premières constructions à avoir reçu cette certification considérée comme l’une des plus complètes et des plus reconnues dans le calcul de l’impact environnemental des bâtiments, couvrant toutes leurs étapes de vie, de la conception au fonctionnement en passant, bien sûr, par la construction. Dernièrement, CLE a obtenu la certification BREEAM Excellent pour le chantier de BGL BNP Paribas, mais également ses équivalents français HQE Excellent et allemand DNGB Gold. L’entreprise est par ailleurs dans l’attente d’une certification BREEAM Excellent pour le projet immobilier NAOS, qui est érigé sur le site universitaire de Belval. Ce dernier s’étend sur 14 000 m2 répartis sur 12 niveaux et est voué à accueillir commerces et bureaux. Ces résultats sont atteints grâce à un investissement constant dans des solutions efficaces. « Nous promouvons sur toutes nos installations de chantiers des compteurs intelligents, qui permettent de détecter et d’intervenir rapidement sur des pertes d’eau, des ruptures de canalisation, des pics de consommation électrique, et ce même en l’absence d’ouvriers sur le chantier », explique Philippe Zimmer, directeur commercial de CLE.

L’investissement écologique de CLE passe également par la gestion des déchets, qu’elle se fasse sur chantier pour trier les chutes de matériaux (bois, gravats, acier) et emballages (cartons, plastiques) ou en interne par le tri sélectif, comme en atteste le label SuperDrecksKëscht® fir Betriber. Toutes ces mesures, et d’autres encore, lui ont valu d’obtenir la certification ISO 14001.

C’est aussi dans une optique environnementale que CLE privilégie les matériaux durables, tels que le bois. Et elle compte contrôler le ratio de bois utilisé dans l’ensemble de ses constructions pour limiter les déchets et pertes de cubage de bois afin de ne pas gâcher inutilement cette matière première, aussi durable qu’elle soit. Autant de mesures qui lui permettent de rentrer pas à pas dans l’économie circulaire, le cradle to cradle et dans l’ère Rifkin, dans le but avoué de devenir une référence dans le secteur en matière de zéro déchet et zéro énergie.

En optimisant ses méthodes et ses ressources

Pour relever ces défis, la Compagnie Luxembourgeoise d’Entreprises sait qu’elle doit pouvoir compter sur l’intelligence de ses employés. Elle a mis en place un programme de recrutement et de ressources humaines pointu afin de se doter des meilleurs collaborateurs et suit les évolutions technologiques et numériques pour attirer et retenir les millennials. La digitalisation fait déjà partie du quotidien pour les équipes de l’entreprise qui utilisent des tablettes pour, par exemple, effectuer les visites de sécurité. Le développement des projets en Building Information Modeling (BIM) est une autre de ses priorités.

Afin d’améliorer la gestion des chantiers et la performance de ses équipes, CLE travaille en partenariat avec le Luxembourg Institute of Science and Technology (LIST) sur l’intégration de la méthode de gestion LEAN. Cette approche trouve son origine au Japon, plus précisément dans l’industrie automobile avec Toyota. Elle vise à éliminer tout ce qui est inutile ou source de gaspillage dans les procédures de production (surproduction, déplacements superflus des camions, stocks excessifs, etc.) tout en tenant compte du bien-être des employés. Cette intégration commence par la méthode, elle aussi japonaise, des 5S (seiri : trier, seiton : ranger, seiso : nettoyer, seiketsu : standardiser, shitsuke : respecter).

On le ressent, CLE est loin de se reposer sur ses acquis. L’impact environnemental de ses activités et l’épanouissement de ses employés la poussent vers une remise en question continue et vers l’innovation. L’entreprise basée à Capellen compte bien être un acteur prépondérant dans la construction des villes de demain et le fera avec des équipes formées et encadrées.


Reportage Compagnie Luxembourgeoise d’Entreprises (CLE)
Marie-Astrid Heyde

NEOMAG#23
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Campus Contern, complexe de bureaux, écologie, navette autonome, certification BREEAM, construction durable, limiter le gaspillage énergétique, isolation, automatisation, système de purification de l’air intérieur, BioOrg, tri des déchets, gaspillage, mobilité, covoiturage, ruche sur le toit

Campus Contern : une vision écologique transversale

Campus Contern : une vision écologique transversale

Le complexe de bureaux Campus Contern a été construit et évolue selon les derniers standards écologiques. Interview du CEO, Marc Diver.

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CAMPUS CONTERN
Publié le mercredi 9 octobre 2019
Architecture & construction
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Votre vision écologique a mené à l’obtention de la certification BREEAM Excellent pour la construction et l’exploitation de Campus Contern.

Quels éléments ont facilité ce résultat ?

Nous n’avons fait aucun choix constructif en vue d’obtenir la certification BREEAM. Nous avons voulu utiliser l’espace de la manière la plus efficace possible, pas uniquement dans un but de rentabilité, mais également - voire surtout - afin de limiter le gaspillage énergétique. L’isolation des vitres et des façades a certainement beaucoup joué dans l’obtention de la certification. Nous avons également choisi d’automatiser l’éclairage, l’air conditionné et le chauffage, simplement pour baisser la consommation.

D’autres décisions, notamment liées à la mobilité, ont été indirectement prises en compte dans le BREEAM. Nous avons par exemple mis en place une app de covoiturage, installé des bornes de chargement électrique et initié la première navette autonome du Luxembourg avec Sales Lentz. Il était également important pour nous de créer des espaces verts et de favoriser la biodiversité en installant une ruche sur le toit.

Notre rôle en tant que propriétaires de Campus Contern, c’est aussi d’informer les occupants et de les sensibiliser au tri des déchets, au gaspillage, à l’écologie en général.

Un système de purification de l’air intérieur très innovant a été mis en place. Comment fonctionne-t-il ?

Nous travaillons avec BioOrg pour maintenir un environnement purifié. Leur équipe passe une fois par an et intègre des micro-organismes positifs dans l’air et sur les surfaces. Cet écosystème forme des communautés vivantes qui assurent en permanence un nettoyage et une purification de l’air. Ils se nourrissent de molécules dites sales comme les poussières fines, COV ou composés organiques volatils, allergènes, etc., et les convertissent en biomasse. On peut comparer le résultat à l’idée de travailler sur un bureau installé en pleine forêt.

Quels obstacles rencontrez-vous dans vos démarches constructives et/ou écologiques ?

Nous avons depuis le début une collaboration très positive avec les autorités communales. Cela s’est notamment vu lors de l’inauguration de la navette autonome qui a été organisée sur notre site.

À de plus hauts niveaux politiques, les autorités luxembourgeoises définissent les zones en fonction de leur utilisation. Ainsi, une zone d’activités ne peut être habitée. Or, compte tenu des problèmes de logement au Luxembourg, nous avons la volonté de rapprocher les zones d’habitation des lieux de travail, voire de les intégrer dans des quartiers mixtes. On pourrait proposer un cadre de vie sain et agréable, au sein duquel il n’est pas nécessaire de prendre la voiture, le bus ou le train pour se rendre sur son lieu de travail. Malheureusement la législation est très rigide à ce niveau-là.

En matière d’énergie, nous sommes confrontés à des problèmes de subvention. Nous avons par exemple souhaité travailler avec Elugie pour l’installation d’une centrale électrique à l’hydrogène pour le chauffage de nos bâtiments. Nous croyons beaucoup en cette technologie et l’Union européenne y est favorable, mais le gouvernement luxembourgeois n’a pas encore approuvé cette innovation et ne propose donc aucune subvention. En attendant, nous avons déjà mis en place un système de chauffage très efficace mais nous pensons qu’il est important de réfléchir en continu à de meilleures méthodes.

Des espaces de bureaux sont encore disponibles à la location. Plus d’infos : https://www.campuscontern.lu/.

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Marie-Astrid Heyde
Photos : Fanny Krackenberger/Campus Contern

Ordre des Architectes et Ingénieurs-Conseils, OAI, Argest, bureau d’études, environnement, Sécurité, Santé, Sûreté, Coordination pilotage, Maîtrise d’œuvre, Assistance à Maîtrise d’ouvrage, Assistance aux entreprises de travaux

Missions du pôle Énergie & Environnement

Missions du pôle Énergie & Environnement

Argest vous accompagne dans la gestion de vos projets énergétiques et environnementaux.

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ARGEST S.A.
Publié le mercredi 9 octobre 2019
Architecture & construction
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Partie énergie

Certificat de performance énergétique

Le Certificat de Performance Énergétique (CPE) ou passeport énergétique est un label reconnu indiquant la performance énergétique d’un bâtiment. L’établissement du certificat de performance énergétique est une obligation réglementaire, valable pendant 10 ans à partir du jour de son établissement.

Argest est à votre service pour établir votre passeport énergétique et vous conseiller en matière d’amélioration de performance de votre bâtiment. Nous réalisons les passeports énergétiques pour les :

  • Bâtiments d’habitation ;
  • Bâtiments fonctionnels ;
  • Bâtiments mixtes.

Suite à l’établissement de votre passeport énergétique d’habitation, Argest peut vous accompagner dans la réalisation de vos travaux d’amélioration énergétique par la réalisation d’un Conseil en énergie.

Conseil en énergie

Dans le cadre de rénovation ou de transformation avec assainissement énergétique d’un bâtiment, notre conseil énergétique fournit une analyse chiffrée sur les meilleures alternatives qui s’offrent à vous, afin de vous permettre de faire le meilleur choix suivant vos attentes.

Nous réalisons les conseils énergétiques pour les :

  • Maisons uni et bi-familiales ;
  • Résidences ;
  • Bâtiments contenant des appartements et moins de 10% de surface commerciale.

L’intervention d’un conseiller en énergie peut permettre de bénéficier de subsides étatiques pour les travaux de construction ou de rénovation de bâtiments d’habitation.

Audit énergétique

Un audit énergétique consiste à réaliser un diagnostic des performances énergétiques d’une entreprise et à mettre en place un plan d’action afin d’en améliorer les performances entraînant une réduction des consommations à court, moyen et long terme. La réalisation périodique d’un audit énergétique est une obligation légale pour toutes les entreprises qui ne sont pas des PME et ce, tous les quatre ans. Argest vous accompagne dans cette démarche et vous propose des recommandations sur les alternatives qui s’offrent à vous en prenant en considération vos besoins et attentes.

Les entreprises qui mettent en œuvre un système de management de l’énergie ou de l’environnement, certifié par un organisme d’accréditation sont exemptées de cette obligation. Selon ces options, nous pouvons vous accompagner dans vos démarches de mise en place d’un système de management de l’énergie ISO 50001 ou de l’environnement ISO 14001.

Management de l’énergie ISO 50001

L’amélioration des performances énergétiques d’un bâtiment permet d’obtenir des résultats rapides dans la réduction des coûts et des consommations d’énergie grâce à l’optimisation des sources d’énergie disponibles et des biens énergétiques.

La mise en place d’un Système de Management de l’Énergie (SMÉ) selon le cadre d’exigences défini par la norme ISO 50001 est au cœur de cette démarche. En effet, la norme ISO 50001 définit les exigences qui s’appliquent à un SMÉ vous permettant d’élaborer une politique énergétique et d’établir des objectifs et des plans d’actions spécifiques.

Argest vous accompagne dans la mise en œuvre d’un système de management de l’énergie ISO 50001, permettant par la même occasion de valoriser au mieux les résultats de l’audit énergétique, légalement obligatoire.

Partie environnement

Management de l’environnement ISO 14001 et EMAS

Les systèmes EMAS et ISO 14001 reposent sur le principe d’amélioration continue de la performance environnementale par la maîtrise des impacts environnementaux liés à l’activité de l’entreprise. En effet, la norme ISO 14001 (et EMAS) définit les exigences qui s’appliquent à un SME vous permettant d’élaborer une politique environnementale et d’établir des objectifs et des plans d’actions spécifiques.

Argest vous accompagne dans la mise en œuvre d’un système de management environnemental ISO 14 001 ou EMAS

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myrenovation, les aides à la rénovation en quelques clics

myrenovation, les aides à la rénovation en quelques clics

Avec la nouvelle app de myenergy, vous savez rapidement et avec exactitude le montant des subsides disponibles pour un projet de rénovation énergétique, et surtout quelle est la marche à suivre pour les obtenir.

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myenergy
Publié le mercredi 9 octobre 2019
Architecture & construction
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Le premier contact des personnes qui souhaitent se lancer dans un projet de rénovation est, dans presque 60% des cas, l’artisan. Partant de ce constat, myenergy est allé à la rencontre des artisans pour développer, avec eux et pour eux, un outil permettant d’étayer les échanges avec leurs clients.

Le format app a fait l’unanimité, car non seulement il offre une vision globale de l’ensemble des aides existantes en matière de rénovation, mais en plus ces informations sont toujours à portée de mains. Grâce à cet outil, plus besoin d’emporter de multiples documents, de les éplucher pour retrouver les données nécessaires et de faire de savants calculs, on obtient un résultat juste et précis en quelques secondes seulement. « Par exemple, si on projette d’isoler sa toiture : on clique sur toiture, on entre la superficie, le niveau d’isolation souhaité et le montant apparaît immédiatement. Ce dernier comprend les aides PRIMe House, celles de la commune où on habite qui est trouvée automatiquement grâce à la géolocalisation et, éventuellement, le bonus écologique supplémentaire si on opte pour des matériaux durables », explique Gilbert Théato, directeur de myenergy. Et le chiffre qui apparaît est souvent bien plus efficace qu’un long discours !

C’est d’ailleurs sur l’effet de surprise que mise myenergy. « Les montants sont souvent surprenants et très intéressants aussi bien pour le client que pour l’artisan. L’idée est de susciter la curiosité de l’utilisateur et de l’inciter à se demander : comment dois-je faire pour toucher ce montant ? Une fois qu’on a éveillé cette motivation, il y a des questions, des préjugés sur la rénovation qui se retrouvent dans la partie ‘Info’. Nous avons cherché à répondre aux questions qui reviennent le plus souvent et aussi à présenter de façon simple et ludique chaque étape de la procédure à suivre pour demander des aides. myrenovation reprend également une liste exhaustive et régulièrement mise à jour des conseillers en énergie agréés au Luxembourg », détaille Christiane Conrady, responsable du projet chez myenergy. « Le fait de visualiser en quelques secondes le montant des aides, qui est souvent élevé, incite les utilisateurs à chercher à savoir comment percevoir tout cet argent. C’est un début positif dans un projet de rénovation », conclut Gilbert Théato.

L’application myrenovation est disponible gratuitement en allemand, français et anglais sur le Google Play Store et l’App Store.
Découvrez toute l’actualité de myenergy dans son espace partenaire Infogreen.

Mélanie Trélat
Photos Fanny Krackenberger

transition énergétique, Enovos, installations photovoltaïques, préservation du climat, décarbonisation du secteur de l’énergie, énergies renouvelables, installations photovoltaïques, développement durable, avenir durable, changement climatique, transition énergétique

Ensemble vers la transition énergétique

Ensemble vers la transition énergétique

Enovos, en collaboration avec des partenaires locaux, a déployé plusieurs grands projets d’installations photovoltaïques, répartis sur tout le pays. Le fournisseur d’énergie met ainsi son savoir-faire et son engagement au service de la préservation du climat.

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Enovos Luxembourg
Publié le mercredi 9 octobre 2019
Architecture & construction
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En tant que fournisseur d’électricité et de gaz, il est essentiel pour Enovos de contribuer à la décarbonisation du secteur de l’énergie et aux ambitions que le pays s’est fixé. Les énergies renouvelables en sont un axe majeur. L’objectif visé est d’atteindre, d’ici 2030, un ratio de 25% d’énergie verte produite localement dans la consommation globale du Luxembourg.

C’est pourquoi le gouvernement s’intéresse notamment aux grandes installations et a introduit, pour les développer, un système d’appels d’offres. Le premier a été lancé en février 2018 pour la réalisation et l’exploitation de grandes centrales photovoltaïques d’une puissance supérieure à 500kWc. L’engagement du gouvernement est d’arriver à 11% de production d’énergie renouvelable d’ici 2020.

Dans ce contexte, Enovos a conclu plusieurs partenariats avec des entreprises afin de mettre en place des installations photovoltaïques montées en toiture d’une part ou au sol d’autre part.

Ici, la mission d’Enovos est de s’occuper du développement du projet, de la construction de l’installation, puis de son suivi pendant les 15 à 25 années où l’installation photovoltaïque sera opérationnelle (inspections visuelles, maintenance préventive, réparations, etc.).

Les projets déployés s’appuient sur des partenariats avec des entreprises locales, elles aussi particulièrement engagées dans le développement durable et qui ont une politique forte en matière de RSE : Cactus, Panelux, POST Luxembourg, Kichechef, Luxtram ou encore RTL Group. C’est en partenariat avec ce dernier que sont actuellement installés les premiers parcs solaires au sol au Luxembourg. Au total, l’ensemble de ces installations permettra de produire l’équivalent de la consommation électrique d’environ 2.800 ménages.

Contribuer à un avenir durable, préserver les ressources naturelles et répondre aux défis du changement climatique tout en investissant de manière rentable : le développement des énergies renouvelables est devenu incontournable. Ces projets concrets, développés dans un esprit de bonne collaboration avec chacun des partenaires, démontrent qu’il est absolument possible pour chacun de contribuer à la transition énergétique.

Article et photos de notre partenaire Enovos

Buderus, système de chauffage, construction durable, installations, panneaux photovoltaïques, pompe à chaleur Logatherm WLW196i AR, Ferroknepper Buderus, Pompes à chaleur, énergie solaire, biomasse, systèmes de distribution de chaleur innovants

L’avenir du chauffage est dans les systèmes

L’avenir du chauffage est dans les systèmes

Les bâtiments à venir sont autosuffisants et produisent plus qu’ils ne consomment. Pour faire face à ce futur orienté durabilité, le portefeuille produit de Buderus se développe constamment depuis 1731 et les services de Ferroknepper Buderus évoluent en anticipation des besoins. Pompes à chaleur, énergie solaire, biomasse… Buderus combine intelligemment les technologies durables au sein de systèmes de distribution de chaleur innovants.

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Ferroknepper Buderus S.A.
Publié le mercredi 9 octobre 2019
Architecture & construction
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Que ce soit dans le cadre d’une rénovation ou d’une construction, ouvrir ses portes à des systèmes complémentaires permet de réaliser de nombreuses économies – d’énergie et financières – dans son habitation. Consciente de cela, la marque allemande a développé des packages comprenant par exemple des pompes à chaleur air-eau « tout en un ». Elles puisent leur énergie de chauffage dans l’air et sont capables de pourvoir à tous les besoins de chaleur (ou de refroidissement) d’une habitation.

Pour optimiser le recours aux énergies renouvelables, la pompe à chaleur peut être reliée par exemple à des panneaux solaires thermiques/photovoltaïques ou à des puits de géothermie. En complément, un poêle à bois ou une chaudière gaz/fuel peut intervenir durant les périodes les plus fraîches, en cas de besoins calorifiques plus importants.

La pompe à chaleur Logatherm WLW196i AR offre de telles possibilités, dans un package complet disponible pour des puissances allant de 2 à 14 kW. Pour les immeubles d’appartements, on peut également se tourner vers la Logamax kompakt WS170. « Nous disposons de packages compacts préconfigurés, au design moderne, pour les petites et moyennes puissances », développe Horst Keller, conseiller technique chez Ferroknepper Buderus.

« Une telle installation peut représenter un budget non négligeable, surtout dans le cadre d’une rénovation, mais le propriétaire peut fonctionner en plusieurs étapes, en optant pour un ballon tampon au moment de remplacer son ballon d’eau chaude, qu’il pourra plus tard connecter à une pompe à chaleur et/ou à des panneaux solaires thermiques, par exemple », explique Benoît Lespagnol, directeur de Ferroknepper Buderus.

La technologie pour pousser l’autoconsommation

Le marché luxembourgeois actuel encourage les ménages équipés de panneaux photovoltaïques à consommer directement l’énergie qu’ils produisent. Cela permet d’utiliser l’énergie locale plutôt que de l’injecter dans un réseau plus global parfois surchargé. C’est dans ce but que le gouvernement a instauré des tarifs d’injection inférieurs aux prix d’utilisation propre.

« À l’avenir, les installations intégreront un energy manager intelligent, qui régulera l’utilisation de l’énergie produite de manière optimale », prédit Horst Keller. On peut imaginer qu’en cas de pic de production, cette application déclenche le chargement de la voiture électrique ou le lave-linge. Le surplus d’énergie électrique pourrait aussi passer par la pompe à chaleur pour être transformé en énergie thermique et exceptionnellement augmenter la température intérieure de 1 ou 2 degré(s), selon les préférences des occupants, ou stocker cette énergie dans le ballon tampon pour un usage ultérieur.

Utopique ? Pas tant que ça ! Des études sont en cours et montrent actuellement qu’une autoconsommation à hauteur de 40 % grâce à une installation de panneaux photovoltaïques peut être boostée pour atteindre les 60 % grâce à un energy manager. L’avenir est connecté.

Avis aux installateurs : Ferroknepper Buderus propose une formation et un support technique dédiés aux pompes à chaleur. Contact : info@buderus.lu, 55 40 40 1.

Consultez la page partenariat Infogreen pour découvrir toutes les actualités de Ferroknepper Buderus.

Marie-Astrid Heyde
Photos Fanny Krackenberger / Buderus

VMC double flux , air renouvelé, CO2, systèmes de ventilation, composés organiques volatils (COV), pollution, VMC Double Flux Thermodynamique, pompes à chaleur, ventiler, chauffer, rafraîchir, chauffage, ventilation, domotique, Geco, poumon de la maison

VMC, le poumon et le cœur d’une maison

VMC, le poumon et le cœur d’une maison

Pour une maison saine et où l’on se sent bien, le choix de l’installation technique est essentiel. Interview de Pierre André, dirigeant de la société Geco.

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GECO
Publié le mercredi 9 octobre 2019
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Comment voyez-vous la maison de demain ?

La maison est un lieu de vie familial, de convivialité et de confort. Cela passe avant tout par la qualité de l’air intérieur et par une température ambiante agréable. Le bâtiment doit donc être performant à tous points de vue : isolation, étanchéité, système de chauffage et de ventilation, mais également domotique.

Quelles sont les techniques qui permettent d’atteindre ce niveau de confort ?

Ce sont des équipements compacts, capables à la fois de ventiler, chauffer, rafraîchir et produire de l’eau chaude sanitaire. La ventilation mécanique contrôlée (VMC) double flux filtre l’air intérieur tout en récupérant le maximum de calories pour alimenter un système de chauffage et de rafraîchissement à très faible consommation. Pilotables à distance, ces équipements donnent aux utilisateurs, à tout moment et en instantané, des informations sur ces quatre fonctions et leur offrent la possibilité de faire évoluer leur installation en fonction de leurs priorités. Pour certains, ce sera la consommation électrique, pour d’autres la qualité de l’air, par exemple.

Cette VMC Double Flux Thermodynamique 4 en 1 PKOM4, équipée de 2 pompes à chaleur intégrées et certifiée à 88% par le Passivhaus Institut, est commercialisée au Luxembourg via des distributeurs luxembourgeois. Nous avons misé pour le marché luxembourgeois sur une gamme de VMC à haut rendement certifiée par le Passivhaus Institut.

Entre les bâtiments qui sont aujourd’hui quasiment étanches et les matériaux de construction et d’ameublement qui sont parfois toxiques, la qualité de l’air intérieur préoccupe de plus en plus le grand public. Existe-t-il des solutions pour la préserver ?

On parle d’un air intérieur qui est bien plus pollué que l’air extérieur et de 7 millions de morts par an liées à une mauvaise qualité de l’air (selon l’OMS). C’est pourquoi avoir une VMC double flux à très haut rendement a une importance capitale. Elle est le poumon de la maison, mais aussi son cœur. Si l’air n’est pas suffisamment renouvelé, on atteint un niveau de CO2 trop élevé qui peut générer chez les occupants un sentiment de mal-être qu’ils ne parviennent pas à quantifier. Certains systèmes de ventilation peuvent être équipés de sondes à composés organiques volatils (COV) qui mesurent le niveau de pollution. Pour le faire baisser, il est primordial de changer les filtres deux fois par an (variable en fonction de l’exposition) et de faire entretenir les gaines. Nous préconisons un contrôle tous les trois ans et un nettoyage tous les cinq ans.

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Mélanie Trélat

Pompe à chaleur, technologie, environnement, société de chauffage, Grethen, chauffage, climatisation, panneaux photovoltaïques, énergie, Stiebel Eltron, Daikin, rendement

Pompe à chaleur tout-en-un, la technologie de demain

Pompe à chaleur tout-en-un, la technologie de demain

Pour que notre maison soit aussi notre refuge, on doit s’y sentir parfaitement à l’aise, bien au chaud en hiver, bien au frais en été, sans se ruiner et sans détruire l’environnement.

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Grethen Sàrl
Publié le mercredi 9 octobre 2019
Architecture & construction
Architecture & construction

Quelles solutions nous permettent de réguler la température de notre intérieur et d’assurer notre confort tout en étant douces pour l’environnement ? Réponse avec Paul Crochet, gérant de la société de chauffage et de climatisation familiale Grethen, installée à Sandweiler.

Pour Paul Crochet, il n’y a aucun doute : « La technologie de chauffage de demain, c’est la pompe à chaleur, éventuellement avec ventilation intégrée, connectée à un système de chauffage au sol et combinée avec des panneaux photovoltaïques ».

C’est une technologie de plus en plus demandée et de mieux en mieux maîtrisée par les professionnels. Elle concerne une nouvelle maison sur deux environ aujourd’hui et continue de prendre de l’ampleur.

Et pour cause. Les avantages de cette combinaison gagnante par rapport aux solutions traditionnelles sont nombreux : « Ces systèmes permettent de gagner de la place et sont énergétiquement très au point. Ils offrent un rendement supérieur et, pour autant que l’électricité utilisée soit produite de manière écologique, ils n’émettent pas de carbone là où on les utilise. De plus, si la pompe à chaleur est reliée à des panneaux photovoltaïques, il est possible de produire une partie de l’énergie qu’on utilise, donc la note est très faible », explique le gérant, toujours au fait des dernières innovations en matière de technologies propres.

Grethen sélectionne ses partenaires avec soin, pour la qualité des produits qu’ils proposent. La société travaille, entre autres, avec la marque Stiebel Eltron : « ils sont leader sur le marché et ils proposent des systèmes compacts et très performants avec ventilation intégrée », souligne-t-il, ainsi qu’avec Daikin dont les machines sont aussi très fiables et offrent un rendement très élevé.

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Mélanie Trélat
Photo : Fanny Krackenberger

Aquabion, calcaire, calcaire dans les canalisations, ’industrie, sidérurgie, chaufferie, eau à traiter, démarche écologique et durable, traitement du calcaire, système Aquabion, construction durable

AQUABION® transforme le calcaire, du petit studio au site industriel

AQUABION® transforme le calcaire, du petit studio au site industriel

Créé il y a plus de 20 ans, AQUABION® est un produit breveté efficace contre les résidus de calcaire dans les canalisations. Il peut être intégré tant à de petites structures que sur des installations conséquentes.

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AQUABION
Publié le mercredi 9 octobre 2019
Architecture & construction
Architecture & construction

Déjà employé au Luxembourg au sein de résidences, de bâtiments dédiés à l’HORECA et de commerces ou surfaces de bureaux, AQUABION® est également très efficace pour des projets d’envergure plus importante. En témoignent les résultats relevés sur l’installation faite il y a plus de 7 ans dans des châteaux d’eau en France, à (re)lire sur infogreen.lu.

« Nous pouvons en effet également couvrir des projets de gros débits pour l’industrie et la sidérurgie, qui étaient d’ailleurs la première vocation de notre système lors de sa création. Nous le faisons déjà depuis de nombreuses années en Allemagne et le Luxembourg commence à s’y intéresser », explique Cyrille Gerhardt, directeur général d’AQUABION® au Luxembourg, en France et en Belgique. Des projets sont par ailleurs en cours au sein de maisons communales et crèches luxembourgeoises.

L’étape essentielle à une installation adéquate d’AQUABION® est la préconisation. « Nous tenons les bureaux d’études informés des cas de figure dans lesquels AQUABION® peut intervenir, des dispositifs à mettre en place, etc. Nous réalisons un audit, une fiche d’étude de la chaufferie, de telle sorte que les dimensions du ou des modèle(s) choisi(s) soient en adéquation avec le débit d’eau à traiter », poursuit M. Gerhardt.

Transformer le calcaire, sans le supprimer

AQUABION® est équipé d’un système autonettoyant avec des grilles de turbulence qui permettent de donner un mouvement à l’eau. Lorsque l’eau (froide ou chaude) traverse l’appareil, son passage est homogène. Grâce à cela, on évite un encrassement de part et d’autre. Contrairement aux idées préconçues, AQUABION® n’est pas un adoucisseur : il ne modifie pas la composition de l’eau, mais traite le calcaire afin que ce dernier ne soit plus incrustant mais poudreux.

Une fois en place, le système ne requiert aucune énergie, aucun entretien, aucune maintenance, donc aucun coût supplémentaire, contrairement à tous les autres systèmes existants qui nécessitent des consommables, des réglages réguliers ou une visite bisannuelle, par exemple. AQUABION® est donc tout à fait autonome pour un prix inférieur et une durée de vie plus longue… Un concept qui s’inscrit dans une démarche écologique et durable.


Sur cette photo : un élément de l’installation réalisée en 2017 au sein du Neobuild Innovation Living Lab (NILL) et qui comprend deux parties : une première dans la chaufferie et une seconde sur l’arrivée d’eau du bâtiment. À l’époque, une économie avérée de 76% avait été calculée par rapport aux procédés « conventionnels ».

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Photo : Fanny Krackenberger

IMS Luxembourg, Sustainability, urban farming, résilience, villes, toits plats, surfaces cultivables des entreprises, environnement de travail connecté à la nature, innovation organisationnelle, jardinage, ferme urbaine, fermes en pleine ville, économies d’énergie, résilience alimentaire, circuits courts

Corporate gardens : quand la nature s’invite en entreprise

Corporate gardens : quand la nature s’invite en entreprise

Des solutions poussent en ville, littéralement. Elles sont une partie de la réponse à des défis multiples : urbanisation galopante avec 70% de citadins à horizon 2050, enjeux environnementaux toujours plus pressants, recul structurel de l’emploi mais aussi résilience alimentaire. Elles prennent la forme de jardins et potagers urbains, conjuguent circuits courts, implication citoyenne, ou technologie de dernier cri…

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IMS Luxembourg - Inspiring More Sustainability
Publié le mercredi 9 octobre 2019
Architecture & construction
Architecture & construction

Fin 2019, IMS Luxembourg publiera un guide pratique détaillant comment les entreprises peuvent jouer leur partition dans cette nouvelle vague verte : bien-être des collaborateurs, économies d’énergie ou même source de revenus additionnels, les bénéfices du corporate gardening sont multiples.

Des fermes en pleine ville, des fruits et des légumes qui poussent sur les toits des entreprises... Voilà des projets qui se mettent réellement en place et qui dépassent le stade de l’idée utopique.

Timberland a son Victory Garden, Google, Facebook, SEB, EDF ont créé leurs espaces potagers. Aux quatre coins du monde, l’idée fleurit. Le Luxembourg commence aussi à s’y mettre avec des installations à Bettembourg dans la société IFSB, à Bertrange chez AG2R La Mondiale ou encore chez Pall Center à Oberpallen.

À l’heure où le stress chronique devient une préoccupation majeure des entreprises, elles se mettent au jardinage, et ce, pour le grand bonheur de leurs salariés. L’entreprise nippone Pasona, pionnière en la matière, fait figure de modèle avec sa véritable ferme urbaine en plein cœur de Tokyo ! Et ce sont les salariés qui prennent part à la récolte et profitent des fruits de leur travail une fois à table.

Un tel cadre s’avère propice à la productivité et favorise la concentration et la créativité. Selon The Economics of Biophilla, un environnement de travail connecté à la nature améliore la performance du salarié et réduit jusqu’à 10% l’absentéisme. De plus, il crée du lien entre collègues quelle que soit la position hiérarchique et invite au collaboratif. Une innovation organisationnelle donc. Ne vous étonnez alors pas de voir figurer le jardinage à l’agenda des responsables de ressources humaines tant le bien-être est devenu une question centrale en entreprise !

Vers un nouveau modèle économique ?

Le phénomène prend de l’ampleur et devient une opportunité à saisir pour les entreprises. L’idée ? Massifier la démarche, entrer dans une logique économique de production à même de renforcer la résilience des villes. Dès lors, c’est un nouveau regard qui est porté sur les bâtiments. Les toits plats et autres surfaces cultivables des entreprises, jusqu’alors largement ignorés, deviennent un capital potentiellement intéressant.

Ce modèle a de l’avenir. Au Grand-Duché, les toits des entreprises pourraient couvrir jusqu’à 20% des besoins en fruits et légumes feuilles du pays d’ici 10 à 15 ans ! Aujourd’hui, le Luxembourg fait le pari de cette manne inexploitée et vient de lancer une étude afin de définir une stratégie nationale d’urban farming Cette approche systématisée, si elle se traduit concrètement, pourrait bien positionner le pays comme pionnier en la matière. Une ambition dont on va suivre la croissance de près.

(Extrait du Sustainability Mag #6 édité par IMS Luxembourg)

Article de notre partenaire IMS Luxembourg
Photo Daniel Funes Fuentes / Licence CC

construction durable, batisseurs du futur, La Fondation pour l’Accès au Logement (FAL), agence de promotion immobilière sociale : Abitatio, Agence Immobilière Sociale (AIS), précarité, accompagnement psychosocial, retrouver l’équilibre financier, autonomie, logements sociaux

Un nouveau promoteur social au Luxembourg !

Un nouveau promoteur social au Luxembourg !

La Fondation pour l’Accès au Logement (FAL) ouvre sa propre agence de promotion immobilière sociale : Abitatio.

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Agence immobilière sociale (AIS)
Publié le mercredi 9 octobre 2019
Architecture & construction
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Si la Fondation pour l’Accès au Logement (FAL) a choisi de se lancer dans la promotion immobilière, c’est pour répondre à une nécessité : celle de prolonger dans la durée le soutien qu’elle apporte aux personnes en situation de précarité par le biais de l’Agence Immobilière Sociale (AIS).

Depuis 10 ans, la mission de l’AIS est de fournir un toit et un accompagnement psychosocial aux plus démunis, le temps pour eux de retrouver l’équilibre financier et l’autonomie. Elle se porte garante auprès de propriétaires privés afin de permettre à ses bénéficiaires de disposer d’un logement en location et ce, pendant 3 ans. Mais, vu l’envolée des prix de l’immobilier ces dernières années, cette solution s’avère aujourd’hui insuffisante.

C’est pourquoi la FAL a décidé de devenir elle-même propriétaire et a créé une nouvelle entité à cette fin : Abitatio. Elle peut ainsi offrir aux personnes en difficulté des baux à des prix abordables et à durée indéterminée.

Le premier projet sera livré au printemps 2020. Il est situé à Niederkorn et compte 7 appartements. 6 autres logements seront également construits sur un terrain communal à Hosingen, à partir de fin 2019. Des discussions sont en cours pour la reprise d’une ancienne école à Bech qui pourrait accueillir 12 logements. Et, enfin, des projets sont à l’étude à Wilwerdange, Harlange et Heinerscheid, ce qui devrait, à moyen terme et dans un premier temps, porter le parc immobilier d’Abitatio à 45 logements dont les loyers n’excéderont pas 10 euros/m2 et plus de 1/3 des revenus du ménage.

Abitatio fonctionne en étroite collaboration avec les communes : elle apporte à celles qui ont la volonté d’utiliser leurs terrains ou bâtiments pour construire des logements sociaux, les compétences nécessaires pour développer et gérer ce type de projet.

Mélanie Trélat
Légende photos : le projet de Niederkorn / Gilles Hempel, directeur de l’AIS (photo : Fanny Krackenberger)