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Il est possible de nourrir l’humanité de façon durable, selon l’ONU
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Il est possible de nourrir l’humanité de façon durable, selon l’ONU

Green Planet

Publié le
mardi 10 janvier 2017 à 04:00

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Le monde doit prendre conscience de la gravité de ce nouveau problème de sécurité alimentaire et nutritionnelle et investir dans la science, la technologie et l’innovation, en adoptant dès à présent des politiques adaptées afin de répondre aux besoins futurs de la planète en matière d’alimentation et de nutrition, selon une nouvelle note d’orientation publiée le 28 décembre par le Conseil consultatif scientifique du Secrétaire général de l’ONU.

La note d’orientation met l’accent sur sept messages et recommandations clés pour comprendre et traiter les questions liées à la sécurité alimentaire et à la santé en vue de la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030, en particulier l’Objectif de développement durable 2 visant à « Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable ».

Nourrir l’humanité de façon durable est devenu une priorité mondiale majeure pour nos sociétés. À court terme, les préoccupations en matière de sécurité alimentaire dans le monde concernent la faim et la pauvreté parmi les plus démunis, de manière encore plus intense et urgente dans les pays en développement, où quelque 800 millions de personnes sont en proie à la faim et où les enfants risquent de subir des retards de croissance. Le Conseil consultatif a étudié la question de la sécurité alimentaire dans un contexte élargi en prenant notamment en compte l’utilisation et la conservation des ressources naturelles, les modes de production alimentaire et d’exploitation des ressources plus efficaces, les effets du changement climatique, ainsi que la réduction des pertes et du gaspillage alimentaires à l’échelle mondiale. Les changements nécessaires en matière de régime alimentaire, notamment le passage d’une alimentation hautement calorique à une alimentation plus riche en protéines, font partie des sujets abordés dans la note d’orientation.

Cette note d’orientation a été élaborée sous la direction de Gebisa Ejeta, membre du Conseil consultatif scientifique. Selon le Conseil consultatif, les capacités humaines et institutionnelles ont grandement besoin d’être renforcées dans de nombreux pays défavorisés afin que ces derniers puissent devenir des acteurs majeurs de la recherche de solutions, dans le cadre d’un nouveau système alimentaire mondial capable de faire face aux besoins croissants de la planète en matière d’alimentation et de nutrition.

Le Conseil consultatif plaide également pour la mise en place de solides partenariats publics et privés, éléments essentiels à l’émergence de « systèmes alimentaires » commerciaux prospères et durables pour favoriser la croissance économique, assurer des emplois rémunérateurs, et répondre aux besoins alimentaires et nutritionnels de la société pour une meilleure santé.

La note d’orientation met en exergue la nécessité de lier la sécurité alimentaire mondiale à des politiques nationales et internationales plus énergiques à l’appui de systèmes de production tenant compte des questions climatiques, avec des entreprises rentables et des systèmes alimentaires également fondés sur une gestion avisée des ressources de la planète Terre.

« En investissant dans la science, nous créons la possibilité de ralentir et d’inverser les phénomènes et tendances néfastes grâce aux décisions que nous prenons dès aujourd’hui », conclut le Conseil scientifique.

« L’histoire a montré que les investissements réalisés dans les sciences agricoles au XXe siècle avaient permis d’éviter des catastrophes et avaient largement porté leurs fruits. Dans le cadre des objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030, il n’est pas impensable que cette seule planète puisse produire suffisamment pour nourrir 9 milliards de personnes de façon durable et respectueuse de l’environnement, grâce à la créativité des sciences et de l’innovation, ainsi qu’à la sagesse locale et à des politiques efficaces », explique Gebisa Ejeta.

Créé en 2014 eu égard au rôle essentiel de la science dans la réalisation des objectifs de développement durable, le Conseil consultatif scientifique est une expérience unique en son genre qui permet de fournir des avis scientifiques interdisciplinaires au Secrétaire général de l’ONU. L’UNESCO assure le Secrétariat du Conseil consultatif.

Note d’orientation : Sécurité alimentaire et santé (pdf, en anglais)

Source : UNESCO

Publié le
mardi 10 janvier 2017


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