Bâtisseurs du futur

Bâtisseurs du futur

« Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants. » - Antoine de Saint-Exupéry

Cette terre, sur laquelle nous nous développons, mérite d’être traitée avec respect. Les erreurs que l’on commet aujourd’hui, nous les transmettons aux générations suivantes. Nous subissons d’ailleurs déjà les conséquences des décisions prises par nos ancêtres et qui nous ont menés à produire bien plus que nous ne le devrions, bien au-delà de ce que la Terre est en mesure de tolérer.

On l’entend assez, pour épargner l’environnement, il faut réduire notre consommation d’énergie et les émissions CO2 résultant d’à peu près chacun de nos actes. Cela vaut tout particulièrement pour le secteur du bâtiment qui, rappelons-le, est responsable de 40 % de la consommation d’énergie finale.

Plus choquant encore, selon le Parlement européen, « trois bâtiments sur quatre sont inefficaces sur le plan énergétique ».

Il faut dire que des bâtiments, il y en a de toutes sortes et surtout de tous âges. On ne peut attendre les mêmes performances d’édifices bâtis il y a plusieurs décennies, voire plusieurs siècles - le Palais grand-ducal a été construit au 16e siècle, l’Hôtel des Postes et le siège de la BCEE au tout début du 20e siècle – que des constructions en cours, qu’on ne compte plus au Luxembourg.

Pour le nouveau, on devrait pouvoir compter à présent sur des matériaux et techniques efficaces, reposant sur des siècles de recherche et développement. Mais bien sûr, les objectifs économiques ont souvent pris le dessus sur les retombées en matière (de santé et) d’environnement. Parce que finalement, les meilleures ressources, elles étaient là bien avant nous ! Le soleil, le bois, l’argile… mais également la paille, la laine et des micro-organismes ambiants sont quelques-uns des secrets millénaires de la nature auxquels les architectes et ingénieurs s’intéressent à nouveau depuis… quelques années. Ici déjà, les certifications et primes boostent ces démarches (BREEAM, PRIMe House, Lenoz, etc.).

Pour l’ancien, il faut parfois faire preuve d’ingéniosité pour parvenir à améliorer les performances énergétiques d’un bâtiment classé, avec toutes les restrictions que cela entraîne. Au niveau du logement par contre, les possibilités sont légion, tout comme les aides financières et les opportunités d’accompagnement. Step by step, la maison héritée de grand-mère peut devenir le prototype d’une maison énergétiquement gérée par intelligence artificielle, en autoproduction et surtout au bilan carbone négatif.

Pour en savoir plus, la rédaction d’Infogreen a fait appel à ses partenaires engagés dans des modes de constructions plus durables. Matériaux naturels, travail d’équipe, sources d’énergie renouvelables, bien-être et confort des occupants sont quelques-unes des briques à impliquer dans cet important chantier.

Marie-Astrid Heyde
Découvrez notre dossier du mois « Bâtisseurs du futur »

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Publié le lundi 14 octobre 2019
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