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Un besoin de 130.000 nouveaux logements d’ici 2030
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Un besoin de 130.000 nouveaux logements d’ici 2030

Architecture & construction

Publié le
mercredi 15 mai 2013 à 08:45

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Après avoir abordé les défis du Luxembourg en matière d’environnement et d’économie verte, les débats du deuxième atelier "2030.lu - Ambition pour le futur" qui a eu lieu le 11 mai, se sont centrés sur l’épineuse question du logement .

Former des citoyens experts avec un sens aigu pour leur environnement

Patrick Bousch, directeur administratif chez CEPS/Instead, a ouvert son intervention par un diagnostic du marché du logement, dans lequel le chercheur s’est surtout intéressé à l’évolution des prix. La tendance peu réjouissante des prix de logement serait attribuable à plusieurs facteurs, à savoir un solde migratoire et naturel positif, une transformation sociologique des structures des ménages et une augmentation de la surface moyenne habitée. En se basant sur les statistiques du CEPS/Instead, le chercheur a estimé que le Luxembourg aurait besoin de 130.000 logements d’ici 2030, ce qui représente en moyenne 7.500 nouveaux logements par an. Avec l’évolution actuelle du marché immobilier (2.500 à 3.000 logements sont mis sur le marché tous les ans en moyenne, avec toutefois une tendance haussière sur les dernières années), le Luxembourg serait « loin du compte ».

Pourtant des solutions existeraient : Patrick Bousch a ainsi plaidé pour une plus grande densification des zones urbaines et pour une promotion renforcée des logements sociaux, sachant que le Luxembourg n’en dispose que de 3.000 (un des taux les plus faibles en UE). Pour combattre cette pénurie, l’intervention des pouvoirs publics dans le marché de logements abordables ne suffirait pas et il faudrait par conséquent élargir le champ d’intervention des promoteurs privés. Une autre solution serait de mettre en place des opérateurs fonciers publics opérant à l’échelle régionale pour rendre la mobilisation des terrains constructibles plus facile et abordable. Pour cela, il faudrait fixer des zones de constructions prioritaires pour les logements sociaux, qui seraient déclarées en partie d’utilité publique (par le biais de plans d’aménagement généraux communaux).

Patrick Bousch a finalement déclaré être en faveur d’une taxation des logements vides et de mesures pour soutenir, voire forcer, davantage l’aménagement des terrains vacants (Baulücken).

Promouvoir des quartiers d’un type nouveau

De son côté, François Thiry, associé de Polaris Architects, a abordé les thèmes du logement et des modes de vie. D’emblée, l’architecte a estimé que l’attention qu’on accordait actuellement à la seule efficience énergétique des bâtiments ne suffisait pas, mais qu’il fallait analyser et agir davantage sur le comportement des habitants. L’objectif devrait être de former des citoyens experts avec un sens aigu pour leur environnement. En citant un projet d’éco-quartier à Hollerich en exemple, François Thiry a énuméré une dizaine de comportements qui pourraient refléter les modes de vie de demain. Des modes de vie qui ne consommeraient pas d’énergie fossile, qui utiliseraient des matériaux sains et durables, qui entretiendraient un contact direct avec la nature, qui préserveraient le jardinage dans les zones urbaines et qui assureraient un réseau de transport public efficient et attrayant. Ces quartiers d’un type nouveau seraient animés par des équipes formées qui seraient à l’écoute des habitants et seraient habilitées à proposer des solutions aux problèmes qui pourraient éventuellement surgir dans le quartier. Il serait tout aussi important que ces quartiers intègrent des entreprises et emplois afin d’éviter qu’ils ne se transforment en cités dortoirs. 

Après les interventions des orateurs, deux vidéos best practice ont été projetées. La première a porté sur le quartier Vauban à Freiburg (Allemagne) et a illustré comment les urbanistes ont réussi à instaurer un mode de vie plus sain et écologique. La deuxième vidéo a retracé l’histoire de l’exploitation des énergies fossiles et a proposé de s’affranchir de la dépendance coûteuse à ces énergies en promouvant des modes de vie plus résilients.

Photo : Marc Wagener, coordinateur général de l’Initiative 2030.lu, entouré des orateurs et de l’animateur du workshop : Pascale Juncker, Michel Wirth, François Thiry, Gabriel Boisante, Patrick Bousch, Christian Schulz et Simone Beck.

Texte et photo commununiqués par 2030.lu

Publié le
mercredi 15 mai 2013


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