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Ukraine : l’est du pays continue de subir des violations graves des droits humains
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Ukraine : l’est du pays continue de subir des violations graves des droits humains

Politique & Gouvernance

Publié le
mercredi 3 juin 2015 à 04:00

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Ce rapport de la Mission de l’ONU chargée de surveiller les droits de l’homme en Ukraine couvre la période allant du 16 février au 15 mai 2015.

De graves violations des droits humains, l’intimidation et le harcèlement de la population locale par les groupes armés ont continué d’être signalés

1 juin 2015 – De graves violations des droits de l’homme persistent dans l’est de l’Ukraine en dépit d’un calme relatif et affectent profondément les 5 millions de personnes vivant dans les zones touchées par le conflit, a déclaré le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) dans un rapport publié lundi.

Ce rapport de la Mission de l’ONU chargée de surveiller les droits de l’homme en Ukraine couvre la période allant du 16 février au 15 mai 2015.

Selon ce document, il y a eu une diminution notable des bombardements aveugles après l’adoption le 12 février de mesures pour la mise en œuvre des accords de Minsk. Toutefois, le pilonnage n’a pas cessé, ni les affrontements entre l’armée ukrainienne et les groupes armés, ce qui signifie que les civils continuent de vivre dans la peur. Les victimes civiles de mines terrestres et de munitions non explosées sont encore considérables.

« Alors que certaines régions de la zone de conflit sont restées calmes, comme la ville de Louhansk, d’autres ont connu une escalade des hostilités depuis le 11 avril. Les environs de l’aéroport de Donetsk et le village de Shyrokyne dans la région de Donetsk sont restés les principaux points chauds où les armes lourdes ont été utilisées de manière intensive. Des informations faisant état de la livraison d’armes lourdes sophistiquées par la Fédération de Russie ont continué », note le rapport.

Entre la mi-avril 2014 et le 30 mai 2015, au moins 6.417 personnes ont été tuées et 15.962 blessées dans l’est de l’Ukraine. Selon le rapport, il s’agit d’une estimation prudente et les chiffres réels pourraient être considérablement plus élevés.

« De graves violations des droits humains, l’intimidation et le harcèlement de la population locale par les groupes armés ont continué d’être signalés. La [mission de surveillance] a reçu de nouvelles allégations de meurtres, de tortures et de mauvais traitements, ainsi que des cas de privation illégale de liberté, de travail forcé, de pillages, de demandes de rançon et d’extorsion de fonds dans les territoires contrôlés par les groupes armés », ajoute le rapport.

« Même avec la baisse des hostilités, les civils continuent d’être tués et blessés », a souligné le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein. « Nous avons enregistré des informations alarmantes concernant des exécutions sommaires par des groupes armés et nous examinons des allégations similaires à l’encontre des forces armées ukrainiennes. Nous avons également reçu des témoignages horribles de torture et de mauvais traitements en détention, à la fois par des groupes armés et des forces de l’ordre ukrainiennes ».

L’impact du conflit sur les droits économiques et sociaux des civils continue d’être élevé, affirme le rapport, ajoutant que l’interruption de l’accès aux services de base menace la santé d’une grande partie de la population. La situation économique difficile a aussi conduit à une augmentation inquiétante du risque de trafic d’êtres humains.

La situation dans la République autonome de Crimée reste préoccupante, caractérisée par des violations des droits humains commises par les autorités de facto qui appliquent les lois de la Fédération de Russie. Le rapport note que des arrestations, des mauvais traitements, l’usage de la torture et des intimidations continuent d’être perpétrés contre les opposants politiques, principalement au sein de la communauté tatare de Crimée.

Le Haut-Commissaire Zeid a demandé instamment à toutes les parties impliquées dans les hostilités à chercher un terrain d’entente, à appliquer les mesures adoptées le 12 février, et à veiller à ce que toutes les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire fassent l’objet d’enquêtes, quels que soient les auteurs.

Photo Un hôpital à Sloviansk, en Ukraine, détruit par les bombardements. Photo : UNICEF Ukraine / Pavel Zmey

Source : ONU

Publié le
mercredi 3 juin 2015


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