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Mariage forcé et contraception : les droits des femmes au Burkina Faso
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Mariage forcé et contraception : les droits des femmes au Burkina Faso

Qualité de vie

Publié le
lundi 20 juillet 2015 à 04:00

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Nous lançons au Burkina Faso une grande campagne contre les mariages forcés et précoces et pour un meilleur accès, pour les jeunes filles et les femmes, à la contraception... 

Nos demandes s’adressent au gouvernement de transition mais aussi et surtout aux candidats aux élections législatives et présidentielles, prévues le 11 octobre 2015.  

Nous lançons au Burkina Faso une grande campagne contre les mariages forcés et précoces et pour un meilleur accès, pour les jeunes filles et les femmes, à la contraception et aux services à l’information touchant à la santé sexuelle et reproductive.

LA TERRIBLE CONDITION DES FEMMES ET DES JEUNES FILLES

Aujourd’hui, une jeune fille qui grandit au Burkina Faso est en butte à de nombreux obstacles qui l’empêchent d’espérer et de réaliser ses rêves. Elle peut être mariée de force par sa famille et, même si elle peut obtenir un moyen de contraception, son partenaire peut refuser de l’utiliser ou ne pas l’autoriser à y avoir recours.

Sous la bannière de la campagne Mon corps : mes droits , nous rappelons avec force que les jeunes filles et les femmes doivent avoir la possibilité de prendre seules les décisions qui concernent leurs corps et leurs droits.

Le droit burkinabè, notamment la Constitution, protège l’égalité des genres mais, dans la pratique, les mutilations génitales féminines, les mariages forcés et précoces ainsi que la violence domestique sont monnaie courante. Des femmes et des filles ont raconté que, bien souvent, les décisions relatives aux grossesses et aux mariages sont prises par les hommes de la famille. De fait, au Burkina Faso, seules 17 % des femmes ont recours à la contraception et plus de 2 000 succombent à des complications liées à l’accouchement chaque année.

L’ACCÈS DIFFICILE À LA SANTÉ ET À LA CONTRACEPTION 

Il n’est pas rare que les hommes empêchent leur épouse d’utiliser un moyen de contraception, sous la menace de la violence. Thérèse (23 ans), marchande de fruits et mère de trois enfants, a raconté à Amnesty International : https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=34IzvBJ70cM

Le coût élevé des moyens de contraception et l’absence de programme d’éducation sexuelle complet sont d’autres obstacles encore auxquels se heurtent les femmes.

UN NOMBRE INQUIÉTANT DE MARIAGES PRÉCOCES ET FORCÉS 

 

Le prochain gouvernement du Burkina Faso devra réviser la législation nationale pour résorber le nombre inquiétant de mariages précoces et veiller à l’application des lois interdisant ces mariages, en punissant notamment les familles qui marient leurs filles sans leur consentement, a déclaré Amnesty International. 

Avec 52 % des filles mariées avant 18 ans et près de la moitié d’entre elles déjà mères à cet âge, le Burkina Faso arrive en sixième position du classement des pays d’Afrique où le taux de mariages précoces est élevé. 

L’AVENIR DU BURKINA FASO

Nos demandes s’adressent au gouvernement de transition mais aussi et surtout aux candidats aux élections législatives et présidentielles, prévues le 11 octobre 2015.

Les autorités burkinabè ne font guère de cas des droits des filles et des femmes depuis trop longtemps. Réparer ce préjudice et lever les obstacles que rencontrent les filles et les femmes doivent ainsi figurer au nombre des principaux objectifs de la campagne électorale de tous les candidats. 

Photo texte : Réunion pour parler des droits sexuels et reproductifs au Burkina Faso © Amnesty International

Photo slider : Réunion pour parler des droits sexuels et reproductifs au Burkina Faso © Amnesty International

Publié le
lundi 20 juillet 2015


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